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21 août 2012

INFANRIX-HEXA, ALERTEZ LES BÉBÉS


Le Journal Officiel du 26 mars 2008 nous avait fait part que désormais, le vaccin INFANRIX HEXA (vaccin diphtérique, tétanique, coquelucheux, poliomyélite, Haemophilus Influenzae b et Hépatite B) allait être remboursé à 65% (prix public 40,76 Euros). Ce vaccin, fabriqué et commercialisé par les laboratoires Glaxo Smith Kline (GSK) depuis début 2004 est un vaccin dit hexavalent. C'est-à-dire qu’il contient les cinq valences vaccinales de l’INFANRIX QUINTA 
auxquelles on a adjoint la valence 
du vaccin contre l’Hépatite B.




Cette vaccination peut être officiellement utilisée chez le jeune nourrisson, jusqu’à l’âge de 36 mois, afin de l’immuniser contre l’hépatite B et cinq autres maladies d’un coup en la répétant, selon les recommandations du calendrier officiel des vaccinations[1], à trois reprises (2 mois, 4 mois et rappel entre 16 à 18 mois).


Cette nouvelle disposition du Ministère de la Santé était dans la suite logique de sa campagne de vaccination généralisée contre l’hépatite B chez l’enfant, campagne qu’il avait instaurée, sous l’égide de l’OMS, depuis les années 1994-1995, alors qu’il n’existait et qu’il n’existe toujours pas, dans notre pays, la moindre menace épidémique concernant cette infection, et particulièrement dans l’enfance. La mise à disposition gratuite et la banalisation de ce vaccin hexavalent qui en découle est un pas de plus dans l’effort insistant de nos autorités sanitaires de vouloir à tout prix « protéger » toute une frange de la population qui n’est absolument pas concernée par cette infection qui se propage par voie sexuelle et sanguine.

Rappelons que deux vaccins hexavalents contenant la valence anti-hépatite B étaient commercialisés en Europe depuis l’année 2000, l’INFANRIX HEXA (Laboratoires GSK) et son concurrent français l’HEXAVAX (Aventis Pasteur-MSD). Rappelons aussi qu’une alerte sérieuse avait été lancée à propos de l’innocuité de ces vaccins par l’Agence Européenne du médicament (EMEA) en avril 2003. On apprenait alors que cinq observations de morts subites avaient été recensées dans les 48 heures qui avaient suivi une injection de rappel vaccinal hexavalent., sur une période de deux ans et demi en Allemagne et en Autriche, et ceci chez des enfants de plus d’un an (âge auquel la mort subite du nourrisson est exceptionnelle). L’agence française de pharmacovigilance (ex-AFSSAPS), dans un communiqué ultérieur[2], se voulait rassurante en réaffirmant que « la balance bénéfice-risque de ces vaccins combinés, utilisés pour protéger contre six maladies infectieuses graves, demeurait favorable » et qu’aucun cas de mort subite ne lui avait été rapporté en France. Il était alors cependant troublant de lire, dans ce même communiqué, que le nombre de cas observés de morts subites en Allemagne, même s’il était peu élevé (quatre), était supérieur au nombre de cas attendus dans cette tranche d’âge et durant cette même période. Une publication a d'ailleurs confirmé sur le plan statistique cette anomalie pour le seul vaccin Hexavac injecté dans la deuxième année de vie [3]. Un reportage diffusé à l’automne 2007, sur la chaîne de télévision « ARTE », s’était d’ailleurs fait l’écho de ce sérieux problème[4].


Conséquence ou coïncidence, nous avons appris deux ans plus tard[5], que le vaccin HEXAVAC était retiré du marché. La raison officielle en était une variabilité des procédés de production du composant hépatite B qui pouvait à long terme diminuer l’efficacité des autres valences vaccinales qui y étaient associées.


Son concurrent, l’INFANRIX HEXA, se voit donc depuis, ouvertes les portes d’un marché vaccinal européen énorme. Sa prise en charge par l’Assurance maladie dans notre pays va venir bien sûr y booster ses ventes. En dehors de cet aspect commercial, des effets pervers sont cependant à redouter. Je passerai sur le coût occasionné à notre système d’Assurance maladie qui avait déjà largement souffert lors du lancement de cette campagne vaccinale universelle et au cours de laquelle trente millions de français avaient été abusivement vaccinés sous l’influence d’un marketing pro-vaccinal basé sur la peur et la désinformation. Je passerai sur le coût des examens, des hospitalisations et des indemnisations accordées aux centaines de victimes d’effets indésirables post-vaccinaux et qui risque de s’amplifier.

Le risque principal est ailleurs. L'inclusion du vaccin  contre l'hépatite B dans un «kit polyvaccinal» fera passer la pilule en douceur, si l’on peut s’exprimer ainsi. Le médecin prescripteur n'aura même plus besoin de prononcer le mot qui fâche ou fait sursauter (hépatite B), il prescrira INFANRIX HEXA sur l’ordonnance et le tour sera joué. Le Ministère de la Santé espère bien sûr par cette technique astucieuse, sournoise diraient certains, augmenter la couverture vaccinale contre l'hépatite B dans notre pays, couverture qui plafonnait depuis le début de la campagne vaccinale chez le nourrisson aux alentours de 30 % malgré tous les messages officiels de réassurance sur l'innocuité totale de ce vaccin. Il va proposer une vaccination gratuite à une clientèle que l'on peut qualifier de captive, chez qui l’on pratique à plusieurs reprises des injections de vaccins en série, sans ne plus trop savoir de quel vaccin il s’agit tant ils se multiplient d’année en année. 


C'est à dire qu'en pratique, des nourrissons vont être vaccinés contre l'hépatite B sans que la plupart de leurs parents le sachent vraiment ou n'aient à dire ce qu'ils en pensent. Quelques mois ou années plus tard, certains d’entre eux découvrirons avec étonnement ou stupeur que leur enfant a été vacciné contre l'hépatite B sans qu'ils ne l'aient su ou qu'on les ait même informés. Autre cas de figure, des enfants risquent de recevoir deux fois le vaccin contre l'hépatite B, une fois avec cet INFANRIX HEXA (qui ne dit pas son nom) et une autre fois, de façon séparée et isolée, si jamais les parents vont voir un autre médecin qui ne prête pas  attention et ne regarde que la case restée vide du vaccin hépatite B dans le carnet de santé.


Le code de déontologie du Conseil de l’Ordre des Médecins (CNOM) est en principe là pour veiller au grain[6]. Je ne suis malheureusement pas persuadé que tous les praticiens respecteront ce droit du patient à l'information (ou de ses représentants pour un mineur) et s'autoriseront à penser, à la place des parents, que leurs convictions vaccinales en matière d’Hépatite B sont le meilleur choix pour tous les enfants qu'on leur confie. La rapidité excessive des consultations médicales découlant du paiement à l’acte, ne permettra pas de respecter souvent toute l’information nécessaire. La lassitude, la routine et la banalisation du geste vaccinal feront le reste. Les responsables du CNOM eux-mêmes assurent une complicité passive et bienveillante à ce manquement à la déontologie. Pour preuve en est un courrier adressé à ce sujet en recommandé au Président du Conseil national en date du 16 août 2008 pour lequel je n’ai eu l’honneur de ne recevoir que l’accusé de réception de la Poste.

Les autorités sanitaires se réjouissaient récemment de l’augmentation de ce qui est dénommée «couverture vaccinale» contre l’hépatite B chez les nourrissons français. Les données issues des certificats de santé du 24ème mois ont effectivement mis en évidence une majoration du pourcentage de jeunes enfants vaccinés. Ceux-ci étaient 34,5% à avoir reçu leurs trois doses en 2004 et étaient  passés à 42% en 2007. Ce résultat jugé comme encourageant par les auteurs du rapport[7] est mis sur le compte d’un "regain de confiance des familles et des médecins vis-à-vis du vaccin". Il est surtout aussi dû au phénomène de la commercialisation du vaccin hexavalent depuis le début des années 2000 qui évite trois injections supplémentaires et mélange la valence vaccinale de l’hépatite B à une association de vaccins obligatoires (Diphtérie-tétanos-polio). La banalisation du vaccin hexavalent a également été facilitée par la suppression parallèle en juin 2008 par les autorités sanitaires du seul vaccin obligatoire commercialisé pour cet âge, le vaccin DTPolio. Le prétexte officiel était qu’il serait devenu brusquement responsable de fréquentes réactions allergiques, alors que celui-ci avait été utilisé depuis des dizaines d’années sans soucis de ce type (AMM délivrée en 1966). Ce tour de passe-passe a déjà été dénoncé et bien expliqué ailleurs[8].

Il faut enfin souligner que le calendrier vaccinal français actuel recommande de réaliser en plus et le même jour, en un site différent, le vaccin "Prévenar 13" qui associe désormais treize valences différentes de Pneumocoques. C'est donc maintenant quasiment 6 + 13 = 19 valences vaccinales que l'on nous incite à injecter le même jour chez un nourrisson de 2 mois, au système immunitaire en pleine évolution. Est-ce totalement anodin et aussi urgent que cela ? 

Aucune essai clinique de tolérance n'a été menée par les producteurs de vaccins ou les instances de santé pour s’assurer de l'absence d'effet indésirable de cette association à moyen ou long terme. On est cependant certain que les effets immédiats sont plus fréquents et notables lors de la co-administration des deux vaccins.
Les résumés des caractéristiques des produits (RCP) des vaccins Prévenar et Infanrix-Hexa mentionnent explicitement un sur-risque de fortes fièvres (>39.5°C chez 2,6% des enfants vaccinés simultanément contre 1,5% des enfants ne recevant qu’un seul vaccin), de convulsions fébriles et d’épisodes d’hypotonie-hyporéactivité en cas d'association des deux vaccins. 

Une étude rétrospective menées sur les données de vaccinovigilance rapportées volontairement auprès du VAERS  (Vaccine Adverse Events Reporting System) étatsunien est simplement disponible [9]. A partir des données recueillies sur un laps de 20 années (1990-2010), les auteurs ont comparé de façon informatique des données retrouvées selon le nombre (entre 2 et 8) de vaccins différents réalisés (En 1990, les enfants américains recevaient en tout, dans leur première année de vie, 15 doses de vaccins, en 2007 ce nombre est passé à 26). Que retrouve-t-on ?


- Il existe une augmentation de la fréquence des hospitalisations qui passe de 11% à 23% selon que les enfants aient reçu au préalable 2 ou 8 vaccins. 
- Le taux de mortalité rapportée passe de 3,6% lorsque que l'on pratique entre 1 et 4 vaccins, à 5,4% lorsque cette association est entre 5 et 8 doses vaccinales. Cette augmentation significative de la mortalité est plus nette, 6,1%, pour les jeunes enfants (moins de 6 mois) contre 2,1% au-delà (6 à 10 mois). On peut bien évidemment rester très perplexe voire très inquiet sur les bienfaits à long terme de telles sollicitations immunitaires ultra-précoces et répétitives.
- Les mêmes auteurs montrent, dans une autre publication [10], que dans 34 nations différentes, plus le nombre de vaccins réalisés est important, plus le taux de mortalité infantile augmente. 



Chacun connaît déjà les effets indésirables, sclérose en plaques (SEP), maladies auto-immunes, myofasciite à macrophages…qui ont été décrits dans les suites du vaccin contre l’hépatite B chez l’adulte. L’association REVAHB (Réseau des victimes du vaccin de l’Hépatite B) a grandement contribué à en recenser la liste. Cette association a pu jouer un rôle éminent de vaccinovigilance en France, en obligeant les organismes officiels de l’AFSSAPS à en reconnaître la réalité et à multiplier les études épidémiologiques. Ces effets indésirables, encore niés par la majorité du corps médical, n’ont pu être prouvés scientifiquement de façon formelle du fait de leur caractère finalement rare. Ceci nécessiterait des études statistiques sur de plus larges franges de population. Une seule étude, réalisée sur un échantillon de population britannique, s’est révélée nettement démonstrative[11], en retrouvant un risque multiplié par 3,1 de voir apparaître une SEP dans les trois années qui suivent une vaccination contre l’hépatite B, par rapport à une population témoin non vaccinée.   


Nos autorités sanitaires ont donc pris des précautions avant de relancer cette vaccination des nourrissons et des enfants. Une étude sur la population pédiatrique française atteinte de SEP a été publiée récemment[12] et laisserait à penser que les SEP pédiatriques ne seraient pas plus fréquentes dans la population vaccinée contre l’hépatite B. Les critiques méthodologiques de ce papier sont indéniables[13]. Cette étude permettra cependant à nos responsables sanitaires de se dédouaner en cas de problèmes post-vaccinal et de nier toute possibilité d’effet indésirable, publication scientifique à l’appui. Même si les problèmes de santé rencontrés chez l’enfant dans les suites de cette vaccination paraissant beaucoup plus exceptionnels que chez l’adulte, ils n’en sont pas moins graves. L’association REVAHB a malheureusement eu à en connaître quelques-uns, en dehors des SEP que l’on pointe trop facilement comme seul problème potentiel. D’autres manifestations neurologiques ont été rapportées : névrite optique, myélite, leuco-encéphalite, syndrome de Guillain Barré. Le laboratoire SKB a d’ailleurs été condamné par la Justice du Maroc pour la survenue quelques jours après un vaccin ENGERIX B de cette affection chez un jeune garçon de 19 mois qui en a gardé depuis des séquelles graves[14].

Les quelques observations de mort subite du nourrisson qui ont été rapportées[15] en 2003 en Allemagne dans les heures suivant une injection de vaccin hexavalent HEXAVAC ont donné lieu à une analyse statistique [16] comparant les risques en fonction de la fenêtre de temps suivant l'exposition vaccinale. A partir d'une cohorte de 300 observations de mort subite du nourrisson, un risque multiplié par 16 a été défini dans les suites de la 4ème injection (rappel de la seconde année) du vaccin hexavalent en question. 

Ce risque de mort subite a été aussi décrit plus récemment, en Inde. Le vaccin habituel trivalent DTCoq a été remplacé dans certaines provinces, par un vaccin pentavalent (en y associant les vaccins contre l’Haemophilus Influenzae et celui contre l’hépatite B). Dès le début de cette campagne vaccinale, en 2008, des cas groupés de décès inopinés de nourrissons ont été rapportés : 3 au Pakistan, 8 au Bhoutan et 5 décès au Sri Lanka associés dans cette province à la survenue de 20 effets secondaires graves. Des responsables de la politique vaccinale indienne se sont émus de ces faits et ont donc saisi la justice de leur pays afin de faire interrompre ce changement de politique vaccinale qui leur paraissait par ailleurs peu justifié au vu des autres problèmes majeurs de santé des enfants Indous. Ceci a donné lieu à un article polémique dans lequel l’auteur les accusait surtout d’appartenir à un mouvement anti-vaccinal [17]. Les réponses argumentées des responsables de la santé ainsi mis en accusation sont accessibles dans le même journal [18]. Leurs auteurs soulignent avec justesse que la majorité des décès survenus ont été étiquetés un peu trop facilement presque tous «mort subite du nourrisson» par les experts de l’OMS. Pour cela ces derniers n’ont pas hésité à modifier les définitions habituelles de probabilité de la causalité éventuelle entre vaccin et effet secondaire. Les responsables Indous soulignent bien sûr de plus la sous-notification très probable de ces observations dans un pays où la Pharmacovigilance active n’est pas encore à l’ordre du jour, loin de là.

On ne voit d’ailleurs pas pourquoi une vaccination qui déclenche parfois des problèmes graves de santé chez l’adulte, personnes probablement prédisposées, serait totalement anodine chez le jeune enfant. Même si les manifestations sont différentes et semble-t-il beaucoup plus exceptionnelles, leur existence et leur gravité sont trop importantes pour que l’on puisse faire courir le moindre risque à un nourrisson en le vaccinant contre une maladie qu’il ne peut pas contracter à cet âge de la vie dans notre pays. Le prétexte de vouloir lui assurer une protection efficace à l’âge adulte, quelques vingt ou trente années plus tard est également un argument fallacieux. Des études de la protection immunitaire réalisées chez des adolescents Taïwanais vaccinés dans leur prime enfance montrent l’absence de toute mémoire immunitaire deux fois sur trois[19].


L’obstination dogmatique de nos autorités de Santé à vouloir faire vacciner toute la population infantile française contre l’hépatite B les oblige à présent à promouvoir une vaccination banalisée, masquée qui ne dit pas son nom et engendrera volontairement la confusion chez beaucoup de parents. Si jamais de graves complications post-vaccinales sont à nouveau décrites chez le jeune enfant, comme on peut malheureusement le craindre, leur responsabilité sera à mettre au premier plan. Pourtant, le négationnisme de toute possibilité de complication post-vaccinale continuera d’être la vertu première des zélateurs infatigables du vaccin contre l’hépatite B. Au besoin les arguments mensongers continueront de fleurir (problème franco-français des SEP post-vaccinales, absence de myélinisation du nourrisson qui ne peut donc pas se démyéliniser…). Toute ressemblance avec des effets indésirables déjà décrits ne sera donc que le fruit du plus pur des hasards et le fameux rapport bénéfice/risque sera encore sauf… 




Dr Dominique LE HOUEZEC

Mise à jour avril 2013 : le groupe Sanofi-Pasteur-MSD va tenter de rattrapper son retard vaccinal sur le concurrent GSK en commercialisant un autre vaccin hexavalent, sous le nom commercial d'HEXYON, qui devra tenter de faire oublier la courte carrière de son prédécesseur, l'HEXAVAC)




[1] BEH N°31-32 du 24 juillet 2007 
[2] AFSSAPS communiqué de presse du 9 décembre 2003
[3] VON KRIES R. and all. Sudden and unexpected deaths after the administration of hexavalent vaccines (diphtheria, tetanus, pertussis, poliomyelitis, hepatitis B, Haemophilius influenzae type b): is there a signal? Eur J Pediatr. 2005 Feb;164(2):61-9.
[4] THURN V. GOETTE S. Le vaccin, un geste anodin ? ARTE 27 nov. 2007
[5]  European Medicines Agency recommends suspension of Hexavac. communiqué de presse du 21 octobre 2005 
[6] Article 34 : "À la fin de la consultation ou de la visite, le médecin va, dans le cas le plus fréquent, formuler ses prescriptions (conseils, explorations, traitement) par une ordonnance qui engage sa responsabilité. Aussi sa délivrance doit-elle être accompagnée par des explications claires et précises, nécessaires au patient et à son entourage, pour une bonne observance du traitement....Il doit également s'assurer auprès de son malade et de son entourage que ses prescriptions ont été bien comprises. Il s'agit du respect du devoir d'information du patient figurant déjà dans d'autres dispositions du code de déontologie médicale mais qui a été renforcé par des arrêts rendus par la Cour de Cassation les 17 février, 27 mai et 7 octobre 1998."
[7]  BEH N°31/32 du 27 juillet 2010
[8] GIRARD M. Couverture vaccinale : quand l’escroquerie tient lieu de politique sanitaire. 18.10.2010
[9] GOLDMANN GS, MILLER NZ Relative trends in hospitalizations and mortality among infants by the number of vaccine doses and age, based on the Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS), 1990–2010. Human and Experimental Toxicology 2012, 31(10) 1012–1021
[10] MILLER NZ, GOLDMAN GS.Infant mortality rates regressed against number of vaccine doses routinely given: is there a biochemical or synergistic toxicity? Hum Exp Toxicol. 2011 Sep; 30(9):1420-8
[11]  HERNAN M. Neurology 2004 ; 63 : 838-842
[12]  MIKAELOFF Y. Hepatitis B vaccination and the risk of childhood-onset multiple sclerosis.Arch Pédiatr Adolesc med. 2007 ; 161 : 1176-1182
[13]  GIRARD M. Paediatric vaccination against hepatitits B. A comment on the KIDMUS study. Medical Veritas 5 ; 2008 :1701-1703
[14]  Maroc Hebdo International  N° 453 ; 23 Février 2001
[15] ZINKA B. Unexplained cases of sudden infant death shortly after hexavalent vaccination. Vaccine, 2006. 24 (31-32) : 5779-80.
[16] KUHNERT R and all. A modified self-controlled case series method to examine association between multidose vaccinations and death. Stat Med. 2011 Mar 15; 30(6):666-77
[17] MUDUR G. Antivaccine lobby resists introduction of HIb vaccine in India. BMJ 2010 ; 340 :c 3508
[18] PULIYEL J, SAXENA K.B.et al. "Antivaccine Lobby” replies to the BMJ. BMJ 2010; 341:c 4001
[19] C.Y. LU. Hepatology. 2004 ; 40 : 1415-1420

197 commentaires:

  1. LEGERE Francine4 avril 2014 à 13:26

    Merci pour votre article très complet et bien écrit.

    Seulement, lorsqu'on ne veut pas ce vaccin, Infanrix Hexa, pour son enfant, à l'heure actuelle, à part s'opposer à la vaccination, il n'y a pas d'autres solutions ...Si ?

    Et là, les parents qui choisissent cette voie vont connaitre ce qu'est la pression vaccinale: DASS, coup de fil, menaces, allocation, etc...

    C'est triste de vivre dans un pays qui ne respecte même plus le plus simple des droits fondamentaux.

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    1. LE HOUEZEC Dominique4 avril 2014 à 13:51

      Bonjour et merci de vos commentaires.
      Si vous refusez de réaliser le vaccin Infanrix Hexa pour votre enfant (ce qui est votre droit absolu puisqu'il n'est pas obligatoire mais recommandé), vous avez la possibilité de ne pratiquer que l'Infanrix Quinta (DTCoqPolio et Hémophilus b) ou l'Infanrix Tétra (DTCoqPolio) ou un Révaxis ( DTpolio).
      Les seuls vaccins encore obligatoires chez le jeune enfant à l'heure actuelle sont les vaccins DTPolio).
      Si ces trois derneirs vaccinsi ne sont pas réalisés, c'est surtout lors de l'entrée à l'école maternelle que les problèmes surgissent. Les sanctions théoriquement prévues par la loi ne sont en fait plus vraiment appliquées par la justice. Il y a surtout des pressions et des intimidations mais la suppression des allocations familiales n'est pas du tout prévue dans ce cas à ma connaissance.
      Le Conseil de l'Ordre m'a fait d'ailleurs récemment une réponse dans ce sens à propos du refus de la vaccination obligatoire DTPolio. Il fait intervenir le médecin traitant qui peut délivrer un certificat de contre-indication à la vaccination s'il estime, "au regard du dossier médical de son patient", que "le vaccin DTPolio n'est pas approprié".
      Bien à vous

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  2. Bonjour et merci pour votre blog très instructif.
    Nous ne souhaitons pas vacciner notre nourrisson à 2 mois contre l'hépatite B, bien que l'on nous ai prescrit l'Infanrix-Hexa...
    Que pensez-vous du vaccin contre la coqueluche et la grippe pour un nourrisson ? Notre petit entrera en crèche à 3 mois...
    Savez-vous s'il est possible d'espacer la vaccination Prevenar de l'Infanrix (Quinta ou Tetra ou Révaxis?), Si oui de combien de jours, afin de ne pas trop épuiser l'organisme de notre nourrisson.
    Vous remerciant par avance de votre retour précieux.Cordialement,
    KH.

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    1. Bonjour et merci de vos questions très précises et pertinentes.
      Je pense que vous avez en premier lieu raison de refuser la vaccination contre l'hépatite B chez un jeune enfant qui n'a aucune raison de contracter cette infection transmise par voie sexuelle ou sanguine.
      Par ailleurs, chez un enfant fréquentant une crèche, le risque de contracter des infections contagieuses par voie respiratoire est nettement plus élevé (Hémophilus b, pneumocoque, coqueluche plus rarement). Je conseille donc pour ma part chez ces enfant une vaccination contre ces trois infections. Les valences vaccinales contre l'Hémophilus b et la coqueluche sont contenus dans l'Infanrix Quinta. En ce qui concerne le vaccin contre les 13 valences les plus agressives de pneumocoques, elles sont contenues dans le vaccin Prévenar. Ce vaccin peut très bien être dissocié du vaccin Infanrix et ne pas être réalisé le même jour, bien que cela soit recommandé dans le calendrier officiel des vaccinations, 2 mois et 4 mois. Dans ma pratique quotidienne, je propose de faire le premier vaccin Infanrix (DTCoqPolioHémophilus b) à 2/3 mois puis le premier Prévenar un mois plus tard, à 3/4 mois. Ceci évite effectivement de cumuler les effets secondaires des deux vaccins. Le second Infanrix est ensuite réalisé le mois suivant puis enfin le second Prévenar.
      Le vaccin contre la grippe a une efficacicité douteuse et n'est pas indiqué de toutes façons chez l'enfant en dehors de circonstances particulières (cardiopathie congénitale grave, asthme sévère, bronchiolite grave ou répétée...) au cours desquelles la grippe pourrait se compliquer plus volontiers. La grippe est une maladie obligatoire et n'a pas en général de gravité particulière chez un enfant par ailleurs bien portant.
      Bien cordialement

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  3. Merci pour cet article très instructif.
    Que faire dans le cas où on a été piégé par le vaccin hexavalent et une première injection contre l'hépatite B? Est-il possible sans dommage de ne pas poursuivre ce vaccin et de passer à un vaccin type "Quinta" lors de la seconde vaccination à 4 mois?
    D'avance merci beaucoup pour votre conseil.
    Cordialement
    Théo Clément

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  4. Bonsoir. Il est bien sur tout à fait possible, si cela est votre choix, de poursuivre la vaccination de votre enfant par un vaccin à 5 valences (Type Infanrix Quinta) en relais de celui à 6 valences (Infanrix Hexa) qu'il a déjà reçu une fois à l'âge de 2 mois.
    Il ne sera pas vacciné contre l'hépatite B avec une seule injection mais cela n'a aucune importance chez un nourrisson et un enfant en ce qui concerne une maladie infectieuse qui se contracte par voie sexuelle ou sanguine.

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  5. Bonjour docteur,
    Ma question concerne la "myéline". Je ne suis pas médecin et je ne sais pas très bien ce que c'est et quel est son rôle... J'ai une fille de 5 mois (pas encore vacciné). Mon pédiatre homéopathe m'a précisé que le nourrisson ne possédait pas encore de myéline avant l'âge de 2 ans. Donc aucun risque de développer une sclérose en plaque plus tard en pratiquant le vaccin contre l'hépatite B au plus tôt avant ses 2 ans. Elle m'a recommandé aussi de pratiquer l 'Infanrix et le Prévenar séparément. Ce que je compte faire avec un traitement homéopathique autour. Que pensez-vous de cette histoire de myéline ? Pouvez-vous me donner plus de précisions ? Je vous remercie par avance. Cordialement.

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  6. Merci de cette question intéressante en nous alertant sur cette rumeur qui est propagée à propos de la myéline (gaine entourant nos nerfs) qui n'existerait pas avant l'âge de 2 ans. Il s'agit d'une confusion volontaire ou involontaire, par méconnaissance, sur le développement du système nerveux du foetus et de l'enfant.La myéline existe dès la naissance mais elle est incomplètement développée. Elle va étendre sa progression au fil des mois et des années. Une atteinte de la myéline (appelée démyélinisation) est donc tout à fait possible chez le très jeune enfant.
    C'est l'objet d'un autre article de ce blog que je vous invite à lire et à faire lire à votre médecin. Je l'ai intitulé "Le vaccin, la myéline et l'enfant". Il se trouve à cette adresse: http://pediablogdlh.blogspot.fr/2012/02/le-vaccin-la-myeline-et-lenfant.html#more
    Bonne lecture
    D. Le Houézec

    PS: Pour le fait de dissocier les injections de vaccin chez le nourrisson, je suis tout à fait d'accord et ce que je pratique moi-même. Il n' y a pas d'urgence au point de vouloir réaliser plusieurs vaccins le même jour, dès lâge de 2 mois, chez tous les nourrissons

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  7. Bonjour. N'ayant pas été informée des risques et croyant qu'on lui faisait un vaccin obligatoire, le pédiatre a administré à ma fille de 3 mois Infanrix hexa et aujourd'hui à 4 mois, Prévenar 13. Je ne souhaite pas faire les rappels. Puis-je ne pas faire ces rappels et reprendre avec Infanrix quinta lorsqu'il sera à nouveau disponible ? Et stopper Prévenar qui n'est pas obligatoire ? Merci !

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  8. Bonjour. Il est bien sur possible de stopper la vaccination contre l'hépatite B (contenue dans le vaccin Infanrix hexa) à tout moment et ne pas faire non plus de seconde injection de Prévenar si vous estimez que ce vaccin n'est pas utile pour votre enfant. Ce sont les parents qui sont responsables de la santé de leurs enfants. Les médecins sont là pour les conseiller et les guider en fonction de ce qu'ils pensent être le mieux, en fonction de leurs connaissances et de leur expérience.

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  9. Bonjour et merci pour cet article très intéressant ainsi que pour vos réponses très concrètes.
    J'ai deux enfants. L'aîné qui a 3 ans a été vacciné des son 2ème mois sans que je ne me pose aucune question, je ne savais même pas contre quoi on le vaccinait, avec quels types de vaccins. Il fallait le faire, je l'ai fait d'autant plus que mon fils n'a eu aucun effet secondaire suite à toutes ses injections.
    Aujourd'hui, j'ai un deuxième petit garçon et la veille de lui injecter le fameux Prevenar + Infanrix Hexa, j'entends par hasard le drame de la petite fille d'Angers (forte fièvre, convulsions, dégâts neurologiques irréversibles) suite à son rappel de Prevenar + Infanrix Hexa. Je peux vous dire que ça m'a refroidie ! Le lendemain j'en ai parlé à mon médecin et on a décidé de retarder la 1ère vaccination de mon fils. J'ai maintenant très peur et mes recherches sur le sujet ne m'aident pas a m'apaiser ! Je ne suis pas contre la vaccination. Je sais que tout a des effets indésirables et certains rares cas d'effets très graves. Mais je suis perdue, alors je fais appel à votre avis avant mon prochain rendez-vous avec mon médecin: quels vaccins puis-je faire a mon petit garçon de 2 mois et demi, comment bien débuter son carnet de vaccinations au regard des différents vaccins disponibles ?
    Quand j'ignorais tout des vaccins pour mon aîné, j'ai vécu toutes ces injections très sereinement, et maintenant que je suis informée, j'appréhende les premiers vaccins de mon petit...Merci pour votre éclairage.
    Evelyne.

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  10. Tout d'abord, je pense qu'il est utile de connaitre le mode de vie et de garde de votre enfant dans les mois à venir. S'il est gardé à domicile n'ayant aucun contact ou très exceptionnellement avec l'extérieur, la réalisation des premières vaccinations peut très bien être décalée, à partir de l'âge de 5 ou 6 mois par exemple. Si au contraire, il doit aller en collectivité (crèche, halte-garderie) ou chez une nourrice avec 2 ou 3 autres enfants, il est préférable de le vacciner dès à présent.
    Ceci dit, il n'y a pas d'obligation de réaliser le même jour deux injections vaccinales (Prévenar + Infanrix) comme cela est conseillé dans le calendrier vaccinal officiel. Je dissocie toujours ces deux vaccinations afin d'en minorer les effets secondaires imédiats (fièvre, pleurs...). Ces deux types de vaccins peuvenet très bien être fait à un mois d'intervalle.
    Le vaccin contre l'hépatite B me parait notablement inutile à cet âge de la vie comme je l'écris dans cete article. Il reste donc à faire un vaccin DTCoq Polio et anti-Hémophilus Influenzae. Le vaccin regroupant ces 5 valences vaccinales ( Infanrix Quinta ou Pentavac) est très difficile à obtenir actuellement. J'indique dans le dernier commentaire de l'article "Pénurie de vaccins organisée" comment essayer de se le procurer.

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  11. Merci pour votre article.
    Je suis une jeune maman d'un petit de 2 mois et suis très inquiète. Non seulement mon pédiatre m'a prescrit de force l'Infanrix Hexa sans me donner d'informations mais lorsque je lui demande son avis il me répond qu'il ne veut pas faire de commentaire. Super pour un pédiatre. Je n'ai plus aucune confiance en lui.
    Je refuse catégoriquement de faire ce vaccin à mon fils. Pour l'éviter, la PMI m'a proposé le Quinta que je dois faire dans une semaine ( mais possible que cela soit impossible car ils viennent de recevoir de nouvelles consignes m'a t'on dit). Par contre je ne sais quoi penser egalement de l'Infanrix Quinta car, comme l'Hexa, il contient beaucoup d'aluminium nocif pour le corps humain. Nous avons d'ailleurs plusieurs témoignages de cas malheureux et effets secondaires (dont un ci-dessus) suite à ce vaccin Quinta.
    Qu'en pensez-vous ? Existe-t-il un vaccin sans aluminium pour nos enfants ? Le Tétravac l'était mais n'existe plus, alors que faire ? Nous sommes pris au piège ! Pour contourner l'Hexa, nous sommes obligés de faire un autre vaccin mais contenant tout de même de l'aluminium aussi. A quoi bon contourner un danger par un autre danger...Je suis choquée de ce qu'ilse passe dans notre pays.

    Une maman dégoutée et révoltée

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  12. Bonjour. Je voudrais d'abord vous rassurer. Il existe des solutions à vos inquiétudes.
    En ce qui concerne l'aluminum vaccinal, c'est un adjuvant qui existe dans quasiment tous les vaccins actuellement et depuis longtemps (sauf les vaccins de la grippe, le vaccin rougeole-oreillons-rubéole, le BCG ainsi que le vaccin contre le Rotavirus). Il existait un seul vaccin DTPolio sans aluminium qui a été supprimé à la demande de son fabricant en juin 2008. Le vaccin Tétravac (DTCoqPolio) que vous citez contient également de l'aluminium comme adjuvant.
    Cepandant l'aluminium est accusé de pathologie neuro-musculaires (myofasciite à macrophages) non pas chez le nourrisson mais chez l'adulte et probablement chez certaines personnes prédisposées. Votre enfant ne risque donc rien à ce sujet.
    Je vous conseille donc de réaliser comme vaccination le vaccin Infanrix Quinta dans une PMI de votre secteur si on vous a dit que cela est possible ( Les PMI sont les lieux approvisionnés en priorité avec ce vaccin pour répondre aux parents qui ne souhaitent pas faire injecter le vaccin contenant la valence de l'hépatite B à leur enfant ).
    En plus des valences DTCoqPolio, il contient une valence vaccinale contre l'Hémophilus Influenzae qui est un germe dont les pathologies graves (méningites, septicémies, laryngite ...) ont très notablement diminué depuis le début de son utilisation.
    Donc pas de problèmes à craindre avec l'Infanrix Quinta comme cela vous a été proposé par la PMI
    Sentiments dévoués.

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  13. Merci pour votre réponse rassurante.
    Donc je vais lui faire le quinta si cela est toujours possible....
    Par ailleurs nous devons partir dans la famille de mon conjoint à l'étranger d'içi 2 mois (afrique du nord).
    Pensez-vous qu'il soit indispensable de lui faire le bcg? Ce vaccin est-il sans danger?

    Merci infiniment pour vos réponses.

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  14. LE HOUEZEC Dominique13 juillet 2015 à 08:29

    En ce qui concerne la pratique du vaccin BCG, je pense (et je ne suis pas le seul qu'il s'agit d'un vaccin très peu ou pas efficace et qui peut donner une fausse sécurité. Vous pouvez cela sur un autre article de ce blog "A quoi sert le BCG ?" http://pediablogdlh.blogspot.fr/2013/01/a-quoi-sert-le-bcg.html#more.
    Si aucune personne dans l'entourage proche de votre enfant n'a de symptômes pouvant évoquer une tuberculose (toux chronique en particulier puisque la contamination se fait par ce biais ), il n'y a aucun risque pour votre enfant.

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  15. Bonjour. Je suis maman d'un petit garçon qui a actuellement 4 mois. Je dois reprendre le travail en septembre et mon enfant ira donc à la crèche. Actuellement, je n'ai fait aucun vaccin à mon enfant du fait que je me pose beaucoup de questions au sujet de lui injecter plusieurs valences en 1 fois (5 ou 6). Le fait que ces vaccins contiennent de l'aluminim (vous dites qu'ils n'y a pas de risque chez l'enfant mais j'ai pourtant lu un article qui disait le contraire, on ne sait plus que croire...), le fait que ces vaccins contiennent d'autres substances cancérigènes phenoxyethanol et formaldéhyde.
    Par ailleurs, j'ai vu que le BCG était fortement recommandé en Ile de France (j'ai lu que vous ne le conseillez pas s'il n'y avait pas de personnes à risque dans l'entourage du bébé mais comment s'en assurer quand il va aller à la crèche ?). Je ne souhaitais pas faire le Prévenar mais ma pédiatre m'a fortement culpabilisée à ce sujet et m'y invite fortement. Bref je ne sais pas quoi faire.
    Aujourd'hui j'ai à priori une solution pour faire vacciner mon enfant avec un Infanrix Quinta et pensais lui faire faire le BCG en PMI à la rentrée mais j'avoue que je suis un peu perdue. Par ailleurs y a-t-il un ordre dans lequel faire les différents vaccins (Infanrix Quinta, BCG, éventuellement Prévenar) ?
    Merci de vos réponses.

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  16. Bonjour. Vous posez beaucoup de questions, témoignant de votre inquiétude et de vos doutes sur l'utilité et la dangerosité éventuelle de tous ces vaccins que l'on propose pour les jeunes enfants et dont le nombre croit d'année en année. Je crois qu'il est important pour vous aider dans ce choix de prendre en compte les risques potentiels concernant par exemple le futur mode de garde collectif de votre enfant.
    Il me parait d'abord souhaitable de ne pas réaliser le même jour trop de valences vaccinales. Le calendrier vaccinal officiel est un message adressé à toute la population française. Il se doit donc d'être simple et unique. C'est pour cela qu'il recommande de débuter très tôt (2 mois) ces vaccins en y associant dès la première fois deux vaccins ( l'un à 6 valences, l'Infanrix Hexa, et le Prévenar à 13 valences). Ceci me parait excessif et l'on peut très bien réaliser deux vaccins différents de façon séparée, ce qui en atténue le risque potentiel d'effets secondaires immédiats.
    Pour votre enfant, les premiers vaccins peuvent donc être débutés dans le mois précédent son entrée en crèche. Quels vaccins réaliser ?
    - Je crois, comme votre Pédiatre, qu'il serait plus urgent de débuter par le vaccin contre les Pneumocoques ( Préveanr 13) car ces infections possiblement graves sont spécifiquement plus fréquentes chez les enfants en crèche.
    - Une quinzaine de jours plus tard, vous pourriez faire un vaccin DTCoqPolio+ Hémophilus (Infanrix Quinta ou Pentavac) car les infections à Hémophilus Influenzae sont également plus fréquentes avec ce mode de garde collectif. Afin de vous procurer ce vaccin directement auprès du producteur (car il est introuvable actuellement en pharmacie), vous pouvez lire le dernier commentaire de l'article "Pénurie de vaccins organisée" (http://pediablogdlh.blogspot.fr/2015/04/penurie-de-vaccins-organisee.html ).
    - le vaccin contre l'hépatite B est totalement inutile à cet âge de la vie puisqu'un nourrisson ou un jeune enfant n'a aucun risque d'êre contaminé par un virus à transmission sexuelle ou sanguine.
    - Le vaccin contre la tuberculose (BCG) est un très mauvais vaccin, pas ou peu efficace et qui donne une fausse sécurité. C'est ce que j'explique dans un autre article "A quoi sert le BCG?" (http://pediablogdlh.blogspot.fr/2013/01/a-quoi-sert-le-bcg.html#more). Une tuberculose est une maladie qui se contracte lors de contacts proches et répétés dans des lieux confinés auprès de personnes atteintes et qui toussent beaucoup. C'est donc le plus souvent par le biais d'un contage familial plus que dans une crèche où le personnel a une surveillance régulière à ce sujet et se doit de porter un masque dès qu'une infection quelconque le fait tousser ou se mettre en arrêt de travail.
    Quels sont les dangers potentiels des composant de ces vaccins ?
    - L'aluminium est l'adjuvant de pratiquement tous les vaccins actuellement sur le marché. Il est donc impossible de l'éviter si vous souhaitez faire vacciner votre enfant actuellement. Ceci dit la myofasciite à macrophages, possiblement liée à la persistance très longue de cet adjuvant et à sa migration est une maladie exclusive de l'adulte (peut-être après une sommation excessive de vaccins aluminiques ?). Les observations rapportées chez le jeune enfant ne se comptent même pas sur les doigts d'une main et sont parfois douteuses. Ceci ne doit donc pas représenter un obstacle.
    - Le formaldéhyde est cancérigène uniquement par inhalation et ceci de façon importante (travailleurs au contact avec cette molécule).
    - Le Phénoxyéthanol est un conservateur parfois allergisant. Il n'est pas reconnu à ma connaissance comme cancérigène. Il est toxique pour la reproduction chez l'animal. Il existe dans le Pentavac mais pas dans l'Infanrix Quinta ni le Prévenar.
    En espérant vous avoir apporté quelques renseignements utiles.

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  17. Bonjour. Je suis maman d'une petite fille de 4 mois. Je n'ai jamais était anti-vaccins ni pro-vaccins d'ailleurs. En fait je ne me suis jamais posé de question sur ce sujet avant d'être maman. Quand ma fille a eu 2 mois, est venue l'heure de la vaccination. La pédiatre qui la suivait m'a fait une ordonnance Infanrix-Hexa et Prévenar 13. Je vais chercher les vaccins et en lisant les notices, je me rend compte de la présence du vaccin contre l'hépatite B dans l'Infanrix. Et là je me dis pourquoi vacciner mon bébé contre l'hépatite B... Dans mes souvenirs c'est une maladie qui se transmet en ayant des rapports sexuels ou par le biais du sang (transfusion sanguine par exemple). Et là, je ne comprend pas pourquoi elle veut vacciner mon bébé contre cette maladie. Alors je l'appelle et lui demande des explications. Sa réaction très violente m'a étonnée... J'ai donc commencé à faire des recherches à ce sujet. Je suis une maman qui n'a pas fait de grandes études, je ne suis ni médecin ni pharmacienne, mais j'ai quand même des neurones et je sais m'en servir. Telle une lionne qui protège son lionceau, je cherche désespérément le vaccin DTP uniquement. Impossible à trouver, pénurie me dit-on, si vous voulez vacciner, ca sera avec l'Hexa et rien d'autre (dixit mon pharmacien). Oui d'accord, mais moi je ne veux pas du vaccin contre l'hépatite B, donc on fait comment ? S'en suit 3 semaines de recherches de vaccins "classiques" et miracle, je tombe sur une pharmacie qui vient de recevoir l'Infanrix-Quinta. Vient le jour de ses 2 mois, on file chez une autre pédiatre pour faire les vaccins (cadeau ma fille !). Les deux en même temps. Et sur l'ordonnance des prochains vaccins, la pédiatre me met Infanrix-Hexa...Ouuuuh toi, on va pas être copines ! Je retourne à la pharmacie et demande 2 Infanrix- Quinta, comme ça j'ai la dose pour le rappel des 11 mois. Avec tout ça, j'ai même pas fait de recherches sur le Prévenar. Je lis que les effets secondaires sont multipliés par trois lors d'injections concomitantes... Je décide alors de lui faire les prochaines injections séparément. J'en parle à la pédiatre qui me dit que si je procède ainsi, il faudra attendre un intervalle de 3 semaines entre chaque injections, que je devrait revenir en consultation juste pour un vaccin et que, en faisant ça, je contribue à agrandir encore plus le trou de la Sécurité sociale ! OK et des vaccins vendu 60 Euros au profit de ceux qui étaient à 15 Euros, on en parle du trou de la Sécu ? Et cette soit-disant pénurie des vaccins tétravalents qui arrive comme par hasard aux deux labos en même temps, sous prétexte de réactions allergiques tombées du ciel, juste au moment où le gouvernement lance une grande campagne de vaccination contre l'hépatite B. Beh oui quoi, vaccinons les nourrissons pour éradiquer la maladie, peu importe si les chiffres ont montré une augmentation de la mort subite du nourrisson suite aux vaccins. Ah non chuuuut, ça ne fait pas partie des effets secondaires ça ! Vous savez ce que m'a dit mon médecin ce matin quand il a vacciné ma fille: "Si elle fait plus de 38°5 de fièvre, ce n'est pas à cause du vaccin mais à cause d'un virus qu'elle aura attrapé. Il ne faut pas tout mettre sur le compte du vaccin quand même".
    Grâce à votre blog, j'ai l'impression d'avoir enfin trouvé un professionnel de santé en qui faire confiance. J'ai une question à vous poser : est-ce que ça pose un problème si, entre la première et la seconde injection de Prévenar, il y a 3 mois d'intervalle ? Merci de votre réponse.

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  18. Bonjour et merci de votre témoignage qui reflète exactement de la situation actuelle de l'impossibilité qui est faite aux parents de choisir contre quelles pathologies ils désirent vacciner leur enfant. Les réactions épidermiques des médecins que vous avez rencontrés sont le reflet du formatage de la faculté et du lobbying des industriels producteurs. Ils restent persuadés qu'il s'agit d'un choix indiscutable de vacciner le maximum de nourrissons pour le bien de la santé publique.
    Pour répondre sinon à votre question sur l'intervalle entre deux injections de Prévenar, il n'y a pas de problèmes à espacer un peu plus l'intervalle entre les deux premières injections. Le délai de deux mois est le délai recommandé mais qui n'est pas impératif. La protection n'en est pas diminuée. Lorsqu'il existe un retard dans le déroulement des injections vaccinales, il suffit de reprendre ces injections au moment où elles ont été interrompues. La défense immunitaire à moyen et long terme n'en est pas diminuée.
    Merci encore de ce commentaire.

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  19. Mon fils de 11 mois va recevoir sa troisième injection de Pentavac cette semaine. J'avais prévu, selon vos conseils que j'avais déjà suivis pour ses 2 premières injections, de décaler le Prévenar et de l'effectuer à ses 12 mois. Mais voilà, le calendrier vaccinal indique également à 12 mois de faire le ROR et le méningocoque C. Du coup, que préconisez-vous de faire ? Le Prévenar à 12 mois, le ROR à 13 mois et le dernier à 14 mois ou vice-versa?
    En vous remerciant, docteur, pour votre disponibilité. Cordialement.

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  20. Les dates qui sont conseillées par le calendrier vaccinal sont des dates indicatives et peuvent être bien sûr modulées et adaptées à chaque enfant. Le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) est conseillé à partir de l'âge de 12 mois, car il a une moins bonne efficacité avant. Mais on ne rate rien s'il est fait à 13, 14 ou 15 mois par exemple. Dans le cas précis de votre fils, vous pouvez donc décaler le vaccin ROR à 13 ou 14 mois. Pour le vaccin contre le méningocoque C, qui ne nécessite qu'une injection à cet âge, il pourra être réalisé un peu plus tard également (A ce propos, demandez de vous faire prescrire un vaccin Neisvac plutôt que Méningitec pour lequel des impuretés ont été mises en évidence lors de la fabrication dans certains lots depuis septembre 2014).

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  21. Bonjour. Notre fille n'a pas encore eu ses vaccins... Elle a 6 mois et à fait un AVC (accident vasculaire cérébral) à la naissance. Nous sommes inquiets de ce problème de vaccination.Évidemment, les pédiatres, au lieu de nous rassurer, nous ont agressé. J'ai donc cherché par moi même un vaccin et j'ai trouvé le Tétravac Et je lis qu'en première vaccination, le Quinta est mieux...sauf que je n'arrive pas à le trouver ni en PMI ni en pharmacie. Elle n'a pas non plus eu le Prévenar.
    Pouvez-vous me dire quand commencer les vaccins et lesquels ? Le Prévenar d'abord ? Temps entre chaque vaccin et ensuite quel temps pour le rappel de vaccin ? Sinon, j'ai entendu dire qu il y avait le Révaxis bébé.Est-ce bien en première vaccination ?
    Je suis épuisée par le stress de ces vaccins, plus la prise en charge de notre fille qui est du coup en danger car elle va chez le kiné 3 fois par semaine. Bref je n'en peux plus. J'aimerais me concentrer sur sa prise en charge plutôt que sur sa mise en danger... Merci beaucoup pour votre courage et vos conseils. Une maman au bord de la crise de nerf, et qui à aussi 3 autres enfants à gérer...

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  22. La date à laquelle les premiers vaccins peuvent être débutés peut être modulée en fonction des conditions de vie de votre enfant et des problèmes de santé qu'elle a rencontrés depuis sa naissance.
    Il parait vraisemblable que votre enfant est gardée à domicile si vous avez trois autres enfants. Elle est donc moins exposée à un risque de contamination par certaines infections qu’une enfant qui serait en collectivité (crèche par exemple).
    Du fait de son atteinte neurologique en période néo-natale, il faut être prudent en évitant par exemple d'associer plusieurs vaccins le même jour et savoir les espacer pour une meilleure tolérance.
    Vous pourriez commencer par réaliser le vaccin Tétravac (DTCoqPolio) que vous vous êtes procuré. Et ensuite compléter ce premier vaccin 2/3 semaines plus tard par une Act-HiB ( vaccin contre l'Haemophilus contenu dans les vaccins à 5 valences comme l'Infanrix Quinta ou le Pentavac ). Ce vaccin serait à commander car les pharmacies l'ont assez rarement en stock.
    Dans un second temps, 2/3 semaines plus tard, vous pourriez débuter le vaccin contre les principaux Pneumocoques, le Prévenar.
    Si tout s'est bien passé, le même schéma vaccinal pourrait être recommencé, avec un intervalle d'au moins 2 mois entre chaque vaccin. Une injection de rappel est ensuite conseillée entre 6 et 12 mois après la seconde injection.
    Le Révaxis est un vaccin DTPolio seulement et sa concentration en antigènes, celui de la diphtérie en particulier, est insuffisante à cet âge de la vie. C'est un vaccin destiné aux rappels à partir de 6 ans.
    Avec toute ma sympathie

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  23. Ma fille de 7 mois a eu comme vaccin le Boostrix Tétra à 3 mois et le rappel à 5 mois. Elle est depuis rentrée à la crèche. Serait-il judicieux, selon vous et vu le mode de garde, de faire d'autres vaccins ?
    Merci pour ce blog et pour vos réponses à tout le monde car je me doute que vos journées sont déjà bien chargées.

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  24. Je conseillerais pour ma part de compléter le vaccin DTCoqPolio (Boostrix Tétra) qui a été réalisé par une protection contre l'Haemophilus Influenzae (commercialisé sous le nom de Act-HiB), surtout chez une enfant vivant en collectivité.Il est très bien toléré et la pratique quasi-systématisée de ce vaccin a permis de réduire très notablement, en France, les infections graves (méningites, septicémies, épiglottites) liées à ce germe.
    On peut aussi discuter de l'utilité de la vaccination contre les principaux Pneumocoques (commercialisé sous le nom de Prévenar 13), responsables d'infections potentiellement graves, et ceci plus fréquemment chez les enfants vivant en collectivité. Son efficacité sur la diminution de ces infections parait plus modeste.

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  25. Mon fils à bientôt 6 mois, il n'est pour le moment pas vacciné. Je me retrouve à avoir aussi peur du vaccin que des maladies, surtout à cause des adjuvants dangereux (aluminium- phenoxyéthanol...), des effets secondaires (cas de décès - pollyalergies ...).
    D'après vous mes craintes sont elles fondées ? Y a-t-il à l'heure actuelle un vaccin acceptable qui recouvrerait les vaccinations obligatoires ?
    Mon médecin refuse de remplir le formulaire pour surseoir à la vaccination en attendant le retour du DTPolio, et a inscrit en gros dans le carnet de santé de mon enfant lors de notre dernière visite : VACCINS A FAIRE ! ( Il m'avait assuré que l'Infanrix Quinta couvre seulement la vaccination obligatoire).
    Je souhaiterais vos avis et vos conseils, merci.

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    1. Vous vous posez beaucoup de questions en ce qui concerne l'utilité des vaccinations, ce qui est bien normal lorsque l'on veut faire un choix qui concerne son enfant. Il faut raisonner en ayant à l'esprit que tout vaccin est un médicament, qu'il a ses indications, une efficacité plus ou moins importante et des effets indésirables potentiels plus ou moins fréquents, probablement variables selon chaque vaccin et chaque individu. Il faut aussi bien être conscient que comme toute classe de médicaments, il n'y a pas un vaccin mais des vaccins différents et que l'on ne peut pas bannir tous les vaccins ni forcément recommander tous les vaccins, chacun d'entre eux ayant une indication propre.
      En plus de la valence vaccinale responsable du déclenchement de la réponse immunitaire protectrice, il y a le plus souvent des produits ajoutés que vous signalez à juste titre. L'aluminium est un adjuvant qui majore le potentiel immunitaire de la valence vaccinale. Il est présent actuellement dans presque tous les vaccins sauf les vaccins vivants atténués (ROR, BCG, rotavirus) et certains autres (grippe, Haemophilus...). Il est très probablement responsable d'une affection neuro-musculaire chronique, la myofasciite à macrophages qui a été décrite quasiment uniquement chez l'adulte. Les cas publiés chez l'enfant sont rarissimes et certains douteux. On peut donc utiliser ces vaccins chez l'enfant même si une alternative sans cet adjuvant serait très souhaitable, mais ce choix est désormais impossible. On peut se contenter d'en limiter le nombre.
      Le phénoxyéthanol est un conservateur dont la présence dans les cosmétiques est limitée par la pharmacovigilance. On peu effectivement se demander ce qu'ils viennent faire dans certains vaccins (la gamme Sanofi Pasteur essentiellement), surtout que leurs équivalents n'en contiennent pas. On peut donc l'éviter.
      Si l'on veut protéger son enfant contre des maladies potentiellement graves et ainsi évitables, le choix minimum actuel me parait être l'association pentavalente (DTCoqPolio+Haemophilus) commercialisé sous le nom d'Infanrix Quinta, vaccin qui dans mon expérience est très bien toléré. Le seul inconvénient actuel est sa difficulté d'obtention du fait d'une rupture d'approvisionnement entretenue par le laboratoire producteur qui préfère vendre son vaccin hexavalent (Infanrix Hexa). Voir réponse suivante sur les modalités d'obtention.
      Si vous souhaitez ne faire que le minimum légal, c'est un association triple (DTPolio) en sachant que le vaccin DTPolio sans aluminium n'est plus disponible depuis 2008.

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  26. J'ai réussi par miracle (et après appel de 45 pharmacies) à trouver un Infanrix Quinta et à faire vacciner mon fils il y a quelques semaines. Je suis maintenant à la recherche de la deuxième injection. Les pharmacies que j'ai appelées pour le moment n'ont ni le Quinta, ni le Tétra. Dans le cas où je tarderais à trouver une des deux présentations, quel est le délai maximum entre les deux premières injections pour que l'enfant soit correctement protégé? Merci pour cet article et pour vos réponses qui nous éclairent enfin.

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  27. Il existe effectivement depuis la fin 2014, une pénurie persistante des vaccins tétravalents (DTCoqPolio) et pentavalents (DTCoqPolio+ Haemophilus Influenzae) que le laboratoire producteur (GSK) distribue en priorité aux pays où la vaccination contre l’hépatite B n’est pas systématiquement réalisée chez le jeune enfant. Cette pénurie « organisée » arrange plutôt le Ministère de la santé qui recommande fortement la pratique systématique de la vaccination contre l’hépatite B dès le plus jeune âge. Elle est également bénéfique pour l’industriel puisque ce vaccin est vendu plus cher que les autres.
    Il est cependant possible de contourner cette vente forcée. Il suffit qu’un médecin contacte le laboratoire GSK soit par fax (01 39 17 84 45) soit par mail (diam@gsk.com). Il envoie une ordonnance en notant le vaccin souhaité, quadrivalent (Infanrix Tétra) ou pentavalent (Infanrix Quinta) avec le prénom du nourrisson et la première lettre du nom, sa date de naissance. Un courrier accompagnera cette ordonnance indiquant le motif de cette demande d’exception (refus des parents du vaccin contre l’hépatite B, antécédent familial de pathologie auto-immune par exemple), le nombre de doses désirées ainsi que les coordonnées de la pharmacie où les parents souhaitent que les vaccins soient livrés.
    A signaler que ces vaccins contiennent tous de l’hydroxyde d’aluminium. Mais il n’existe plus malheureusement d’alternative puisque le vaccin DTPolio sans cet adjuvant a été retiré du marché depuis juin 2008, sous des prétextes fallacieux.

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  28. Ma fille a 2 mois et sera gardée par une assistante maternelle à ses 4 mois. Pensez vous nécessaire de lui faire le Prévenar ? Si oui, je souhaite répartir ses vaccins pour commencer, un à 3 mois et un à 4 mois. En premier mieux vaut faire l'Infanrix ou le Prévenar? Et comment se répartissent les injections suivantes ? Merci pour votre disponibilité et vos réponses

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    1. Bonjour. Vous avez raison de vouloir décaler les premières injections de vaccins en fonction du risque un peu plus notable en cas de contacts de votre fille avec d'autres personnes ou enfants du fait de sa mise en nourrice. Vous pouvez commencer par l'Infanrix Quinta car il contient une valence contre les infections à Haemophilus Influenzae qui me semble la plus utile à cet âge (en connaissant les difficultés d'approvisionnement et les moyens d'y pallier évoqués dans la question précédant la vôtre). Le mois suivant, soit à 4 mois, le vaccin Prévenar peut ensuite être débuté. Le second vaccin Infanrix pourra alors être réalisé vers l'âge de 5 mois et le second Prévenar donc vers 6 mois. Les deux rappels peuvent être programmés ensuite, toujours séparément, entre 6 et 12 mois plus tard.

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  29. Bonjour. Mon fils a eu Infanrix Hexa à 2 mois et à 4 mois. C'est après que j'ai découvert avec stupeur qu'il y avait l'hépatite B dans ce vaccin...
    Je dois faire le rappel de 11 mois. Que dois-je faire ? On me dit que, de toute façon, le "mal" est fait et qu'il ne sert à rien de passer au Quinta pour le rappel. Je ne sais plus quoi penser.
    Merci

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    1. Bonjour. Vous n'êtes malheureusement pas le seul à découvrir avec surprise ou stupeur que votre enfant a été vacciné contre une infection que vous ne souhaitiez pas réaliser, par déficit d'information du médecin qui vous a prescrit ce vaccin sans vous informer sur ce qu'il contenait, ce qui est contraire à la déontologie médicale.
      Il vous reste le rappel à faire, non pas à 11 mois pile, mais à partir de l'âge de 11 mois, ce qui vous laisse le temps de vous procurer un Infanrix Quinta par un moyen approprié (voir la réponse faite le 2 octobre à un autre parent). Ce n'est pas parce que votre enfant a reçu ses deux premières injections de vaccin hexavalent qu'il est obligé de subir la troisième si vous ne souhaitez pas la faire. Il ne ratera rien.

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  30. Bonjour. Je dois faire vacciner ma fille de 3 mois, avant son entrée en crèche, et je n'ai pu obtenir que le vaccin Boostrix Tétra. Or, concernant ce vaccin, les avis sont partagés et à lire la notice, on ne peut l'utiliser qu'à partir de 4 ans. Pouvez-vous me dire, svp, s'il y a un risque que je fasse vacciner mon enfant avec le Boostrix Tetra ? En vous remerciant de votre réponse

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    1. Le Boostrix Tétra est un vaccin DTCoqPolio destiné normalement aux injections de rappel chez l’enfant plus âgé. Sa différence tient au fait que les valences de la diphtérie et de la coqueluche sont à des taux moins élevés que dans l'Infanrix Tétra ou le Tétravac. Il risque donc d'être moins efficace pour la protection de votre enfant sauf si, au lieu de réaliser deux injections à 2 mois d'intervalle plus un rappel 6 à 12 mois plus tard, vous prévoyez de programmer trois injections espacées de 1 à 2 mois chacune plus un rappel environ une année plus tard (comme dans l'ancien calendrier vaccinal). Vous pourriez intercaler ces injections avec trois vaccins contre l'Haemophilus Inluenzae commercialisés sous le nom d'Act-HiB).

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  31. Mes deux garçons de 8 et 10 ans n'ont pas reçu leurs rappels de DTPolio dans les temps, suite à leur primo-vaccination (retard de un à deux ans).
    Aujourd'hui, le seul vaccin disponible contient l'hépatite B. J'envisage plutôt de leur faire administrer le Boostrix uniquement. Cependant, je me pose la question de l'utilité des rappels en dehors de la primo-vaccination. Ne reste-t-on pas immunisé ? Peut-on se passer des rappels de DTPolio pour éviter les multiples injections d'aluminium dans l'organisme ?
    Nous allons tous les ans en Afrique du Nord et parmi les membres de ma belle-famille, une personne est atteinte par l'hépatite B et une autre est "porteuse saine" (elle a des anticorps de l'hépatite B donc je crois qu'on dit porteur sain ?).
    La pédiatre, sachant cela, m'a dit qu'il n'y avait "pas de question à se poser" et que tous mes enfants (j'ai aussi une fille de deux mois) et nous parents, devions être vaccinés. Mon pharmacien m'a dit que l'hépatite B se transmet également par la salive... Qu'en pensez-vous ? Vacciner mes enfants est-il réellement utile si le virus ne se transmet que par voie sanguine et sexuelle ?
    Merci pour votre investissement.

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    1. Vous avez raison de choisir de réaliser un rappel par le vaccin DTCoqPolio (commercialisé sous les noms de Boostrix ou Répévax). Du fait de la carence actuelle des autres vaccins, ce choix est d'ailleurs validé par les autorités de santé. La seuls différence est un taux un peu moins élevé en antigènes coquelucheux et de la diphtérie. Mais pour un rappel, même un peu tardif, cela suffit à relancer l'immunité et le développement d'anticorps protecteurs. Pour la suite, dans les années qui suivent, si l'on veut éviter des rappels itératifs et systématiques, il est possible de s'assurer de son immunité par un dosage sanguin du taux des anticorps post-vaccinaux.
      Pour ce qui est de l'indication de la vaccination contre l'hépatite B du fait d'un séjour ponctuel auprès d'un membre de la famille porteur chronique du virus, celle-ci me parait très discutable si l'on respecte des conditions d'hygiène correctes. Comme vous le dites la contamination se fait par voie sexuelle et sanguine. La question du mensonge de la contamination salivaire a été traitée sur ce blog ( http://pediablogdlh.blogspot.fr/2013/10/hepatite-b-le-mensonge-de-la-salive_6.html ) que vous pourrez conseiller à votre pharmacien. Les seuls cas de contamination intra-familiale sont décrites lors de cohabitation prolongée et habituelle (contamination dite "sous le toit") du fait probablement de pratiques à risques occasionnant des micro-saignements (partage de brosses à dents, de rasoirs, plaies cutanées non soignées, scarifications...) surtout si le porteur chronique est porteur d'ADN viral.

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  32. Mon fils de 11 mois a déjà reçu deux injections d'Infanrix Tétra, mais impossible de faire la troisième injection à cause des ruptures de stocks.
    Que dois-je faire ? Puis-je repousser encore de plusieurs mois cette vaccination (pour information la dernière injection date d'avril 2015) ?

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    1. Il est actuellement possible d'obtenir un vaccin directement auprès du laboratoire producteur (GSK) à titre de "dépannage" comme le précisent les correspondants de ce fabricant.
      Il faut demander à un médecin d' envoyer par fax ou par mail une ordonnance précisant le prénom du nourrisson et la majuscule du nom, la date de naissance, le motif de la demande et le nombre de doses souhaitées. Il faut également indiquer les coordonnées de la pharmacie où les vaccins seront livrés. Cette ordonnance et ce courrier doivent être transmis par fax (01 39 17 84 45) ou par mail (diam@gsk.com).
      Si on y met les formes, cela fonctionne.


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  33. Ma fille a reçu son rappel Pentavac (3ème dose) il y a 9 jours. Je ne lui ai pas fait le Prévenar au même instant. Y a-t-il un délai à respecter entre le Pentavac et le Prévenar ? Peut on laisser 15 jours d'intervalle ou conseillez vous plus d'un mois ? Par ailleurs, j'ai quand même des doutes au sujet du Prévenar de par les témoignages de parents ayant eu des problèmes avec... Qu'en pensez vous ?

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  34. Vous avez bien fait de ne pas associer le même jour ces deux vaccins. Il est reconnu que cette association donne volontiers plus de réactions immédiates générales (Fièvre élevée, pleurs...). Il n'y a jamais d'urgence, dans un pays industrialisé, possédant un système médical facilement accessible, à se précipiter sur un jeune enfant pour lui injecter de multiples vaccins avec une stimulation immunitaire pas forcément anodine. Vous pouvez donc laisser au moins un mois entre les deux injections, le temps que la réponse immunitaire au vaccin pentavalent soit terminée.
    En ce qui concerne plus particulièrement le vaccin Prévenar, il est sujet assez souvent à des réactions immédiates générales (fièvre élevée, parfois convulsion fébrile, cris persistants, hyporéactivité...), rarement à des réactions allergiques généralisées. Il est donc nécessaire de bien surveiller l'enfant dans les deux jours suivant le vaccin et ne pas hésiter à donner des antipyrétiques/antalgiques (paracétamol, ibuprofène) pour éviter de voir survenir une fièvre très élevée.

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  35. Il est actuellement possible d'obtenir un vaccin directement auprès du laboratoire producteur (GSK) à titre de "dépannage" (comme le précisent les correspondants de ce fabricant). Il faut pour cela demander à votre médecin de contacter votre pharmacie habituelle. Le médecin lui transmet par fax ou par mail une ordonnance précisant le prénom du nourrisson et la majuscule du nom, la date de naissance, le motif de la demande, le vaccin demandé (Infanrix Tétra ou Infanrix Quinta) et le nombre de doses souhaitées. Le pharmacien se met en suite en rapport pour transmettre cette ordonnance et ce courrier au site français de GSK par fax (01 39 17 84 45) ou par mail (diam@gsk.com).
    Le vaccin Boostrix est un vaccin tétravalent (DTCoqPolio) dont les valences pour coqueluche et diphtérie sont moins concentrées. Ce serait un pis-aller à cet âge de la vie, moins efficace et nécessiterait au moins 3 injections au lieu de 2 avec un Infanrix Tétra si vous ne souhaitez faire que ces quatre vaccins.
    Si votre enfant doit être gardé en collectivité, la réalisation d'une protection contre l'Haemophilus Influenzae est très souhaitable. Il faudrait alors demander la délivrance d'un vaccin pentavalent, qui est représenté dans ce cas par l'Infanrix Quinta.
    Le vaccin anti-pneumococcique, Prévenar, est aussi recommandé, surtout chez les nourrissons mis en présence d’autres enfants, en crèche, halte-garderie ou chez une nourrice ayant quatre autres enfants. Il est préférable de ne pas l'injecter le même jour qu'un autre vaccin tétra ou pentavalent afin de diminuer le risque de réaction immédiate très fébrile.

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  36. Bonjour et merci pour toutes ses informations.
    Ma fille de 10 mois à eu deux injections de vaccin Révaxis car nous ne souhaitons pas lui faire les autres valences. Sa prochaine injections est prévue pour mai 2016. Tous les professionneles de santé que j'ai autour de moi (pédiatre, médecin traitant et médecin qui l'a vacciné) m'ont assuré qu'elle serait couverte comme il faut au regard de la loi et que cela ne poserait pas de problèmes pour la collectivité. La médecin de la halte-garderie ne veux pourtant pas valider son inscription, disant qu'elle présente un danger pour les autres enfants. Que puis-je faire et surtout qui dit vrai ? J'ai eu de graves complications après sa naissance et je dois faire de la rééducation en urgence, je ne peux pas l'emmener avec moi aux séances alors que j'ai quitté mon travail pour la garder...La halte-garderie est pour moi indispensable... Je suis désespérée et ne sais plus quoi faire. Merci de votre retour.

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  37. Le vaccin Révaxis que votre fille a reçu à deux reprises est un vaccin qui contient les valences diphtérie, tétanos et poliomyélite qui sont les seules obligatoires au titre de la législation française actuelle. "Les haltes-garderie accueillent les enfants âgés de moins de 6 ans qui sont à jour de leurs vaccinations obligatoires (articles R2324-1 et suivants du Code de la Santé publique). Le médecin de cet établissement fait donc preuve d'un abus de pouvoir, probablement parce qu'il estime que ce vaccin Révaxis est destiné uniquement à des rappels vaccinaux (avec une valence de la diphtérie moins dosée).

    Je vous conseille donc de demander à votre propre médecin de vous délivrer un certificat attestant qu'il a réalisé les deux premières injections vaccinales DTPolio (sans préciser la spécialité) et que l'état de santé de votre fille l'autorise à fréquenter une collectivité d'enfants et qu'elle peut donc séjourner en halte-garderie. En effet selon les textes officiels " Le médecin de l'établissement ou du service établit le certificat médical autorisant l'admission de l'enfant. Toutefois, pour l'enfant de plus de quatre mois qui ne présente pas de handicap et qui n'est atteint ni d'une affection chronique ni d'un problème de santé nécessitant un traitement ou une attention particulière, ce certificat peut être établi par un autre médecin au choix de la famille" (Article R2324-39 modifié par Décret n°2010-613 du 7 juin 2010 - art. 17).

    Vous pouvez dès lors contester la décision du médecin attaché à cette halte-garderie auprès de son (sa) Directeur (trice). Si cela ne suffit pas, le (la) Directeur(trice) est tenu(e) de saisir le Conseil d’Administration du CCAS des éventuels litiges portant sur les difficultés d’application du règlement.

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    1. Bonjour et merci infiniment pour votre réponse. La médecin me dit maintenant que je dois demander à mon médecin qu'il fasse un courrier spécifique au laboratoire afin d'obtenir un Quinta. J'ai vu sur votre post du 23 octobre que c'était effectivement possible. Néanmoins se pose alors de nouveau un problème pour nous: cela nous obligerai à vacciner notre enfant contre deux autres valences qui ne sont pas obligatoires. De plus cela ne reviendrait-il pas à sur-vacciner notre fille qui a reçu deux injections de vaccin Révaxis en septembre et octobre dernier ?
      Nous avons déjà fourni un certificat médical pour l'aptitude en collectivité et le Revaxis est noté sur son carnet de santé mais cela ne lui suffit pas. Ce que j'ai dit au médecin par rapport à la loi ne lui a pas suffit non plus, elle m'a répondu qu'une note de service qu'ils avaient reçu en début d'année spécifiait que les enfants ayant eu le revaxis en primo vaccination n'étaient pas assez couvert et donc non admissibles. Apparement cela serait paru au bulletin officiel...je n'ai pourtant rien trouvé...

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    2. Le médecin de la halte-garderie doit faire référence à l'avis du 25 février 2015 du HCSP (Haut conseil de santé publique) émis à la suite de ruptures de stocks des vaccins combinés et aux tensions d'approvisionnement des vaccins contenant la valence coqueluche. Celui-ci a donc publié des "recommandations" où l'on peut lire page 4 ceci : "Le HCSP rappele enfin que les vaccins contenant des doses réduites d'antigènes diphtérique, tétanique et/ou coquelucheux (dTP, dTcaP) ne doivent pas être utilisés pour la primo-vaccination du nourrisson ni pour le rappel de 11 mois. Ce paragraphe concerne donc les vaccins Révaxis (DTPolio) ainsi que le Boostrix et le Répévax (DTcoqPolio) où la valence diphtérique est effectivement moins dosée. La dose d'anatoxine diphtérique est de 2 unités dans le Révaxis contre 30 unités dans le vaccin Tétravac ou l'Infanrix Tétra.

      Ceci dit, une "recommandation" n'a jamais été une loi ni un décret. Et la législation officielle n'exige que la pratique du vaccin DTPolio. Il n'est nullement écrit d'ailleurs dans cet avis que l'utilisation de ces vaccins à doses réduites en certains antigènes empêchait l'admissibilité dans une collectivité d'enfants.

      Si vous souhaitez négocier avec le barrage administratif de ce médecin , vous pourriez faire réaliser une troisième injection avec un vaccin Infanrix Tétra (DTCoqPolio) afin de majorer le taux d'anticorps contre la coqueluche de votre enfant, en vous le procurant selon la procédure décrite dans le post du 23 octobre ci-dessus que vous avez lu. Ceci n'aboutira pas à une sur-vaccination car c'est ce qui était recommandé chez tous les nourrissons, à savoir la réalisation de 3 injections vaccinales mensuelles dans la première année de vie et qui a été ramené à 2 avec un intervalle plus espacé, deux mois, depuis environ deux années. Vous pourriez donc laisser un intervalle de deux mois entre le second Révaxis et ce troisième vaccin, ce qui donne une meilleure réponse antigénique.

      En dernier recours, il sera toujours possible de faire prélever chez votre enfant un dosage sanguin de ses anticorps anti-diphtérique et antipolio (le tétanos n'étant pas contagieux donc n'entre pas en ligne de compte) environ 3 à 4 semaines après la troisième injection vaccinale.

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    3. Je viens vous donner des nouvelles concernant ma fille dont le médecin de la halte-garderie refusait l'admission car elle a reçu 2 injections de Révaxis et que ce médecin considérait qu'elle n'était pas assez couverte. Nous avons dû lui injecter à contrecœur l’Infanrix Quinta que nous avons pu nous procurer sur ordonnance du médecin en passant commande via la pharmacie. Nous l'avons reçu 15 jours après et il nous a été impossible d’avoir le Tétra ! Nous attendons maintenant que l'admission de notre fille pour janvier 2016 soit confirmée.
      Malgré toutes les démarches que j'ai entreprises ( j'ai vu un Défenseur des droits de l’enfant, deux juristes, un avocat et j'ai notamment pris contact avec une grande association connue pour défendre des cas comme le nôtre) ils nous ont tous répondu qu'il était très difficile de nous défendre car la loi dit clairement que les vaccins considérés comme rappel (Révaxis, Répévax, Boostrix) ne sont pas autorisés pour la primo-vaccination et qu'ils ne venaient en aucun cas remplacer le DTPolio qui n'existe plus. De plus, même si c'est abuser de son pouvoir, c'est le médecin de la halte qui a le pouvoir de décision. En effet, aucune collectivité n'étant obligatoire avant l'école (donc à 6 ans) nous n'avions aucun recours possible. La loi n'est pas claire car elle ne nous offre aucune alternative possible au DTPolio, mais elle ne plus donne pas raison pour autant ! La possibilité que nous avions aurait alors été de changer d'établissement et de nous orienter vers le privé (où c'est plus simple car ils sont moins regardant...), le problème étant qu'habitant sur Paris, les places sont chères et me voici maintenant "fichée" au niveau de mon arrondissement (je rappelle que c'est sectorisé pour le publique) et que le privé est extrêmement cher (nous avons visité une structure qui nous demandait 500€/mois pour un jour par semaine, il faut avancer les frais et la CAF tarde à rembourser, ce qui n'était donc pas possible pour nous fautes de moyens financiers). C'est donc avec beaucoup de colère et de dégoût que je poste ce message car une fois de plus notre santé et celle de nos enfants passe après les intérêts des laboratoires pharmaceutiques...

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  38. Bonjour, ma fille de 8 mois n'a pas encore été vaccinée. Je prévois cependant de la faire vacciner avec un vaccin pentavalent au mois de janvier 2016 car nous prévoyons de faire un voyage de 3 semaines en Colombie, en février. Elle recevra le 2ème vaccin au mois de mars à notre retour. Je voulais savoir si cette première injection suffirait à l'immuniser contre ces maladies, le temps du voyage, ou s'il faudrait prendre d'autres précautions. Merci d'avance

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    1. Bonjour. Une seule injection de vaccin pentavalent ne protège que très partiellement contre les maladies concernées par ce vaccin. Ceci-dit, vous effectuerez un voyage de brève durée et le risque de contracter l'une des infections est nul si vous respectez des mesures d'hygiène (lavage des mains, alimentation cuite, boisson encapsulée, lait maternel ou en poudre pour nourrissons...) et le contact direct et confiné avec des personnes ou des enfants présentant des symptômes infectieux (rhume important, toux troubles digestifs...)
      Par contre , le risque de fièvre jaune (maladie virale contractée en zone endémique par piqûre de moustique) existe en Colombie sauf sur les zones côtières où il est donc fortement conseillé de rester avec votre enfant. Le risque de paludisme est identique, présent dans les zones rurales mais pas dans les zones urbaines (Bogota et sa région). La prévention des piqûres de moustiques est toutefois souhaitable (répulsifs cutanés adaptés à l'âge le soir, moustiquaire imprégnée...)aussi pour le risque de chikungunya.

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  39. Bonjour. Mon bébé de 2 ans doit faire un vaccin Pentaxim mais, seulement il a actuellement un rhume. Est-ce que je dois attendre qu'il guérisse ? Puis-je lui donner de l'Advil juste avant de le faire vacciner pour éviter qu'il ait de la fièvre après le vaccin ?

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    1. Un rhume non compliqué (fièvre, angine, otite...)ne contre-indique pas la réalisation d'une vaccination. Signalez le cependant à votre médecin qui l'examinera avant de pratique l'injection du vaccin.
      Il ne sert à rien d'administrer un médicament antipyrétique juste avant un vaccin. Si la fièvre survient, c'est quelques heures après lorsque le produit absorbé avant sera devenu inefficace. Il vaut donc mieux utiliser ce genre de molécule au moment où cela est nécessaire. Par ailleurs , il est préférable d'utiliser en première intention plutôt du paracétamol qu'un anti-inflammatoire comme l'Advil. Ces molécules sont aussi efficaces pour la décroissance de la fièvre. Enfin cette fièvre ne doit être combattue que si elle est importante ou mal tolérée (pleurs importants et persistants par exemple).

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  40. Sous la contrainte et un manque d'informations préalables, nous avons fait vacciner notre enfant contre l'hépatite B. Il a fait une forte fièvre suite au dernier rappel. Dois-je m'inquiéter d'éventuelles conséquences pour la suite ? Par avance merci pour votre réponse

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    1. Une réaction fébrile immédiate dans les suites d'une vaccination est assez fréquente et habituellement banale. Dans les essais cliniques réalisés avant la commercialisation du vaccin Infanrix Hexa, une fièvre modérée (38°) a été observée chez 30% des enfants et un peu plus souvent, 43,4%%, lorsque le vaccin Prévenar était associé. Une fièvre plus élevée > 39°5 a été relevée chez 1,5% des enfants ayant reçu le vaccin hexavalent seul et 2,6% lorsqu'il était associé au Prévenar.
      Cette réaction fébrile est donc très fréquente et n'a, en elle seule, aucun caractère péjoratif et ne présage aucunement d'effets secondaires ultérieurs.

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  41. J'ai vacciné ma fille à 2 mois avec l'Infanrix Quinta parce que le Tétra est introuvable. Cependant j'ai très peur de continuer la vaccination parce que j'ai lu que certains enfants sont devenu handicapés suite à un vaccin Infanrix Quinta plus Prévenar. Certains sont même morts. Que pouvez-vous me dire par rapport à ces risques? Je souhaite vraiment vacciner le moins possible mon enfant qui ne va pas en crèche et sachant que je suis en congé parental.

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    1. Le vaccin DTCoqPolio+Hémophilus (Infanrix Quinta)peut occasionner un fièvre (38°5)dans les heures suivant son injection. Plus rarement (< 1% des cas), la fièvre peut être plus élevée (40°) et mal tolérée devant être alors combattue rapidement. Dans quelques cas cette fièvre brutale et intense peut déclencher une convulsion fébrile, nécessitant alors une prise en charge hospitalière immédiate. L'association de deux vaccins différents le même jour (Infanrix Quinta ou bien Infanrix Hexa + Prévenar) majore de façon indiscutable la fréquence et l'intensité de cette réaction fébrile. C'est pourquoi il me parait déconseillé d’associer des injections vaccinales différentes le même jour bien que cela soit recommandé dans le calendrier vaccinal officiel.
      C'est ce qui s'est passé chez cette fillette de l'Orne dont la presse a raconté l'histoire dramatique. Elle a présenté une hyperthermie majeure prolongée, non prise en charge, qui a détruit de nombreuses cellules cérébrales et entraîné son décès
      Le vaccin pentavalent Infanrix peut aussi déclencher, du fait de sa valence coqueluche, des réactions générales à type de pleurs intenses persistants ou de malaises avec hypotonie et hypo-réactivité. Ces manifestations contre-indiquent un rappel d'un vaccin coquelucheux ultérieur.
      Pour ce qui est duc as personnel de votre fille, si elle est gardée à domicile avec des contacts très ponctuels et peu fréquents avec d'autres personnes, il est bien sur possible de retarder après l'âge de 6 mois sa seconde injection vaccinale. Il n'y a aucune urgence. Vous pourrez demander de lui faire son second vaccin Infanrix Quinta qui dans mon expérience personnelle est un vaccin très bien toléré. si vous ne souhaitez pas la valence Hémophilus, un vaccin tétravalent (DTCoqPolio) peut être réalisé (Tétravac, Infanrix Tétra) ou à défaut un vaccin tétravalent (Boostrix, Répévax) normalement indiqué pour les rappels à un âge plus élevé car ils ont une concentration en valences diphtérie et coqueluche moins élevée.

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  42. Bonjour, je reviens vers vous car impossible pour moi de trouver un pédiatre qui soit pour la vaccination réfléchie. Ils suivent tous le calendrier vaccinal sans chercher à comprendre ou à expliquer, juste parce que "c'est comme ça".
    Ma fille va avoir 10 mois, elle est gardée en crèche, vaccinée par Boostrix Tétra et Act-HiB. J'aurais voulu savoir si il y avait un intérêt à faire le vaccin Prévenar 13, sachant que j'ai lu que son efficacité était discutée et qu'il est l'objet de beaucoup de polémiques ?
    Et l'utilité du vaccin ROR en étant en collectivité ?

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    1. Le vaccin Prévenar 13 me parait souhaitable chez un enfant en collectivité car le risque est nettement plus important de contracter une infection grave à Pneumocoques dans ces circonstances. L'efficacité du vaccin anti-pneumococcique Prévenar était plus médiocre lorsqu'il s'agissait d'un vaccin à seulement 7 sérotypes. Depuis que 13 sérotypes de pneumocoques ont été inclus dans le vaccin, la fréquence des infections graves à Pneumocoques a globalement décru en France.Sa tolérance est également satisfaisante dans mon expérience et la pharmacovigilance nationale n'a jamais recensé de faits graves indiscutables dans ses suites. Comme votre enfant va avoir bientôt un an, vous pourriez, si vous préférez, attendre son anniversaire car entre un et deux ans deux injections de Prévenar suffisent au lieu de trois dans la première année de la vie.
      Pour le vaccin ROR, comme il n'y a pas actuellement de petites épidémies de rougeole en France comme cela a été le cas, il n'y a forcément d'urgence à réaliser ce vaccin dès l'âge de 12 mois comme cela est recommandé officiellement. Ce vaccin peut très bien être réalisé vers 2/3 ans, avant l'entrée en maternelle. Si par contre un cas de rougeole était décrit dans sa crèche, ce vaccin devrait alors être réalisé très rapidement.

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  43. Mon fils a reçu son premier vaccin (Infanrix Hexa) à l'âge de 2 mois. Nous avons pu observer un véritable changement de comportement dès le lendemain, bébé habituellement calme, souriant, il mangeait bien et avait commencé ses nuits depuis environ 1 semaine. Le vaccin a été administré un mardi, mercredi ce petit bout me fait des siestes " XXL , 3 h. le matin, 4 h. l'après-midi, il boit encore bien mais est un peu hypotonique, semble ailleurs et est moins, pour ne pas dire pas souriant... Tout se complique le lendemain, il ne dort plus de la journée, les biberons sont très pénibles, il semble avoir faim mais à peine la tétine dans la bouche, il la recrache, se raidit, s'agite... De plus, il pleure et pousse des cris comme jamais il ne l'a fait et n'échange plus. Ce phénomène a duré une semaine, d'un jeudi à l'autre ou il ne buvait plus que 40 à 90 ml au mieux 5 fois par jour au lieu de 5 fois 150 ml. Inquiète, je suis retournée 2 fois durant cette période chez le médecin l'ayant vacciné, d'après qui le vaccin n'est aucunement en cause. Ce dernier ne diagnostiquant rien d'anormal en sphère ORL, aucune fièvre post-vaccinale, m'a tout de même envoyé aux urgences après la deuxième visite car les pulsations cardiaques de mon petit étaient trop élevées pour un enfant de cet âge. A l’hôpital, après un ECG et prise de la saturation, tout est rentré dans l’ordre. D'après eux l'augmentation du rythme cardiaque était dû au fait qu'il ne se nourrissait plus assez. J’appréhende énormément le rappel que l'on doit faire le mois prochain, d'autant plus que j'ai rendez-vous le 28 décembre pour l'administration du vaccin Prévenar. Je tiens à vous préciser que j'ai découvert par hasard, en feuilletant le carnet de santé de mon fils que l'hépatite B était incluse dans l'Héxa, mon toubib ne m'en a pas informé. Par contre, je lui avais fait part de ma réticence à la sur-vaccination et nous nous sommes mis d'accord pour alterner Héxa et Prévenar et ne pas faire tout en une fois comme il l'avait prévu. Pensez-vous comme moi que la réaction qu'a eu mon fils peut être due à l'Héxa? Y a-t-il toujours pénurie de Tétra ou Quinta? Seriez-vous en mesure de me diriger vers un de vos confrère ouvert à ce sujet dans mon département (68) ? Je suis inquiète et je vous remercie pleinement par avance.

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    1. Dans la mesure où il n'y a pas d'explication évidence à ce brutal changement de comportement chez votre bébé qui avait été vacciné la veille, on ne peut effectivement pas éliminer une réaction post-vaccinale inhabituelle et prendre des mesures de précaution en lien avec ce doute sérieux. Il devrait y avoir eu d'ailleurs une déclaration d'effet indésirable potentiel auprès de votre centre de pharmacovigilance obligation légale). Les deux valences pouvant être en lien avec ce type de réaction sont celles de l'hépatite B et celle de la coqueluche, toutes deux contenues dans le vaccin Infanrix Hexa. Comme votre enfant n'a aucun risque de contracter un maladie transmise par voie sexuelle ou sanguine à cet âge, il me parait impératif de stopper toute nouvelle injection de vaccin anti-hépatite B. Pour la coqueluche, ce vaccin pourrait être différé de quelques mois et la seconde injection (deux mois après la première) pourrait ne comporter que les valences DTPolio (contenues dans le vaccin Révaxis) avec un vaccin anti-Haemophilus (nom commercial Act-HiB) fait de façon séparée deux semaines après le Révaxis. Un rappel comportant à nouveau la coqueluche (Infanrix Quinta) pourrait enfin être réalisé 9 à 12 mois après la seconde injection, donc dans le courant de la seconde année.
      En ce qui concerne le vaccin anti-pneumococcique Prévenar, il n'y a aucune urgence à le faire dans les circonstances actuelles, surtout si votre enfant n'est pas gardé en collectivité (crèche, halte-garderie). J'attendrais pour ma part de voir comment se sont passées les deuxièmes injections de DTPolio et de vaccin anti-Haemophilus.
      Tenez-moi au courant bien sûr.

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  44. Bonjour et Merci pour toutes les réponses et le temps que vous donnez à chacun.
    Mon fils a 10 mois et il n'est pas encore vacciné. Je ne suis pas contre la vaccination, au contraire, mais je ne voulais pas le vacciner trop tôt, et ne pas lui donner un cocktail explosif. J'aimerais simplement lui faire le DTP. J'ai pris rendez vous dans une PMI afin de lui faire un Infanrix Tétra, le seul qu'il leur reste et difficile à trouver dans ma région. Je voulais savoir si ce vaccin était possible en première injection et à 10 mois au lieu des 16 mois conseillé.
    Pensez-vous que le Prévenar soit également un vaccin important à faire ?
    Merci beaucoup pour votre temps. Bien cordialement.

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    1. Bonjour et merci de vos appréciations positives.
      Le vaccin Infanrix Tétra est un vaccin DTCoqPolio, similaire au vaccin Tétravac. Il a été commercialisé au départ pour les rappels, c'est pour cette raison que la notice préconise de l'utiliser à partir de 16 mois mais il est aussi efficace avant cet âge et vous pouvez donc l'utiliser chez un enfant de 10 mois sans soucis.
      En ce qui concerne l'utilité du vaccin anti-pneumococcique Prévenar, il me parait surtout utile chez les enfants en collectivité (voir ma réponse du 22 décembre). Cordialement.

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  45. Mon fils a 7 mois et je vais le vacciner avec le vaccin a 5 valences. Je souhaitais le faire quand il serait plus âgé. Je me suis enfin décidée et je viens de recevoir le vaccin, avec un bon mois d'attente, car je ne souhaitais en aucun cas faire l'hépatite B. J'ai une question, j'aimerais savoir pourquoi il faut faire 3 injections à un mois d'intervalle pour être immunisé? Peut-on décaler les injections et de combien de mois ? Sommes-nous obligés de faire le rappel à 18 mois ? Pourquoi cette différence dans les rappels entre enfants et adultes (25 ans) ? Peut-on demander à faire un dosage des anticorps pour éviter de faire des rappels inutiles ? J'ai un bac+5 en biologie, donc je connais les mécanismes etc. Je souhaite faire le minimum d'injections possible à mon enfant car je suis contre tous ces vaccins, d'ailleurs je ne souhaite pas faire le ROR. Croyez-vous que ce vaccin est indispensable ?
    Je vous remercie de prendre le temps de nous répondre.

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    1. Depuis un peu plus de deux ans, le calendrier vaccinal officiel ne recommande plus les 3 injections vaccinales de vaccin DTCoqPolio et le rappel un an plus tard, vers 18 mois. L'immunité développée est suffisante avec 2 injections de vaccin séparées de 2 mois la première année puis un rappel réalisé entre 6 et 12 mois plus tard. L'espacement des rappels chez l’adulte est expliqué par le fait que la mémoire immunitaire après plusieurs injections dans l'enfance est plus facilement réactive et que l'on recommande donc à présent un rappel au bout de 10 ans après le rappel fait vers 11-12 ans puis un rappel tous les 20 ans ensuite. Il est sinon bien évidemment possible de réaliser, avant un rappel éventuel, un dosage des anticorps résiduels post-vaccinaux anti-tétanique, antidiphtérique et antipolio pour savoir si le rappel est vraiment nécessaire et ne peut pas être repoussé.
      En ce qui concerne le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole), je pense personnellement utile de le faire, surtout en ce qui concerne la rougeole. Cette infection est dans la très grande majorité des cas bénigne mais des complications sont parfois possibles (surinfection pulmonaire et encéphalite). De plus comme une très large majorité d'enfants est actuellement vaccinée, ceci repousse l'âge de l'éventualité d'une rougeole chez un sujet non vacciné en cas de mini-épidémie et la rougeole est souvent plus intense chez l'adulte que chez l'enfant. Ceci reste ensuite bien sûr un choix personnel.

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  46. Je vous remercie pour votre blog qui nous permet d'avoir de nombreuses réponses sur la vaccination que certains médecins ne prennent pas le temps de nous expliquer.
    Je viens de faire vacciner ma fille de 2 mois avec l'Infanrix Quinta et j'ai expliqué à mon médecin que je souhaitais éviter d'associer le vaccin Prévenar le même jour.Il n'a pas fait de commentaire mais n'a pas eu l'air de me comprendre.
    Je vais reprendre mon travail très prochainement et ma fille sera gardée par une nourrice avec d'autres enfants. Ma question est donc la suivante: est-ce que je peux dès à présent la faire vacciner avec Prévenar sachant qu'il n'y aura qu'un écart de 10 jours entre les 2 vaccins ? Au bout de combien de temps est-on protégé avec ce type de vaccin ?
    Merci par avance de votre réponse. Cordialement.

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    1. Vous avez raison de ne pas vouloir associer les deux vaccins Infanrix Quinta et Prévenar le même jour car la réaction fébrile ou générale risque d'être plus importante. Il n'y a jamais d'urgence à vacciner ainsi contre de nombreuses maladies le même jour. C'est uniquement par mesure de simplification que le tableau officiel des vaccinations recommande de les faire le même jour. Un délai de 10 à 15 jours entre les deux injections est raisonnable afin d'éviter de juxtaposer les réponses immunitaires des deux vaccins.
      Une protection humorale est assurée après la seconde injection de chacun d'eux.
      Bien cordialement

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  47. Bonjour, merci pour vos nombreux conseils très intéressants.
    Ma fille a 11 mois et a reçu à 2 mois l'Infanrix Tétra et le Prévenar puis à 4 mois l'Infanrix Quinta et le Prévenar. Le pédiatre lui a prescrit le vaccin Répévax et le Prévenar pour le mois prochain.
    Mes questions sont les suivantes :
    - n'ayant pas fait vacciner la première fois contre l'Haemophilus mais uniquement la deuxième fois, est-ce qu'elle est quand même immunisée ? Elle était en crèche jusqu'à récemment et est désormais chez une nounou avec deux autres enfants.
    - qu'est ce que le Répévax, est-ce différent de l'Infanrix Tétra et Quinta?
    - enfin y a-t-il des dangers avérés avec le ROR ?
    Je vous remercie grandement et je suivrai votre conseil de ne pas faire le Prévenar le même jour cette fois ci.

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    1. Le vaccin Répévax est un vaccin DTCoqPolio qui et moins dosé pour les valences de la diphtérie et de la coqueluche que les vaccins Infanrix Tétra et Quinta. Mais comme il s'agit pour votre enfant d'un rappel, il peut suffire à assurer une production d'anticorps protecteurs. Il serait prudent de faire un second rappel supplémentaire ensuite environ un an plus tard.
      Votre enfant n'a reçu qu'une seule injection de vaccin contre l'Haemophilus (contenu dans l'Infanrix Quinta). Elle n'est donc pas protégée actuellement. Il serait dont utile de vous faire prescrire ce vaccin qui existe isolément sous le nom d'Act-HiB. Il pourrait être fait le même jour que le Répévax. Et le vaccin Prévenar pourrait alors être décalé d'un ou deux mois plus tard.
      Enfin le vaccin contre rougeole-oreillons-rubéole (ROR) est un vaccin efficace et bien toléré qui peut être réalisé à l'âge d'un an passé. La suspicion de déclenchement par ce vaccin d'autisme qui avait été lancée par un chirurgien anglais (Dr Wakefield) a été totalement démentie par d'autres études. Il a été prouvé que ce médecin avait truqué ses résultats, son article a été retiré du journal Lancet où il était paru (ce qui est exceptionnel) et il a été interdit d'exercer la médecine en Grande-Bretagne. Il sévit aux USA désormais, poursuivant ses allégations.

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    2. Merci beaucoup pour votre réponse et cet éclairage!
      J'ai pu lire une de vos réponses autour du ROR et je vais attendre l'entrée en maternelle. Cela nous rassure.
      N'est-il pas mieux que le pédiatre lui prescrive directement l'Infanrix Quinta? Est-ce possible ou faut-il un vaccin moins dosé pour ce rappel, cela éviterait le rappel préventif l'année suivante et il y aurait l'Haemophilus)?

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    3. L'idéal serait effectivement que votre pédiatre vous prescrive un Infanrix Quinta (DTCoqPolio+Haemophilus) à la place du Répévax + ActHiB. Ce serait l'idéal mais il faut respecter tout un protocole de demande par fax au laboratoire GSK via le Pharmacien et cela reste encore aléatoire (voir ma réponse du 23 octobre 2015 à ce propos.

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  48. Je suis contente de trouver un professionnel de la santé disponible pour répondre aux questions des internautes. Merci de votre aide. Mon bébé, âgé de 9 mois et demi, a reçu sa première injection d'un vaccin hexavalent il y a trois jours (je n'ai pas eu le choix, cela fait trop longtemps que j'attends un vaccin sans l'hépatite B en vain; il n'y a que l'Infanrix Hexa de disponible dans ma région).
    Une question me taraude: je pensais que l'obligation vaccinale avant 18 mois était accomplie après deux injections, mais je viens d'apprendre que le rappel (3ème injection) en fait partie aussi. Est-ce que je vais être hors la loi étant donné que je dois attendre un an avant de pouvoir faire ce rappel et donc les 18 mois de mon fils seront largement dépassés? Que puis-je faire? Qu'est-ce que je risque dorénavant?
    Bien à vous,
    Une maman inquiète

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  49. Bonjour. en ce qui concerne l'obtention "en dépannage" d'un Infanrix Quinta (sans la valence de l'hépatite B), vous pouvez essayer en suivant la procédure indiquée sur ma réponse du 23 octobre plus haut. Cela fonctionne encore à condition de trouver un médecin prêt à vous le prescrire et un pharmacien qui soit d'accord pour transmettre cette demande par fax à GSK.
    En ce qui concerne les dates du rappel, celui-ci sera effectivement décalé de quelques mois puisqu'il faut laisser entre 6 et 12 mois après la seconde injection pour que cela soit efficace sur le plan immunitaire. Ceci dit, il est évident que vous ne risquez absolument rien du fait de ce retard de quelques mois. Les parents qui sont ennuyés par l'administration sont ceux dont les enfants n'ont reçu aucune vaccination et qui ont des contrôles lors de l'entrée à l'école (pour laquelle les vaccinations DTPolio sont encore obligatoires, sauf temporairement certificat de contre-indication. Donc aucun soucis...

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    1. Merci infiniment de votre réponse. Me voilà rassurée. Je vais suivre votre conseil pour le Quinta. Je vous tiendrai au courant. Etant donné que la commande du vaccin Quinta peu prendre du temps (prescription du médecin compris, jusqu'à combien de mois après la première injection puis-je attendre avant de faire la deuxième injection ? Est-ce que 2 mois d'écart est une limite à ne pas dépasser ou peut-on attendre plus longtemps?
      Merci.

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  50. Le délai de 2 mois entre la première et la deuxième injection de vaccin Infanrix est un seuil "plancher" et non un "plafond de verre"...Vous pouvez donc dépasser ce laps de temps minimum et ne faire la seconde injection que 3 mois plus tard par exemple sans aucune perte d'efficacité. Cordialement

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  51. Bonjour. J'ai un soucis avec la vaccination de mon enfant; voilà, il a fait sa première vaccination à 5 mois, Infanrix Hexa une première injection. On m'avait dit après un mois de lui refaire une deuxième dose que je n'ai pas faite. Mon enfant a 9 mois, donc je ne sais plus quoi faire. Merci

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    1. Le délai actuellement recommandé entre les deux premières injections de vaccin DTCoqPolio+Hémophilus+Hépatite B (Infanrix Hexa) est de deux mois et non pas d'un mois. Actuellement cela fait 4 mois mais il est tout à fait possible de réaliser cette seconde injection à présent. Lorsqu'il existe un retard dans le calendrier vaccinal, il suffit de reprendre celui-ci à l'endroit où il a été interrompu. Il n'est absolument inutile de tout reprendre à zéro comme cela était dit abusivement il y a quelques années (et que l'on entend encore parfois.
      En second lieu, vous n'êtes pas obligé de poursuivre avec le même vaccin Infanrix Hexa. si vous ne souhaitez pas réaliser la valence contre l'hépatite B, vous pouvez demander à un médecin de vous prescrire un vaccin Infanrix Quinta (DTCoqPolio+Hémophilus) et de le faire commander par votre pharmacien directement auprès du laboratoire GSK. Quelques centres de PMI possèdent également ces vaccins pentavalents et certains médecins acceptent de les faire.

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  52. Merci pour cet article très instructif. Ma fille va avoir 2 mois. Elle a une pharyngite qui persiste depuis 10 jours et elle devrait faire des vaccins la semaine prochaine. Je souhaite reporter mais le médecin qui la suit me dit que ça ne risque rien. Qu'en pensez vous?
    Elle doit faire l'Infanrix Hexa et le Prévenar 13. Je ne suis pas fondamentalement contre le vaccin de l'hépatite b, même si je préférerais qu'elle ait moins de vaccins. J'ai dit à ce médecin que je souhaiterais faire ces 2 vaccins à 1 mois d'écart (pour des diverses raisons dont les réactions et si il y a une, on saurait à quel vaccin elle réagit. Le médecin s'est opposé fermement à ce décalage qu'il ne fallait pas que je m'inquiète de la fièvre car de toutes façons ils donnent automatiquement du Doliprane. Que les vaccins sont obligatoires, que si on l'on décale on ne saura pas où on en est, et que si il y a une réaction c'est dû à la coqueluche. Pourtant les laboratoires stipulent bien que faire les 2 vaccinations simultanément augmente le risque de réactions et qu'elles sont plus fortes. Je suis un peu perdue et inquiète. Que dois-je faire, est-ce que je n'amène qu'un seul vaccin?
    Je tiens à préciser que j'allaite exclusivement ma fille.

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    1. Un vaccination peut être réalisée s'il n'y a pas de maladie infectieuse fébrile en cours. Donc effectivement, si votre fille présente un comportement normal, habituel et n'a pas de fièvre, il est possible de lui faire.
      En ce qui concerne le choix des vaccinations à réaliser, un médecin est là pour vous conseiller et non pas pour vous donner des ordres ou vous menacer. Vous êtes, vous et son père, les seuls responsables de la santé de votre enfant. Les relations entre le médecin et son patient doivent être des relations de confiance et pas un paternalisme autoritaire.
      Si vous pensez donc nécessaire de réaliser le vaccin contre l'hépatite B, c'est votre choix et vous pouvez donc apporter un Infanrix Hexa où cette valence est contenue. Si par contre, vous jugez qu'il est plus prudent, du fait du risque de réaction fébrile plus intense, de ne ne pas associer le même jour le vaccin anti-pneumococcique Prévenar 13, vous avez tout à fait raison.
      Les raisons qui ont été mises en avant pour vous inciter à tout faire en même temps sont inexactes. Le vaccin Prévenar n'a jamais été obligatoire. La réaction fébrile est le plus souvent due effectivement à la valence de la coqueluche, mais il est bien reconnu par le laboratoire dans la notice du dictionnaire Vidal que l'association au Prévenar risque de majorer cette réaction. Par ailleurs il est obligatoire de mentionner chaque vaccin réalisé dans le carnet de santé et il est dont très facile de savoir ce qui a été fait ou non. Il n'y a aucune urgence à décaler ce vaccin d'un mois, ce d'autant que vous allaitez votre enfant ce qui représente le meilleur des vaccins (voire à ce sujet l'article de ce blog " Donnez-moi ce sein que je saurai boire ").
      La solution est donc simple, vous apportez lors du rendez-vous un seul des deux vaccins comme vous le suggérez.

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  53. J'ai lu avec beaucoup d'attention votre article riche et instructif et j'aurais souhaité le lire avant de faire les premières vaccinations de mon fils...
    A 2 mois, il a reçu le même jour Infanrix Hexa, Prévenar 13 et Rotarix. Quatre jours plus tard, au réveil, il avait le regard vide, fixe et ne réagissait à aucun stimulus... Aux urgences, étaient pratiqués divers examens (suspicion de méningite) : Scanner, EEG, ponction lombaire... L’état d’hypotonie de mon fils a duré toute la journée et il n’ a recommencé à répondre aux stimuli que le lendemain de notre arrivée aux urgences.
    Au cours des deux hospitalisations successives (La première de 4 jours et la seconde d’une semaine dans un grand hôpital parisien), tous les examens étaient bons (fibroscopie, Scanner, IRM, EEG, écho abdominale, cardiaque ...) et n’ont rien révélé. Les équipes des deux hôpitaux ont conclu à un problème de reflux. A chaque fois, le lien causal entre l’état d’hypotonie de mon fils et les vaccins ont toujours été catégoriquement exclus. Je précise qu’il n’y pas d’antécédent d'épilepsie dans nos familles.
    Nous avons néanmoins décidé de poursuivre nos recherches et nous avons contacté des spécialistes des vaccinations. Il nous a (enfin) été indiqué que la vaccination était « très probablement » en cause, et en particulier le Rotarix (hypothèse d’invagination intestinale avancée mais l’échographie abdominale n’a rien révélé...) et le vaccin contre la coqueluche contenu dans l’Infanrix Hexa. Il nous a été néanmoins conseillé de refaire l’Infanrix Hexa (« vous n’avez pas le choix ») puis dans un second temps le Prévenar.
    Nous nous sommes renseignés seuls, également auprès des services de pharmacovigilance de GSK, producteur de l’Infanrix. Nous avons alors été extrêmement soulagés d’apprendre qu’il était possible d’obtenir les vaccins DTPolio et Act-Hib (Haemophilus b) séparément, à condition qu’un médecin en fasse la demande motivée...(pour l’instant, pas question donc de refaire la coqueluche ni l’hépatite B)
    Mon pédiatre a refusé. Je me suis donc retournée vers une autre pédiatre qui nous a écoutés, a pris en compte nos craintes et a reconnu qu’il convenait de faire les vaccins séparément et les a commandés pour nous. Elle préconise de refaire le Prévenar, puis le vaccin Hib puis le DTVvax et Polio (ces deux derniers le même jour.
    Même si de forts soupçons pèsent sur la coqueluche (et pour notre part, nous avons clairement lu que la co-administration des trois vaccins le même jour est aussi une cause possible), nous sommes très angoissés à l’idée de refaire le Prévenar car nous avons lu également sur des sources sérieuses, documents de l'EMA (European Medicines Agency) par exemple, que le Prévenar pouvait également « à lui seul » être responsable de son état d’hypotonie, qui a duré tout de même presque une journée entière. Quel serait le risque en cas de rappel du Prévenar qu’il refasse un état similaire voir pire ? Un état d’hypotonie en cas de première injection peut-il « annoncer » et « dégénérer » en maladie neurologique et surtout, en cas de nouvelle injection ? Pourrions-nous « tester » le niveau de protection de mon fils aux pneumocoques pour vérifier la nécessité de nouvelles injections ? Devons-nous retirer notre fils, âgé aujourd’hui de 5 mois, de la crèche pour limiter les risques ?
    Nous sommes en Ile-de-France et nous avons beaucoup de mal à faire la part de la balance bénéfices/risques car nous ne perdons pas de vue que l’effet secondaire qu’a eu notre fils la première fois est « rare ». Pourquoi en serait-il autrement en cas de seconde injection ?
    Je vous remercie sincèrement et par avance de l’avis que vous voudrez bien nous donner sur notre situation.

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  54. Je vous remercie de votre confiance. Afin de tenter de répondre le plus précisément possible, pourriez-vous me fournir quelques précisions:
    - Votre enfant est-il né à terme et avait-il présenté des problèmes avant sa première vaccination réalisée à l'âge de 2 mois ? Présentait-il par exemple des troubles digestifs pouvant évoquer un reflux gastro-œsophagien (pleurs, toux, régurgitations et rôts incessants...)
    - Comment était-il les trois jours qui ont suivi sa première vaccination et qui ont précédé son épisode d'hypotonie-aréactivité survenu le quatrième jour. Avait-il de la fièvre, des pleurs, des troubles digestifs, des troubles du sommeil, un comportement inhabituel ?
    - Vous parlez de deux hospitalisations. Mais il a bien eu un seul épisode au quatrième jour suivant sa première vaccination ? Aucun autre vaccin n'a été refait depuis et aucun autre épisode similaire non plus j'imagine ?
    Merci de ces précisions importantes.

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    1. J’ai été déclenchée et mon fils est né 2 jours après le terme (né le 12/09/15). A part effectivement des problèmes de régurgitations (pour lesquels le pédiatre nous a fait changer 4 fois de lait... et Allernova avant son épisode d’hypotonie), il allait parfaitement bien et avait bon appétit malgré tout. J’ai essayé tant bien que mal de l’allaiter (l’allaitement correspondait à 1/6 de sa nourriture quotidienne environ) mais j’ai arrêté brutalement dès lors qu’il a été admis aux urgences, le matin de son « malaise » (le 20/11
      /2015). Il a fait ses nuits dès l’âge d’1 mois ½. Il a toujours été très souriant. Bon éveil. Mon fils est dans la courbe haute pour le poids et la taille.
      - La vaccination multiple a eu lieu le 16/11/2015.
      - Du 16/11/2015 jusqu’au 19/11/2015 : pas de fièvre, pas de changement de comportement réellement notable, pas de perte d’appétit, ni de mémoire, de trouble du sommeil. Je ne lui ai administré qu’une fois du Doliprane.
      - première hospitalisation (20/11 au 23/11): Son épisode d’hypotonie est arrivé subitement le matin du 20/11/15 (j’ai dû le réveiller : il s’est mis à hurler, avait le teint « cireux » et le regard vide). Il a été immédiatement hospitalisé le matin du 20/11 et mis sous antibiotiques à titre préventif (suspicion de méningite). Le 21/11, il reprenait « le contact ». Outre les examens dont je vous ai parlé, il a été décidé de le mettre sous Inexium. Nous avions au départ aussi parlé de « malaise vagal » mais il nous a été dit que l’épisode était bien trop long pour confirmer cette hypothèse. Pendant l’hospitalisation, il dormait beaucoup.
      - Entre les deux hospitalisations (du 24/11 au 26/11),la fibroscopie n’a rien révélé (hypothèse de l’œsophagite écartée) mais il était préconisé de maintenir l’Inexium. A notre retour de l’hôpital, il était très fatigué, dormait tout le temps, ne réclamait pas ses biberons, pleurait beaucoup et était inconsolable, mais sans fièvre. Devant la persistance de cet état, nous sommes retournés chez notre pédiatre le 25/11 qui a noté un « contact fluctuant » et nous a recommandé de faire un nouvel EEG (hypothèse épilepsie). Néanmoins, il concluait à un examen clinique normal. Nous avons eu l’impression que tous les effets indésirables « classiques » des vaccins se manifestaient avec du retard.
      - Seconde hospitalisation à Paris (27/11 au 04/12). A notre arrivée, le pédiatre de garde a conclu à un très bon examen clinique et a fait pratiquer une écho abdominale (RAS). Malgré tout, nous avons insisté pour qu’il soit de nouveau hospitalisé afin de compléter les tests déjà faits et comprendre ce qui lui était arrivé. Une pédiatre nous a dit qu’en principe, un bébé « reprenait vite » et la persistance de l’état de fatigue était anormal. Parmi tous les examens pratiqués, tous étaient bons hormis, une hyperactivité vagale « modérée ». Néanmoins, les problèmes de reflux ont été encore avancés tout en indiquant qu’il était très étrange et atypique que l’état d’hypotonie ait été aussi long. Pendant cette seconde hospitalisation, il a « retrouvé » son tonus, mangeait avec bon appétit et souriait beaucoup, de nouveau.
      - Depuis notre retour, mon fils va très bien et évolue très bien. A part un rhume, une double otite, rien à signaler.
      - Aucun vaccin n’a été refait depuis sa 1ère vaccination le 16/11
      - Fin décembre/ début janvier : nous avons entrepris des démarches auprès des spécialistes (Pasteur, Infovac, services de pharmacovigilance de GSK) qui nous ont donc dit ce que je vous ai indiqué à savoir que la vaccination était « très probablement en cause, malgré l’atypie en matière de délai »
      - Les problèmes de reflux pourraient-ils avoir interagi avec les vaccins et amplifié les effets secondaires?
      Nous vous remercions encore beaucoup pour le temps que vous prendrez à examiner notre situation.

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    2. Merci de ces précisions qui permettent, par élimination, de penser que les symptômes présentés par votre garçon entre 3 et 4 jours après une vaccination multiple (Infanrix Hexa + Prévenar + Rotarix) sont en lien avec cette stimulation immunitaire intense. Ceci est décrit dans la littérature médicale internationale sous le vocable de HHE (Hypotonic-hyporesponsive episode) et a été décrit surtout après l'injection de la première génération des vaccins contre la coqueluche (dit à corps entiers) qui étaient beaucoup plus efficaces mais aussi plus réactogènes. La seconde génération de vaccins anti-coquelucheux dits "a-cellulaires" est beaucoup moins source de ce type de réactions post-vaccinales, mais aussi moins efficace dans le temps.
      Le seul fait inhabituel est le délai de survenue de ce malaise qui est habituellement décrit dans les 48 heures qui suivent l'injection du vaccin en cause, ainsi que la durée assez prolongée des son comportement anormal. Mais ceci est anecdotique.
      Je ne crois pas du tout à l'hypothèse d'un malaise de reflux gastro-œsophagien puisque vous dites que votre enfant présentait avant cette vaccination des régurgitations simples sans phénomènes douloureux (sommeil normal) et que la fibroscopie n'a révélé aucun signes d’œsophagite.
      Que faire pour la suite des vaccinations ? Bien que le risque de récidive soit faible, il n'est pas nul et je pense qu'il serait plus prudent, d’abord de dissocier les vaccinations et d’éliminer les principaux suspects de ce type de réactions, à savoir le vaccin de la coqueluche et le vaccin anti-pneumococcique Prévenar 13 ainsi que le vaccin contre l'hépatite B qui ne sert absolument à rien à cet âge de la vie. Vous pourriez donc commander auprès du laboratoire Sanofi, par l’intermédiaire de votre médecin, un vaccin diphtérie-tétanos (DTVax) et un vaccin anti-poliomyélite (Imovax Polio) et vous procurer en pharmacie le vaccin contre l'Haemophilus Influenzae (Act-HiB) puis réaliser ces vaccins de façon dissociée et espacée (au moins 15 jours entre chacun d'eux.
      Dernier point qui me semble primordial : est-ce que cet effet secondaire a été déclaré à la pharmacovigilance de votre CHU par les médecins qui ont pris en charge votre fils ? Probablement pas car cet aspect des effets indésirables des vaccins se doit d'être volontiers minoré ou ignoré afin de ne pas donner une mauvaise image des vaccinations en général. Sachez que vous pouvez déclarer vous-même cet accident sur le site de la pharmacovigilance nationale ANSM (http://ansm.sante.fr/)afin qu'il puisse rester en mémoire dans la banque de données européenne.


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    3. Encore un grand merci Docteur pour votre réponse claire et précise. Nous allons suivre vos recommandations.
      J’ai bien noté :
      - d’une part, que vous recommandiez de faire chacun des 3 vaccins en 3 temps, séparés de 15 jours minimum (il nous a été proposé de refaire le DTvax et la Polio en même temps mais nous pensons comme vous qu’il est préférable de les dissocier également) et
      - d’autre part, que le Prévenar 13 pouvait également être incriminé concernant la réaction de notre fils (ce qui ne nous avait pas été clairement indiqué jusqu’à présent mais ce qui va dans le sens de ce que nous avons lu des notices concernent les effets indésirables du vaccin, indépendamment d’ailleurs du fait qu’il ait été administré avec d’autres vaccins.
      Je me permets de vous poser deux dernières questions (relativement liées):
      1. Aurait-il été possible, d’adopter pour le Prévenar 13, la même logique que celle adoptée pour les vaccins contenues dans l’Infanrix Hexa, à savoir, dissocier et recevoir successivement les 13 sérotypes contenues dans le Prévenar (ce qui permettrait d’éviter une stimulation immunitaire trop importante)?
      2. Compte-tenu des modes de transmission des Pneumocoques contre lesquels le Prévenar 13 protège, quels seraient, hormis le vaccin, les autres moyens de protection contre les pneumocoques ? A cet égard, je suppose qu’il serait plus prudent de retirer notre fils de la micro-crèche où il est gardé ? Sur les 11 autres enfants qui sont gardés, nous sommes presque sûrs (mais allons le vérifier) qu’ils ont tous été vaccinés par le Prévenar.
      Un enfant qui a reçu le Prévenar peut-il être « porteur sain » d’un pneumocoque et transmettre les maladies contre lesquelles ce vaccin protège ?
      Concernant la déclaration de pharmacovigilance, vous avez tout à fait raison… Nous nous sommes renseignés et c’est effectivement nous qui nous sommes chargés de faire la déclaration.
      Encore un grand merci pour votre écoute et vos précieux conseils.

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    4. La réaction survenue chez votre enfant peut être liée à la vaccination Prévenar. Une observation chez une enfant turc est décrite à cette adresse http://www.turkishjournalpediatrics.org/?fullTextId=1368&lang=eng
      Par ailleurs, il n'est pas possible de dissocier les 13 valences différentes de ce vaccin anti-pneumococcique.
      En ce qui concerne le risque de contagion par un pneumocoque, le fait que les autres enfants de la micro-crèche soient vaccinés a effectivement un effet protecteur pour votre garçon? C'est le principe de l'immunité de groupe ou de "troupeau" ce qui est moins élégant. Cependant le risque de contagiosité n'est pas non plus totalement écarté pour cela puisqu'il existe d'autres sérotypes de pneumocoques qui ne sont pas contenus dans le Prévenar 13 (qui n'en contient que 13, les sérotypes en principe les plus agressifs) et que des échecs de la protection vaccinale par le Prévenar ont aussi été décrits.

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    5. Je fais suite aux longs messages que je vous avais laissés le 18 février dernier et aux réponses très claires que je vous remercie encore de m'avoir données. Comme je vous l'avais dit, mon fils va recevoir le DTPolio en HDJ (programmée ce mardi) compte-tenu de ses précédents.
      La pédiatre de Sanofi-Pasteur m'a dit avoir fait venir le DTP du...Canada! Apparemment, elle n'a pu les obtenir auprès de Sanofi France. Ma question est peut être stupide mais ce vaccin DTP qui vient de l'étranger (j’ignore le labo fabriquant) peut-il être différent du DTP qu'il avait reçu la première fois (et qui était contenu dans l'Infanrix Hexa)? Le cas échéant, quelles seraient les conséquences ?
      Par ailleurs, je suis avec beaucoup d'attention les derniers commentaires que vous avez laissés, en particulier celui laissé hier le 9 avril et qui fait état des derniers chiffres concernant les infections contre lesquelles le vaccin HIb et le Prévenar 13 protègent. Ces chiffres m’ont rassurée même s’il ne s’agit que de moyennes qui varient selon divers critères comme la géographie, l’allaitement...
      Pour rappel, mon fils est en micro-crèche (11 autres enfants) et après vérifications, "presque tous" les enfants ont reçu le Prévenar 13 et l'Infanrix Hexa. Je me pose encore beaucoup de questions sur les bénéfices de ces 2 vaccins concernant mon fils compte-tenu de son épisode d’hypotonie survenu 3 jours et demi après avoir reçu l’Infanrix Hexa, le Rotavirus et le Prévenar 13, le même jour. A cet égard, j’ai lu que vous aviez indiqué que la pharmacovigilance n’avait pas relevé de pathologie post-vaccinale émergente suite au Prévenar 13.
      Afin de décider de ce qui est le plus opportun, quitte à envisager le possible retrait de la micro crèche, j’ai demandé à mon pédiatre s’il était possible de « tester l’immunité » de mon fils qui a tout de même eu les premières injections. Il m’a donné une ordonnance indiquant de réaliser « les sérologies vaccinales pneumocoques, DT Polio, Coqueluche » (mais pas HIb). Pensez-vous que ce test sera probant ? Je l’ai demandé « dans le doute » car il a plus de 6 mois aujourd’hui et la Pédiatre de Pasteur m’avait dit qu’avant cet âge, les résultats ne seraient pas très concluants. Merci encore pour tout.

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  55. Mille mercis pour votre blog, j'aurais tellement aimé le découvrir il y un an... Mon petit garçon va avoir un an dans 3 jours. Il a été vacciné avec Prévenar et Infanrix Hexa le même jour (et j'ai découvert ensuite que le vaccin comportait l'hépatite B...), à l'âge de 2 mois. Le matin et l'après-midi même, il a commencé à avoir des troubles du sommeil qu'il a toujours 10 mois après. Depuis ses vaccins, il a eu des pleurs persistant pendant environ 1 mois et demi uniquement le jour. J'ai fait la déclaration d'effet secondaire au laboratoire GSK qui m'a dit que cela arrivait, qu'ils ne savaient pas pourquoi ni quoi faire... En parallèle et même si les pleurs se sont calmés, il a de grosses difficultés pour s'endormir et se réveille à chaque fois en pleurant, voire en hurlant au bout de 25 à 45 minutes donc il n'est pas reposé. En conséquence, il est toujours fatigué et pleure beaucoup. Je suis allée une première fois à une permanence de pédiatre et on m'a dit que cela ne pouvait pas être le vaccin. Je suis allée aux urgences quelques temps après, l'interne à d'abord dit que c'était des "caprices" (à 2 mois !), puis le pédiatre que c'était des coliques. Je sais que ce n'est pas ça puisque c'est arrivé d'un coup et la marraine de mon fils, qui a eu des bébés avec des vrais coliques, ne reconnaissait pas du tout les symptômes. Ils ont aussi sous-entendu que comme j'élève mon fils seule, c'était de ma faute s'il pleurait. Aussi incroyable que cela puisse paraître, on m'a souvent répété que cela devait venir de ma fragilité (avant que mon fils se fasse vacciner, j'étais pourtant parfaitement bien dans ma tête...) et que je devais consulter un psychologue. Je vous passe les autres visites aux urgences ou chez le neurologue ou j'ai eu le droit au RGO (reflux gastro-oesophagien) et encore aux coliques (le traitement pour le RGO n'a rien donné bien sur!). Je pense que vous savez comme c'est difficile de s'occuper d'un bébé qui pleure tout le temps et qui ne dort pas, la nourrice a d’ailleurs démissionné (je ne lui en veux pas, je sais ce que c'est). Je suis donc allée dans un CAMPP en commençant à croire que c'était de ma faute. La psychologue et la psychomotricienne ont toutes les deux conclu que mon fils ou moi n'avions pas de problème particulier, sauf une petite peur de l'autre pour mon fils mais qui ne l'a pas empêché de très bien s'adapter à la crèche. Le médecin généraliste qui suivait mon fils m'a quand même recommandé de poursuivre les vaccinations. Donc à 6 mois nous avons fait le DTCoqPolio et les symptômes ne se sont pas aggravés. Mais j'ai revu la pédiatre il y a quelque temps (celle qui avait diagnostiqué les pleurs persistants dûs aux vaccins) et elle me recommande, comme mon fils va maintenant à la crèche de faire DTCoqPolio, Act-HiB et Prévenar. J'aimerais votre avis. Je ne suis pas à la base contre les vaccins (je suis allée faire vacciner mon fils à 2 mois en toute confiance d'après les recommandations, confiance que j'ai complètement perdu) mais je vois mon fils mal depuis bientôt 10 mois sans avoir aucune réponse et le corps médical ne faire aucun cas de notre situation. Je ne veux donc pas prendre de risques mais je souhaite le protéger. Merci d'avance pour vos précieux conseils et pardonnez-moi pour le roman mais je crois que cela me fait du bien de l'écrire et d'avoir lu d'autres témoignage de parents dont les enfants ont eu des problèmes post-vaccinaux.

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  56. Je serais intéressé d'avoir quelques renseignements complémentaires sur les pleurs de votre enfant. Vous confirmez qu'il a d'abord pleuré souvent durant un mois 1/2, uniquement la journée, après sa première injection de vaccin hexavalent associé au Prévenar. A cette époque il ne pleurait donc pas la nuit. Quelle était la chronologie des pleurs, par rapport à l’alimentation par exemple ? Est-ce que ces pleurs survenaient avant l'endormissement ou pendant la phase de sommeil diurne ? Quel type d'alimentation a-t-il reçu ? Est-ce qu'il y avait d'autres symptômes que ces pleurs (difficultés alimentaires, toux, rôts, selles anomales, eczéma...) Est-ce que ces pleurs étaient atténués ou calmés par une position particulière, le portage, un antalgique (paracétamol par exemple) ? Est-ce que l'on voyait une réaction locale autour d'un point d'injection du vaccin ?
    En ce qui concerne ses pleurs nocturnes apparus un peu plus tard, pourrais-je savoir ce qui les apaise partiellement ou totalement ?
    Merci de ces précisions.

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    1. Je me suis mal expliquée. Mon fils n'a jamais eu de pleurs la nuit, il a fait ses nuits à 6 mois. Le jour du vaccin ont commencé les pleurs persistants et inconsolables, ceux-ci ont duré environ 1 mois et demi. Donc jusqu'à ses 3 mois et demi environ. Depuis, les pleurs se sont calmés, mais il a toujours les même difficultés de sommeil c'est à dire qu'il s'endort difficilement (il peut pleurer 15 min avant de s'endormir et si quelque chose le réveille il ne parvient pas à se rendormir) et il se réveille au bout de 25 à 45 min en pleurant voir en hurlant. Les pleurs n'avaient pas de lien chronologique avec la prise de biberons. Il a été allaité pendant 1 mois exclusivement (j'aurai aimé continuer mais j'ai eu des crevasses très douloureuses) et 15 jours mixte. Il a d'abord eu du Milumel mais il lui faisait mal au ventre puis Gallia qui lui convenait parfaitement. Il n'a jamais eu de reflux, sa prise de poids était conforme, pas de toux, rots normaux, il a un peu d'eczéma mais seulement depuis 1 mois. Rien de le calmait pendant cette phase de pleurs et il se réveillait de la même manière qu'il soit dans son lit, dans mes bras, dans la voiture, dans la poussette ou dans le porte bébé. J'ai essayé de lui donner du Doliprane comme me l'avait conseillé la pédiatre et cela n'avait aucun effet. Il n'a pas eu de réaction locale ni de fièvre. Aujourd'hui, les siestes peuvent être de temps en temps un peu plus longues mais ce n'est pas encore la norme. Je suis inquiète parce que vous recommandez le vaccin Prévenar pour les enfants qui vont à la crèche (surtout qu'il y a beaucoup d'enfants dans cette crèche, qu'ils les prennent même malade et que se sont pour la plupart des enfants de personnel hospitalier) mais j'ai peur que mon fils fasse une mauvaise réaction. Est ce que vous pensez que sa réaction est due à l'effet cocktail plus qu'au vaccin en lui même? Merci de prendre du temps pour me répondre et m'écouter.

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    2. Merci de ces précisons. Il serait possible que votre enfant ait présenté une intolérance aux protéines du lait de vache qui se manifeste parfois par des pleurs intenses quotidiens durant la phase de digestion. De plus, ce symptôme est apparu deux semaines après l'arrêt de votre allaitement maternel et vous écrivez alors que "le Milumel lui faisait mal au ventre". Je pense qu'il serait intéressant de réaliser sur 2/3 semaines une éviction totale des protéines de lait de vache (lait au biberon Gallia et laitages à la cuillère) en le remplaçant par un lait de riz (Modilac riz, Physiolac riz, Novalac riz...)
      Ceci dit, l'hypothèse des pleurs persistants liés à cette vaccination multiple (Infanrix Hexa plus Prévenar) n'est bien sûr pas écartée, mais me parait très prolongée dans le temps.
      Pour les vaccinations à venir, vous pourriez les dissocier comme le préconise votre pédiatre. Faire le rappel DTCoq Polio puisque la deuxième injection a été apparemment bien tolérée, puis un peu à distance le vaccin anti-Hémophilus (Act-HiB) et en dernier lieu le second Prévenar 13, surtout si votre enfant est amené à fréquenter une crèche avec de nombreux enfants.

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    3. Encore merci d'avoir pris du temps pour me répondre. Je vais suivre vos conseils et vacciner mon fils en décalé pour limiter les effets.
      Bonne continuation.

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  57. Bonjour. Je suis maman d'un petit garçon de presque 7 mois. Il a été allaité jusqu'à ses 6 mois,et il est gardé à la maison. Je compte l'emmener de temps à autres à des temps parents/bébé à la PMI (1/2 journée par semaine). Dans ce cadre, pensez-vous qu'il soit nécessaire de lui faire le vaccin Prévenar? Je ne suis pas anti-vaccin (il a eu le Pentavac), mais je ne souhaite pas en faire plus que nécessaire.

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    1. Si votre enfant a un contact ponctuel (une demi-journée par semaine)avec un petit nombre d'enfants, le vaccin anti-pneumococcique Prévenar n'est pas forcément utile. Si par contre, ce contact devient plus fréquent dans les mois à venir, il ne sera pas trop tard pour le faire (après l'âge d'un an, deux injections sont simplement recommandées au lieu de trois avant cet âge).

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    2. Merci pour votre réponse! J'ai vraiment essayé de me documenter sérieusement sur ce vaccin, ce qui ne s'avère pas très facile. Chacun cite les sources qui argumentent son point de vue. Ma pédiatre me pousse à le faire au plus vite, même s'il n'est pas en contact avec d'autres enfants. Selon vous, la balance bénéfices/risques est donc en faveur du vaccin? Immuniser contre 13 maladies à la fois n'est-il pas trop agressif pour l'organisme pour de si jeunes enfants? Ne vous inquiétez pas, ce sont les dernières questions que je pose!

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  58. Le vaccin Prévenar 13 ne vaccine pas contre 13 maladies à la fois. Il contient 13 valences assez proches l'une de l'autre de la même famille de germes, des Pneumocoques. Cette immunisation n'est donc pas plus immunologiquement agressive que le vaccin Pentavac qu'il a précédemment reçu et qui contient 8 valences différentes (1 pour diphtérie et tétanos, 2 pour la coqueluche, 3 pour la poliomyélite et 1 pour l'Hémophilus. Son efficacité est démontré par les données épidémiologiques concernant les infection invasives à Pneumocoque qui se sont raréfiées. Je suis donc en accord avec votre Pédiatre sur ces points. La seule divergence est l'urgence de réaliser ce vaccin qui me parait pouvoir être plutôt une urgence différée du fait de la très faible fréquence de contact avec d'autres enfants. Sentiments dévoués.

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  59. Mon fils a 15 mois. Il a eu le Prévenar à 2 mois et à 4 mois. Il n'a toujours pas eu le rappel de Prévenar car il a enchaîne les rhumes.
    Il doit aussi faire le ROR qu'il n'a toujours pas fait non plus. Est-ce plus urgent de lui faire sa 3ème injection de vaccin Prévenar ou son 1er vaccin ROR ? Quel est le délai entre les 2 injections ?
    Merci

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    1. Il est préférable de réaliser la 3ème injection de vaccin Prévenar qui est un rappel. Le risque de contracter une infection à pneumocoques que celui d'être contaminé par un virus de la rougeole. Vous pouvez espacer le Prévenar et le ROR d'au moins un mois. Il n'y a aucune urgence à réaliser ce dernier vaccin.

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  60. Je viens de me rendre compte que le pédiatre de ma petite fille de 7 semaines m'a prescrit le vaccin Infanrix Hexa et le vaccin Prévenar 13 pour ses vaccinations qui devraient avoir lieu lors de la visite des deux mois. J'ai bien lu toutes vos recommandations et je pense me présenter au rendez-vous uniquement avec le Prévenar. Cependant je vis en Martinique et nous souhaitons emmener notre enfant à la mer. Quel vaccin est le plus approprié selon vous ? Merci d'avance pour votre réponse

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    1. Il est préférable de commencer effectivement par le vaccin Prévenar 13 car le risque de contracter une infection à pneumocoques est plus notable que celui des autres maladies. Le contact avec de l'eau de mer ne présente pas de dangers infectieux particuliers, ce sont les eaux stagnantes qui sont potentiellement plus dangereuses.

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    2. Merci pour votre réponse et concernant un autre vaccin, que dois-je demander en prescription ? Très cordialement

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    3. Je considère que le vaccin contre l'hépatite B est inutile à cet âge (contamination par voie sexuelle ou sanguine), que la durée de l'immunité à l'âge adulte, 20 à 30 ans plus tard est incertaine et qu'il existe des effets indésirables rares mais certains.
      Je ne prescrit donc jamais le vaccin Infanrix Hexa (sauf demande parentale) et je vous conseille de vous faire prescrire un Infanrix Quinta (sans l'hépatite B) qui peut être commandé, s'il n'y en a pas en stock ou en PMI, au laboratoire GSK en métropole, via la pharmacie.

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  61. Bonjour. J'ai lu votre blog avec grande attention et vous remercie pour tout le temps que vous nous accordez, parents inquiets que nous sommes. Mon fils de 2 mois va devoir être vacciné dans 10 jours. Actuellement il est allaité et le sera jusqu'à ses 7 mois, date de son entrée en crèche. Notre pédiatre a accepté de nous prescrire l'Infanrix Quinta . Nous acceptons aussi de faire le Prévenar mais de manière dissociée. Nous avons l'intention de n'y aller qu'avec un seul des deux vaccins le jour J puis de faire l'autre 1 mois plus tard. Ma question est la suivante, vous préconisez de faire d'abord le Prévenar puis 1 mois plus tard l'Infanrix. Pourquoi pas l'inverse dans la mesure où l'Infanrix est le seul obligatoire, puis le Prévenar 1 mois plus tard si le premier vaccin est bien toléré? Merci pour votre réponse.

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    1. Bonjour et merci de vos appréciations. Je propose de réaliser le vaccin anti-pneumococcique Prévenar en premier car la fréquence des infections invasives à pneumocoques commence assez tôt. A contrario, si le DTPolio contenu dans l'Infanrix Quinta est effectivement obligatoire, il ne l'est pas à 2 mois pile, mais avant l'âge de 18 mois. Il me semble donc moins prioritaire.

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  62. Mon enfant a 10 mois et va à la crèche. Il a simplement été vacciné avec trois vaccins Révaxis à 2,3 et 4 mois et le sera avec le Tétra (j'ai réussi à me procurer un kit DTP Sanofi!) pour ses 11 mois.
    Mon pédiatre est relativement compréhensif quant à mon souhait de le faire vacciner le moins possible et me conseille vivement, s'il ne devait en choisir qu'un, de le protéger contre la méningite du groupe C avec prescription pour ses 12 mois de Neisvac. Or je vois que vous conseillez plutôt en priorité les vaccins Act-HiB et le Prévenar 13.
    Je ne sais pas s'il vaut mieux lui faire administrer les trois (et si oui en trois fois) ou sinon, le(s)quel(s) serai(en)t le(s) plus adapté(s)?
    Autre interrogation, pensez-vous que le Priorix (vaccin ROR) est un impératif ? Je ne pense pas vu que je ne vous ai pas vu en parler mais je me permets de demander, veuillez m'excusez si je m'écarte du sujet principal.
    Je vous remercie d'avance pour le temps que vous prenez à répondre à toutes nos interrogations de parents inquiets et vous souhaite bonne continuation.

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  63. Votre enfant a donc reçu trois vaccins DTPolio sous forme de Révaxis et il va donc recevoir un rappel par le "kit Sanofi" DT + Polio Imovax (qui n'est pas un vaccin tétravalent mais trivalent, contre diphtérie, tétanos et poliomyélite)
    Pour les autres vaccinations, chez un enfant en crèche, donc plus exposé, je pense utile de le protéger contre les pathologies graves (méningites et épiglottite) à Hémophilus Influenzae b grâce au vaccin Act-HiB) et contre les infections à Pneumocoques invasives (méningites, pneumonie) par la réalisation du Prévenar 13. Les méningites à Hémophilus et pneumocoques étaient et sont encore beaucoup plus fréquentes en France que les méningites à Méningocoque C (C'est surtout le méningocoque B qui est rencontré). C'est pourquoi ces deux vaccins me paraissent plus prioritaires. Il faut sinon bine sûr les injecter de façon séparée comme vous le dites.
    Pour le vaccin contre rougeole-oreillons-rubéole (ROR) c'est la protection contre la rougeole qui est la plus importante mais on ne trouve plus de vaccin contre la rougeole seule, il est obligatoirement vendu avec ceux de la rubéole et des oreillons. Je pense que ce vaccin est aussi utile car la très grande majorité des enfants sont vaccinés en France et l'enfant non vacciné risque de faire une rougeole à l'âge adulte, ce qui n'est pas forcément mieux.

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  64. Ma fille a 3 mois. Le mois dernier, elle a reçu le vaccin Infanrix Quinta et le Prévenar 13 (en même temps). Le mois prochain elle doit normalement recevoir les rappels de ces deux vaccins. Tout d'abord, je ne souhaite pas qu'elle reçoive les deux en même temps, cela fait beaucoup...
    Ensuite je me demandai si le Prévenar est vraiment nécessaire ? J'allaite exclusivement ma fille, elle ne va pas à la crèche et il n'est point prévu qu'elle y aille. Au niveau des sorties, nous allons chez la famille, elle vient avec moi pour les courses et peut-être irons-nous au multi-accueil de notre ville prochainement afin de jouer en dehors de la maison, donc il y aura probablement quelques autres enfants mais nous n'irons probablement que de temps-en-temps... Nous n'avons pas d'autres enfants et elle n'a pas encore de cousins/cousines proches. Qu'en pensez-vous ? Est-ce vraiment nécessaire qu'elle le reçoive ?
    Et d'autre part, (suite à plusieurs recherches) je voulais savoir : ce vaccin est-il réellement bénéfique ? Il protégerait contre 13 valences, mais à priori il existerait un grand nombre de valences pour les pneumocoques et donc il ne protégerait pas en totalité de ce contre quoi il est prévu... De plus, les bénéfices ne sont-ils pas moindres par rapport aux risques que peut engendrer ce vaccin qui contient de l'aluminium)?
    Merci de vos réponses et informations.

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  65. Le vaccin Prévenar actuel ne contient effectivement que 13 valences, mais ce sont celles qui sont responsables de la majorité des infections dites "invasives" (c'est à dire graves) à type de méningite, septicémie ou arthrite purulente. Leur fréquence en France a bien diminué depuis la recommandation de ce vaccin chez le nourrisson. Son efficacité à ce sujet parait donc bien démontrée.
    Par contre ces infections sont nettement plus fréquentes chez les enfants non-allaités et qui sont gardé en collectivité. Le risque pour votre enfant de contacter une infection à l'un de ces germes est donc effectivement très faible. Ce germe se transmet par voie aérienne. En prenant des précautions d'hygiène (lavage des mains, éviction des endroits très fréquentés, mise à distance des enfants ou adultes tousseurs...)et en poursuivant votre allaitement quelques mois, ce vaccin devient alors un peu superflu.

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  66. Suite à vos recommandations très utiles, ma fille de 2 mois et demi a effectué son vaccin Prévenar à 2 mois. J'ai décidé de suivre votre conseil, elle se fait vacciner demain par l'Infanrix Quinta. Je ne souhaite pas qu'elle fasse l'hépatite B si petite. Préconisez-vous quand même le vaccin contre l'hépatite B plus tard ? Si oui, à quel âge ? Je vous remercie.

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  67. Le vaccin contre l'hépatite B est un vaccin efficace et utile dans certaines situations à risque de contracter cette infection qui se transmet (comme le SIDA) par voie sexuelle ou sanguine. Je pense donc qu'il est utile et à recommander lorsqu'un contact avec des produits sanguins est répété (professions médicales et para-médicales, polytransfusés, dialysés rénaux, utilisateurs de drogues injectables...) ou de risques occasionnés par des rapports sexuels à risques (partenaires multiples, rapports non protégés...). Ceci peut donc être décidé à la fin de l'adolescence, en discutant avec celui-ci ou celle-ci des modes de contamination.

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  68. Bonjour et merci pour votre blog. Je suis expatriée au Sénégal et ma fille née en novembre 2013 a eu 3 injections du vaccin Pentaxim à 2, 4 et 11 mois, quand sera le prochain rappel? Je vous remercie par avance.

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    1. Le vaccin pentavalent Pentaxim est l'équivalent du vaccin Pentacoq (DTCoqPolio+Haemophilus) commercialisé par Sanofi. Le premier rappel a été réalisé à l'âge de 11 mois. Le second rappel est conseillé environ 5 ans plus tard avec un vaccin DTCoqPolio sans l'Haemophilus (Boostrix ou Répévax sont les noms des vaccins commercialisés en France)

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    2. Le vaccin pentavalent Pentaxim est l'équivalent du vaccin Pentacoq (DTCoqPolio+Haemophilus) commercialisé par Sanofi. Le premier rappel a été réalisé à l'âge de 11 mois. Le second rappel est conseillé environ 5 ans plus tard avec un vaccin DTCoqPolio sans l'Haemophilus (Boostrix ou Répévax sont les noms des vaccins commercialisés en France)

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  69. ION &amp; PIER22 mars 2016 à 14:21

    Je viens de découvrir ce blog car depuis 5 jours je cherche à m'informer sur les effets secondaires des vaccinations simultanées du Prévenar et de l'Infanrix Hexa. Ma fille de 11 mois a été vaccinée il y a 4 jours et depuis elle vomit tout ce qu'elle mange. Inquiète, j'ai reconsulté. C'est une gastro, le pédiatre n'y voit qu'une malheureuse coïncidence ! Je suis très septique. J'aimerais avoir votre avis. Merci d'avance

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    1. Je ne peux pas faire sérieusement de diagnostic à distance sans examiner l'enfant en question. Je ne peux donc pas vous dire quelle la cause de ces vomissements. Gastro-entérite, pourquoi pas mais est-ce qu'il y a eu un peu de diarrhée ?
      Je ne crois pas du tout au rôle de la double vaccination car ces symptômes digestifs arrivent un peu à retardement. Le principal effet secondaire post-vaccinal est un pic fébrile, parfois important, survenant dans les 24 H qui suivent la double injection vaccinale.
      Cordialement

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  70. Je vous remercie infiniment pour vos articles et pour le temps que vous prenez pour répondre aux questions.
    Nous sommes les parents d'un petit garçon de 4 mois. Sa grand-mère paternelle et son arrière grand-mère paternelle ont et avaient la sclérose en plaques.
    La pédiatre nous a conseillé de faire le vaccin hexavalent et le Prévenar à 2 mois. Nous avons pris conseil auprès de la neurologue qui suit sa grand-mère paternelle et qui nous a dit qu'il n'y avait aucun risque pour un tout petit, étant donné que la gaine de myéline n'était pas constituée (en revanche elle déconseille de faire ce vaccin une fois que l'enfant a atteint 5 ans). Nous avons donc procédé aux vaccins. Seulement, en lisant différents articles sur Internet dont le vôtre, nous nous apercevons que ce vaccin n'est pas sans risque. Nous devons faire le rappel et nous voudrions votre point de vue à ce sujet.
    1) Est-il judicieux de poursuivre la vaccination (hépatite B) étant donné ses antécédents? Est-il vrai qu'un rappel à 11 ans est obligatoire (rappel que nous ne ferons pas)?
    2) Notre enfant est allaité exclusivement et est gardé à domicile. Quelles vaccinations nous conseillez-vous ? Peut-on ne plus faire les deuxième et troisièmes dose de vaccin contenues dans le vaccin hexavalent et le Prévenar et ne passer qu'au pentavalent par exemple?
    3) A quel moment, pensez vous qu'il serait judicieux de faire les deuxièmes doses de vaccin, sachant qu'il est gardé à la maison? Y a-t-il un risque à ne pas suivre les délais entre les vaccins indiqués dans le carnet de vaccination?
    Cordialement

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    1. Le vaccin contre l'hépatite B n'a aucun intérêt à cet âge de la vie concernant une maladie qui se contracte par voie sexuelle ou sanguine. D'autre part, la durée de la protection d'un vaccin fait à cet âge est très imparfaite 20 ans plus tard d'après les publications qui ont étudié les taux d'anticorps résiduels (la moitié des jeunes adultes n'ont plus d'anticorps).
      Je vous déconseille donc de réaliser une nouvelle injection de ce vaccin hexavalent en connaissant de plus les antécédents familiaux de SEP. L'argument de l’absence de myélinisation du jeune enfant méconnaît profondément sa physiologie. Vous pouvez lire à ce propos sur ce blog l'article suivant: http://pediablogdlh.blogspot.fr/p/le-vaccin-la-myeline-et-lenfant.html
      Votre enfant étant gardé à domicile et allaité par sa mère, vous pouvez vous contenter de refaire une seconde injection de vaccin Infanrix Quinta (DTCoqPolio+Haemophilus) avec un rappel ultérieur entre 6 et 12 mois plus tard. Les intervalles indiqués dans le calendrier vaccinal officiel sont indicatifs et peuvent très bien être un peu espacés sans perte d'efficacité.
      En ce qui concerne le vaccin anti-pneumococcique Prévenar, ce type d'infection est nettement plus fréquent chez les enfants non-allaités et qui sont gardés en collectivité. Le risque pour votre enfant de contracter une infection à l'un de ces germes est donc très faible. Ce germe se transmet par voie aérienne. En prenant des précautions d'hygiène (lavage des mains, éviction des endroits très fréquentés, mise à distance des enfants ou adultes tousseurs...)et en poursuivant l'allaitement maternel quelques mois, ce vaccin devient alors un peu superflu. Il pourrait être envisagé un peu plus tard si une garde en collectivité est mise en route. Deux doses suffisent au delà de l'âge d'un an et une seule dose après deux ans.
      Bien cordialement

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    2. Merci beaucoup pour votre message et votre réponse! Nous souhaitons désormais réaliser l'Infanrix Quinta mais celui-ci ne sera disponible qu'en mai-juin et nous ne parvenons pas à l'obtenir plus tôt auprès d'une PMI. Il y aurait donc un intervalle de 4-5 mois entre les 2 vaccins. Cet intervalle n'est-il pas trop long ?

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    3. Vous pouvez essayer e vous procurer à la place du vaccin Infanrix Quinta de GSK, un vaccin Pentavac qui est identique et commercialisé par son concurrent Sanofi-Pasteur-MSD. On commence à en retrouver dans certaines pharmacies.
      Si ce n'est pas possible, vous pourrez réutiliser l'Infanrix Quinta au bout de 4 ou 5 mois après la première injection. Ce délai permettra aussi bien l'apparition d'une immunité post-vaccinale 3 à 4 semaines plus tard et un rappel sera par contre nécessaire 6 à 12 mois après.

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  71. Je suis une maman de deux enfants qui ne sait plus quoi faire, ni qui croire... Mon fils de 2 ans 1/2 a eu son 1er vaccin à 3 mois par une pédiatre, Infanrix Hexa et Prévenar. L'explication autour des vaccins a été succincte (méningite: il faut les faire, mais elle ne m'a pas dit que ce n'était pas obligatoire) et reste l'hépatite B (Vous pouvez le faire maintenant sinon il faudra le faire à l'adolescence, mais il est mieux toléré tout petit). J'ai donc compris que l'hépatite B était obligatoire et moins dangereux si je le faisais maintenant. De plus, suite à sa première vaccination, le lendemain, il n'a fait que de dormir et je ne pouvais quasiment pas le poser sinon il pleurait. J'ai commencé à avoir vraiment peur et à être en colère. Je suis donc allée voir un médecin homéopathe qui, avant la naissance de mon fils m'avait dit de me méfier de ce qu'on allait lui faire comme vaccins. Voilà ce qu'a reçu à ce jour mon grand: à 3 mois Infanrix Hexa + Prévenar, à 6 mois Répevax, à 12 mois 1/2 Répevax. Et c'est tout.
    Maintenant j'ai un deuxième enfant de quatre mois qui est allaité exclusivement au sein et je me pose les questions suivantes:
    1 - Mon grand va rentrer à l'école en septembre, que pensez vous des méningites? J'ai vu que le vaccin contre les pneumocoques était recommandé, sur le site Ameli.fr, jusqu'à 2 ans. Et concernant l'haemophilius, il a déjà eu une dose, que faire? Que pensez-vous du méningocoque?
    Concernant le ROR, je ne pensais pas le faire car il a eu les oreillons et le médecin qui le suit et qui ne vaccine pas par le ROR me dit que la rougeole ce n'est vraiment pas la peine. Voilà que dois-je faire à mon fils avant l'entrée à l'école en septembre ?
    2 - Concernant mon deuxième enfant, il n'a pas encore reçu de vaccins et je ne pensais pas le faire vacciner avant 6 mois? J'ai vu que pour certains vaccins le nombre de doses est moindre passé un certain âge.
    3 - J'ai aussi très peur des adjuvants notamment des sels et phosphates d'aluminium et le polysorbate 20/80 qui semble-t-il, atteignent le cerveau. Je me méfie quand on commence à parler de barrière hémato-encéphalique... Que pensez vous de tout cela?
    Pensez vous que le DTP sans alu va revenir sur le marché comme ont pu le sous-entendre certains médias?

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    1. Tout d'abord, je vous prie de m'excuser pour avoir largement raccourci votre texte mais sa longueur ne permettait pas d'être accepté par le logiciel de ce blog. Je vais donc répondre brièvement aux multiples questions que vous soulevez et cela vous permettra de faire préciser éventuellement dans un autre message un ou deux autres points particuliers si besoin.
      Pour votre aîné, il a reçu 3 DTCoqPolio et devra recevoir un rappel vers l'âge de 6 ans. Il n'est plus nécessaire de réaliser, vu son âge actuel, de vaccins contre pneumocoque et Haemophilus car les infections graves (méningites) dues à ces deux types de germes surviennent surtout dans les 2 premières années de vie. Le vaccin contre le méningocoque C est également superflu, vu son âge et le fait que le sérotype C soit assez rare en France par rapport au sérotype B. Je recommande par contre le vaccin ROR, surtout pour la protection contre la rougeole qui est plus sévère à l'âge adulte.
      Pour votre cadet, débuter ses vaccinations n'est effectivement pas urgent si vous l’allaitez et qu'il n'est pas en collectivité. Vous pourriez programmer, après ses 6 mois, 3 vaccins DTCoqPolio et je conseille pour ma part d'y inclure en plus l'Haemophilus (Infanrix Quinta ou Pentavac) qui est un vaccin efficace et bien toléré. Le vaccin Prévenar est moins utile et peut être décalé après l'âge d'un an, ne nécessitant alors que 2 injections.
      Le problème de l'adjuvant aluminique concerne l'adulte chez lequel il est fortement soupçonné de déclencher une affection dénommée myofasciite à macrophages. En dernier lieu il n'y a pour l'instant aucun argument pour faire penser que le vaccin DTPolio sans adjuvant aluminique ne soit à nouveau remis sur le marché.

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  72. J ai lu votre article avec beaucoup d attention. Je dois faire vacciner mon fils qui va avoir 3 mois avec les vaccins Infanrix Hexa et Prévenar. La pédiatre veut lui faire les deux en même temps mais j'ai décidé d'aller au rdv. avec seulement un vaccin. Je me demande si je dois me procurer l'Infanrix sans l'hépatite B. Peut-on l'attraper par la salive? Mon fils est actuellement sous Gaviscon et Mycostatine, cela pose-t-il un problème pour la vaccination? Mon bébé n'est-il pas trop jeune pour être vacciné en sachant que je le garde à la maison mais qu'il a quand même des contacts réguliers avec l'extérieur? Par quel vaccin me conseillez-vous de commencer Prévenar ou Infanrix ?

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  73. Vous avez raison de vouloir dissocier les deux vaccins Infanrix et Prévenar car les effets secondaires (fièvre, douleurs) sont alors nettement plus fréquent. Il n'y a d'autre part aucune urgence pour le cas personnel de votre enfant (garde à domicile) à réaliser ces deux vaccins simultanément. Vous pouvez commencer par le Prévenar car les infections à pneumocoques peuvent débuter très tôt chez le nourrisson. Un mois plus tard, il sera alors temps de réaliser un premier Infanrix Quinta (sans la valence de l'hépatite B). Ce vaccin est par contre à commander auprès du laboratoire producteur GSK par l'intermédiaire de votre pharmacie qui faxera l'ordonnance (voir la réponse du 23 octobre 2015 à ce propos. L'hépatite B ne s’attrape pas par la salive, mais par voie sanguine ou sexuelle ou encore par transmission mère-enfant à la naissance (voir l'article sur ce blog http://pediablogdlh.blogspot.fr/2013/10/hepatite-b-le-mensonge-de-la-salive_6.html).

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  74. Merci beaucoup pour votre réponse. Cela ne pose-t-il pas un problème de faire le vaccin en sachant que mon fils est sous traitement par Mycostatine et Gaviscon ?

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  75. Bonjour. Ma fille va sur ses 2 mois et je dois lui faire l'Infanrix Hexa et le Prévenar. J'ai bien compris qu'il est préférable de passer à l'Infanrix Quinta et séparer l'injection du Prévenar 13. Cependant je garde ma fille jusqu'à ses 7 mois à la maison, puis elle sera chez une nounou avec deux autres enfants. Mon premier fils rentre à l’école en septembre, donc pas de gros contact possible avec des germes. Du coup, puis-je vacciner ma fille le plus tard possible, à savoir vers ses 6 mois, avant l'entrée chez la nounou et l'entrée de mon grand à l'école, ou bien puis-je attendre qu'elle rentre elle-même à école et de les lui faire un peu avant, vers 2 ans?
    De plus, si elle est susceptible d'aller en piscine ou à la mer (Montpellier, me conseillez-vous de la vacciner plus tôt?
    Concernant l'Infanrix Quinta avec la coqueluche, j'ai lu que l'on pouvait avoir le vaccin coqueluche à germe entier ou acellulaire. Quel sont l'intérêt ou les inconvénients?
    Et concernant ces vaccins avec de l'aluminium, vous précisez plus haut que ce sont des risques pour l'adulte, mais l'aluminium il me semble reste dans le corps et ne s'évacue pas (aucune étude n'a prouvé le contraire). Ne pensez-vous pas que cela puisse avoir des répercutions par la suite sur nos enfants ? De plus, le professeur Joyeux ayant obtenu plus de 1 million de signatures pour le retour des vaccins sans aluminium, ne faudrait-il pas attendre le retour du DTP sans aluminium ?

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    1. Vous avez raison de choisir de faire l'Infanrix Quinta (sans la valence de l'hépatite B, inutile à cet âge de la vie) et de dissocier ce vaccin du vaccin Prévenar. Sinon les réactions fébriles sont plus intenses. Ces vaccins peuvent effectivement être débutées de façon décalée, vers l'âge de 6 mois,u peu avant que votre enfant soit gardée en nourrice. A l'âge de 2 ans, par contre cela commence à faire un peu tard. Il n'y a par ailleurs pas de risques infectieux particuliers à la promener sur le bord de la Méditerranée ou la laisser mettre les pieds dans l'eau. Attention simplement aux "moustiques tigres" présent dans le sud de la France.
      Le vaccin de la coqueluche à corps entier a été remplacé par le vaccin acellulaire qui comporte moins de valences antigéniques et donne donc beaucoup moins de réactions fébriles et de pleurs post-vaccinaux. Il est par contre un peu moins immunisant à long terme.
      L'aluminium qui sert d'adjuvant à de très nombreux vaccins est présent en très petites quantités. Il est partiellement éliminé ou se fixe surtout sur l'os. Chez certains adultes prédisposés et qui ont souvent subis de nombreux vaccins, il semble pouvoir migrer et se fixer au niveau cérébral et déclencher un syndrome de fatigue chronique et de douleurs musculaires, appelé myofasciite à macrophages. Ceci ne se voit pas chez l'enfant. Pour le retour du vaccin DTPolio, aucune chiffre, si élevé soit-il, de signatures ne pourra obliger un industriel à fabriquer et commercialiser un vaccin qu'il juge inutile et non rentable. Le retour du DTPolio n'est donc surement pas pour demain...ni après-demain

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    2. Merci beaucoup pour votre réponse! Elle nous a permis de nous fixer avec mon mari. Ce matin, j'ai vu un médecin me parler de l'hépatite B et qui me disait que chez les enfants il semble qu'elle confère une immunité à vie? Concernant le Prévenar, il m'a juste parlé des otites et non des méningites, est ce que cea couvre contre certaines méningites?

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  76. En ce qui concerne la durée à vie de l'immunité conférée par le vaccin contre l'hépatite B, c'est un mythe entretenu par les partisans de cette vaccination précoce. Je viens d'écrire sur ce même blog un article sur ce sujet à cette adresse http://pediablogdlh.blogspot.fr/2016/03/vaccin-hepatite-b-quelle-protection.html#more
    En ce qui concern,e le vaccin Prévenar, les 13 valences qui ont été sélectionnées pour faire partie de ce vaccin sont celles des sérotypes responsables d'infection invasives graves (méningites, septicémies, infections pulmonaires) alors que les sérotypes responsables des infections ORL et des otites sont au contraire très peu concernés.

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    1. Encore une dernière question : quand on fait un vaccin comme le Prévenar ou l'Infanrix, l'immunité s’acquiert au bout de combien de temps? Par exemple, mon fils de 2 ans 1/2 qui a reçu une dose des deux vaccins il y a 2 ans , a-t-il acquis une certaine immunité? Je pense au ROR, car j'ai reçu enfant une dose et vers 6 ans j'ai eu une rougeole atténué... Finalement je me dis que j'ai eu du coup une "petite" rougeole grâce au vaccin mais que je l'ai quand même eu, donc je suis sensée être immunisée à vie grâce à la maladie naturelle?

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    2. Chez le nourrisson, il faut au moins deux injections des vaccins Infanrix et Prévenar pour commencer à développer une immunité post-vaccinale 3 à 4 semaines après la seconde injection. Une injection de rappel 6 à 12 mois plus tard protège plus longtemps ensuite, plusieurs années. Si votre enfant n'a reçu qu'une seule injection il y a plus de 2 années, son immunité post-vaccinale s'est évanouie.
      Le vaccin contre la rougeole ROR n'a pas une efficacité protectrice parfaite, c'est pour cette raison, qu'il est recommandé de réaliser depuis plusieurs années deux injections dans la seconde année de vie. Vous faisiez partie des "mauvaises répondeuses" à ce vaccin pour lesquelles une seule injection ne suffit pas, d'où votre maladie rougeole atténuée quelques années plus tard (qui a fait office de rappel) et une immunité définitive désormais acquise.

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  77. Bonjour et merci pour ce blog. Mon fils est gardé en nourrice avec 4 autres enfants. Il va sur ses 17 mois et je viens de lui faire faire le premier ROR. Il a eu à 2 et 4 mois le vaccin Prévenar mais pas le dernier rappel. Le pédiatre me dit que s'il ne fréquente pas la crèche, ce n'est pas utile de lui faire cette 3ème injection de rappel. Qu'en pensez vous, est-il protégé quand même avec ces 2 injections ou faut-il vraiment faire ce rappel ? Jusqu'à quel âge le risque est élevé ?

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    1. Bonjour. La présence de 4 autres enfants présents autour de lui de façon habituelle rend le risque d'infections à Pneumocoques un peu plus fréquente que s'il était gardé seul à domicile, bien que ce risque soit effectivement moins notable que chez un enfant en crèche. Le risque d'infection grave à Pneumocoques est plus marqué jusqu'à l'âge de 2 ans mais peut se voir jusqu'à l'âge d'environ 5 ans quoique plus rarement. Les deux seules premières injections ne peuvent par contre être efficaces qu'environ une année. Si les deux premières injections de vaccin Prévenar se sont bien passées, je trouve dommage de ne pas réaliser ce rappel qui l'immunisera plusieurs années.

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  78. Merci beaucoup pour votre réponse! Elle me permet de bien étayer mes recherches! Je vais bien sûr en parler à des mamans qui se posent des questions tout comme moi (en fait c'est déjà fait!). Et est ce que je peux mettre l'adresse de votre site sur mon mur facebook car je pense qu'il intéresserait d'autres mamans à qui, je trouve, on ne dit pas grand chose hormis de respecter le calendrier vaccinal?
    Merci pour votre travail, vos réponses car je me doute que votre planning dois déjà être bien rempli.

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    1. Pas de problème pour votre page Facebook. Ce blog est fait pour aider les parents et par là même leur enfants.

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  79. Merci infiniment pour ce blog qui nous permet en tant que parents de trouver les réponses à nos interrogations concernant les vaccinations... Ma petite dernière a presque 8 mois et n'est pas encore vaccinée ! J'envisage de faire le vaccin Pentavac uniquement d'ici fin avril. Pour le moment, je ne veux pas faire le Prévenar, mais j'aimerais avoir votre avis concernant son utilité dans son cas. Elle ne va pas en collectivité et nous évitons pour le moment les lieux très fréquentés. Elle est encore allaitée le soir et parfois le matin, tout dépend de ma quantité de lait. Elle a un grand frère et une grande sœur scolarisés et vaccinés selon le schéma vaccinal habituel. A-t-elle un risque d'attraper une infection à pneumocoques si elle est essentiellement avec moi à la maison? Nous partirons en vacance cet été dans un hôtel au bord de la plage en Espagne. Est-ce que le risque avec les pneumocoques serait plus grand ? Et le HIB est-t-il recommandé dans son cas? Je vais faire le vaccin le 25 avril, ensuite fin juin-début juillet le rappel, aura-t-elle assez d'anticorps avant le départ? Et j'hésite à faire le HIB, on m'a dit que si on ne mélange pas la poudre du Pentavac, on obtient un Tétravac, c'est possible? Et pour le HIB j'ai lu qu'à partir de 6 mois, 2 injections suffisent et à partir de 1 an une seule injection est suffisante.

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    1. LE HOUEZEC Dominique12 avril 2016 à 23:45

      Le vaccin Prévenar n'est effectivement pas forcément utile chez une enfant allaitée et qui est gardée à domicile car le risque d'infection grave à pneumocoques est très minime. Il n'y aura pas plus de risques en Espagne, lors de votre séjour de vacances estival, dans un hôtel ou au bord de la mer. Vous pouvez la faire vacciner avant ce départ par deux injections de vaccin DTCoqPolio+ Haemophilus contenus dans le Pentavac ou l'Infanrix Quinta (Attention cependant aux difficultés d'approvisionnement). Le vaccin contre l'Haemophilus Influenzae (HIb)est très efficace est bien toléré. Si vous ne souhaitez vraiment pas le faire, vous pouvez effectivement "transformer" un Pentavac en Tétravac si le médecin ne mélange pas le vaccin liquide contenu dans la seringue avec le vaccin HIb qui est sous forme lyophilisée, en poudre, dans un petit flacon différent. Le nombre d'injections par contre pour le vaccin HIb reste de trois. C'est pour le Prévenar que le nombre d'injections diminue avec l'âge.

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  80. Merci infiniment d'avoir répondu à mes questions. C'est bien de savoir que si je ne suis pas décidée à faire le vaccin anti Haemophilus b, je peux avoir une option sans en ne mélangeant pas la poudre du Pentavac... Dans son cas (enfant qui ne va pas en collectivité et semi-allaitée), pensez-vous que le ce vaccin soit nécessaire? Je sais que les complications peuvent être très graves (épiglottites avec risque d'asphyxie, méningites), mais est-ce que ce cette bactérie donne systématiquement des complications graves ou çela reste exceptionnel ? Faire un vaccin "inutile" pour elle ne m'enchante pas, mais prendre un risque pour sa santé non plus... Votre avis m'aiderait beaucoup à faire mon choix final. Sinon, si j'ai bien compris avec les 2 injections espacées de 2 mois, elle aura assez d'anticorps avant le départ n'est-ce pas ? C'est surtout le tétanos qui m'inquiète car elle aura presque 1 an et les risques seront plus grands! Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire et de répondre à mes questions... Excellente journée.

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    1. Votre enfant sera effectivement protégé avec les deux premières injections de vaccin DTCoqPolio et il sera ensuite nécessaire de réaliser un rappel 6 à 12 mois après. En ce qui concerne le risque de tétanos, il faut savoir que celui-ci s'attrappe à l'occasion d'une plaie très souillée qui n'aurait pas été lavée ni désinfectée et non pas pour le moindre petit "bobo".
      En ce qui concerne enfin le vaccin anti-Haemophilus, je pense réellement qu'il est très utile et bien toléré. les infections invasives graves à ce germe ne sont pas fréquentes ni systématiques, heureusement. La plupart des infections sont celles de la sphère ORL ou des infections pulmonaires. Pour le nombre d'injections, c'est jusqu'à l'âge d'un an que ce vaccin nécessite trois injections pour assurer une bonne immunité. Par contre, je n'ai pas bien fait attention à votre remarque justifiée puisqu'après cet âge une seule injection est suffisante pour assurer iune immunité du fait du développement plus performant du système immunitaire. si vous hésitez à réaliser ce vaccin actuellement, vous pourriez donc attendre quelques mois, pour être amenée à ne pratiquer que cette injection unique (vaccin commercialisé sous le nom d'Act-HiB).

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    2. Merci beaucoup pour votre réponse! J'y vois beaucoup plus clair à présent! Je ferai donc le Pentavac non reconstitué (sans HIB) à ma fille a 8 mois et ensuite un autre rappel à 10 mois... Ici en Suisse on préconise de faire un autre rappel 2 mois après la 2eme injection... Elle aura donc un an lorsque je devrai faire le dernier rappel... Je sais qu'en France vous faites différemment et attendez environ 6 mois pour faire le rappel. Pourrais-je également faire le dernier rappel à 15 ou 16 mois par exemple? Et pour le vaccin HIB que je pense faire à partir de un an (afin de ne faire qu'une seule injection), serait-ce possible de faire le Pentavac complet reconstitué lors de l'injection de la dernière dose? Le dosage de la Valence HIB contenue dans le Pentavac est la même que celle contenue dans le vaccin ACT-HIB? J'espère que je me suis bien expliquée et que ma demande est claire... Ce n'est pas facile pour nous parents de bien tout comprendre, c'est complexe les vaccinations! Merci en tout cas pour votre aide précieuse

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    3. Vous pourriez réaliser la 3ème injection, le rappel un peu plus tard que prévu par votre calendrier vaccinal officiel, c'est à dire vers 15/16 mois comme vous le suggérez. La protection immunitaire n'en sera que renforcée.
      Et, en prime vous pourrez alors utiliser le vaccin Pentavac en entier, reconstitué avec la valence anti-Haemophilus (qui est effectivement de m^me dosage que dans le vaccin anti-Haemophilus seul). Bon WE à vous.

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    4. Merci encore pour votre réponse! Je suis vraiment navrée mais j'aurais encore une autre interrogation concernent le Pentavac de ma fille. Elle devrait le faire lundi mais j'hésite à le reporter encore un peu. Je me posais la question suivante: si elle reçoit un seul vaccin avant notre départ en vacances (Espagne), est-ce qu'une immunité est déjà un peu active ou pas du tout? Si elle est en contact par exemple avec la coqueluche et qu'elle n'aurait reçu qu'une seule dose de Pentavac, risquera-t-elle tout de même de l'attraper? Ou sera-t-elle tout de même un peu immunisée? La pression familiale (mari, parents) devient très difficile mais si cela ne tenait qu'à moi, j'attendrais que ma fille ait 10 ou 11 mois pour la vacciner. Pour mon mari, c'est très important qu'elle soit vaccinée avant les vacances d'été car cela l'angoisse beaucoup de partir avec une enfant non vaccinée. Merci encore d'avoir pris le temps de me lire et pardonnez moi pour toutes ces questions...

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    5. Une seule injection de vaccin pentavalent ne protège pas efficacement contre la coqueluche. Il faut effectivement au minimum deux injections pour obtenir un taux d'anticorps suffisant. Je vous conseille donc de réaliser cette deuxième injection comme prévu avant votre départ.

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    6. Bonjour Dr Le Houézec, merci encore d'avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions de maman inquiète. J'ai RDV demain avec le Pédiatre de ma fille qui a 8 mois et demi et nous allons faire le Pentavac sans le mélange HIB. Son pédiatre a été plus ouvert à la discussion et à accepté de n'injecter que la seringue (sans la mélanger avec la poudre du HIB). Vous m'aviez expliqué que l'on aurait toujours pu faire le HIB lors de la 2ème injection (à environ 11 mois) ou voire avec la 3ème injection de Pentavac (à environ 16-18 mois). Mais selon lui, ça ne vaudra plus la peine car les infections à HIB sont plus dangereuses jusqu'à l'âge de 1 an. J'ai toujours lu que cette maladie était dangereuse jusqu'à 5 ans? Pensez-vous que ça ne vaut plus la peine de le faire ensuite? Si effectivement le risque est moindre a 1 an, je ne le ferais sûrement pas mais j'aimerai svp avoir votre point de vue. Pour rappel ma fille ne va pas en collectivité et est toujours partiellement allaitée! À partir de 1 an, le HIB provoque toujours des pneumonies ou des méningites? Merci de vos bon conseils! Bonne journée

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    7. Les infections à Haemophilus peuvent se voir à tout âge. Elles sont effectivement plus fréquentes jusqu'à l'âge de 5 ans mêmes si les infections graves (méningites, septicémie, épiglottite...) sont plus fréquentes chez le nourrisson avant l'âge d'un an.
      Après cet âge, une seule injection suffirait à assurer une protection efficace, soit au sein d'un vaccin pentavalent (Pentavac) soit de façon distincte (Act-HIB)des valences DTCoqPolio.

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    1. Ceci n'est pour l'instant qu'une idée lancée comme ballon d'essai. Sur le plan juridique, il serait impossible d'imposer les 3 vaccins DTPolio pour la population infantile ne vivant pas en collectivité et d'imposer à une autre fraction de cette population, sous le prétexte qu'elle est accueillie en crèche, une législation différente. La loi est la même pour tous, quelque soit le mode de garde d'un enfant. Si vous faites réaliser l'Infanrix Hexa, vous acceptez de faire six valences vaccinales (dont une est inutile à cet âge de la vie) au lieu d'en faire trois (DTPolio), quatre (DTCoqPolio) ou cinq (DTCoqPolio+ Haemophilus). Il n'y aucune raison d'anticiper à propos d'un projet qui est encore dans les cartons.

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  82. Bonjour et merci pour votre site.C'est dur d'avoir une information objective de spécialistes.Pour "contourner" l'Hexa, j'ai fait deux PMI et j'ai réussi à avoir un Infanrix Quinta.En revanche, je reste dubitative sur l'utilité de certains vaccins recommandés. A 10 mois, mon fils a eu une 1ère injection de Prévenar et 2 jours après il était hospitalisé avec une pneumopathie et une bronchiolite pendant 10 jours. On ne lui a pas fait de 2e injection mais chaque médecin qu'on rencontre nous fait bien culpabiliser à ce sujet. Vu les pratiques du labo GSK, je suis de plus en plus "refroidie". J'aimerais donc avoir votre avis sur les bénéfices/risques du vaccin Priorix; le recommandez-vous ? Merci par avance pour votre réponse.

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  83. Le vaccin anti-pneumococcique Prévenar réalisé à l'âge de 10 mois chez votre enfant n'était pas directement responsable de la bronchiolite apparue deux jours plus tard et ayant nécessité cette hospitalisation. Une bronchiolite est liée à un virus se développant par petites épidémies hivernales (le plus fréquent est le VRS ou virus respiratoire syncithial) chez les enfants en collectivité ou à partir du contact avec un grand enfant ou un adulte simplement enrhumé. Vous pourriez donc à présent réaliser une seconde injection pour compléter sa protection contre les infections graves à pneumocoques. Une seule injection suffirait à présent vu son âge car j'imagine qu'il doit être âgé de plus d'un an. De plus nous arrivons à une période printannière où il n'existe plus d'épidémies virales (VRS, grippe, gastro-entérites...) risquant de venir se greffer dans les suites immédiates d'un vaccin.
    En ce qui concerne le vaccin contre la rougeole, Priorix ou MMR-vax, je le conseille habituellement. Ce vaccin est très efficace car il a permis de faire diminuer de façon très importante cette infection dans les pays où il pratiqué à large échelle. La rougeole est une maldie habituellement bénigne mais qui peut qaund même se compliquer parfois d'infections pulmoanires ou d'atteintes neurologiques. Le fait de ne pas être vacciné dans une région où la majorité des enfants le sont risque de plus de faire rencontrer ce virus à l'âge adulte, période où les maladies infantiles sont volontiers plus sévères. Le vaccin est de plus bien toléré, parfois responsable d'une fièvre une semaine plus tard. Les complications plus exceptionnelles sont des baisses transitoires de plaquettes, une réaction allergique. La suspicion du déclenchement d'un autisme a été le fait d'un médecin anglais pour lequel il a été reconnu que sa publication avait été falsifiée, motivée par des retombées finacières. Ce médecin a été exclu du corps médical anglais, sa publication retirée du journal qui l'avait publiée et plusieurs études épidémiologiques dans divers pays ont démontré l'absence de lien entre l'apparition d'un autisme et la réalisation préalable d'un vaccin anti-rougeoleux.

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    1. Bonjour. Un grand merci pour le temps pris à me répondre. Je vais donc lui faire le ROR sans anxiété. En revanche, pour le Prévenar, c'est la pneumopathie et non la bronchiolite qui a alerté ma pédiatre homéopathe de l'époque. Elle me déconseillait de faire le rappel mais d'autres pédiatres me disent de le faire...dur, dur de savoir quoi faire.

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    2. Petite précision.Mon fils a 2 ans passés maintenant. Est-il toujours utile de lui faire un rappel de Prévenar? Merci.

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    3. Une seule injection de vaccin Prévenar suffirait à présent vu son âge pour un vaccin qui n'est pas inutile car les infections à pneumocoques sont encore assez fréquentes jusqu'à l'âge de 5 ans.

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  84. Bonjour. Ma fille de 11 mois a aujourd'hui reçu le 2 ème rappel de vaccin Infanrix Hexa et Prévenar 13. En faisant quelques recherches concernant les prochains vaccins prescrits (MMR et Neils), je me pose plein de questions et culpabilise d'avoir fait vacciner ma fille en faisant confiance au pédiatre. Que risque ma fille à court et long terme avec ces 3 injections de Infanrix Hexa et Prévenar 13 ? Je m'en veux et culpabilise d'avoir fait confiance naïvement ! Que pensez-vous des prochains vaccins prescrits à 14 mois ? Merci d'avance pour vos précieux conseils car il n'est vraiment pas facile de savoir quoi faire.

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  85. Votre enfant a reç les vaccins conseillés officiellement par la Direction générale de la santé et votre pédiatre a suivi fidèlement ces recommandations actuelles. S'il n'y a eu aucun symptôme alarmant après ces 3 injections vaccinales, vous n'avez rien à craindre à présent. Les complications post-vaccinales chez le nourrisson se manifestent toujours immédiatement (fièvre élevée, pleurs...) ou rapidement dans les 2/3 seamines qui suivent.
    Pour les deux autres vaccins, je pense que le vaccin contre la rougeole, oreillons et rubéole (ROR ou MMR en anglais) est très efficace et bine toléré, je conseille donc de le réaliser à partir de l'âge de 12 mois mais il peut aussi être fait quelques mois plus tard, avant l'entrée en collectivité (crèche, école materenelle) si l'on préfère. Le second vaccin que vous évoquez "Neils" doit correspondre au vaccin contre le méningocoque C (Commercialisé en France sous les noms de Neisvac, Méningitec, Menjugatekit). Je ne suis pas favorable à la généralisation de ce vaccin car les infections au sérotype C de méningocoques sont très rares en France où c'est le sérotype B qui prédomine largement. Le fait de réaliser cette vaccination à large échelle risque de plus de favoriser l'émergence des autres sérotypes de méningocoques. Il y a eu enfin des soucis un peu inquiétants qui ont été révélés l'an dernier dans la fabrication du vaccin Méningitec (résidus métalliques).

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  86. Bonjour et merci pour votre blog. Mon fils de 5 mois et demi a eu sa première injection d'Infanrix Hexa la semaine dernière. C'est un beau bébé en bonne santé, très éveillé, allaité exclusivement et de nature très joviale et très sociable. Quatre jours après le vaccin, mon fils s'est réveillé en pleurs, il semblait réellement souffrir, il n'a pas cessé de pleurer de la journée avec impossibilité de le poser. A vrai dire, même en période fébrile, bronchiolite, rhume, je ne l'avais jamais vu comme ça, il n'avait aucun tonus, réagissait peu, voire pas au stimulus ni de ma part, ni même de sa sœur qui habituellement le fait rire aux éclats ! J'avoue que j'ai ressenti une énorme angoisse, l'impression que quelque chose n'allait pas, mon bébé semblait ailleurs et le regard dans le vide, vraiment méconnaissable. Je précise qu'il n'a pas eu de fièvre et qu'il n'a pas eu le Prévenar en même temps(fait 6 semaines avant). Je suis inquiète quand à la suite car je n'ai pas vraiment l'impression d'être entendue par mon médecin. J'avais signalé que j'avais fait une grosse réaction au vaccin antitétanique il y a quelques années, mais il m'a certifié qu'il n'y avait pas de risques héréditaires. Tous mes enfants ont été vaccinés et aucun n'a jamais eu d'effet secondaires mais pour mon petit dernier je me pose des questions quant à ce soudain changement de comportement qui a disparu le lendemain.

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    1. Bonjour et merci de votre témoignage. La réaction de pleurs et de sidération de votre bébé peut être effectivement une réaction post-vaccinale, m^me en l’absence de fièvre. Une autre mère a rapporté une réaction similaire sur ce site (lire le témoignage du 18 février 2016. Il peut s'agir d'une mauvaise tolérance de la valence de la coqueluche et/ou de l'hépatite B.
      Pour la suite, je considère que le vaccin contre l'hépatite B est inutile à cet âge (contamination par voie sexuelle ou sanguine), que la durée de l'immunité à l'âge adulte, 20 à 30 ans plus tard est incertaine et qu'il existe des effets indésirables rares mais certains.
      Vous pourriez donc dissocier les injections suivantes en évitant pour l'instant la valence de l'hépatite B et de la coqueluche. Faites commander chez Sanofi-Pasteur à Lyon par un médecin un vaccin DT vax (diphtérie et tétanos) plus un vaccin Polio Imovax qui peuvent être faits séparément puis un vaccin anti-Haemophilus commercialisé sous le nom d'Act-HiB qui peut également être injecté seul un peu plus tard.
      Par ailleurs cet incident mériterait d'être signalé à la Pharmacovigilance nationale (ANSM), ce que chacun peut faire directement sur son site Internet.

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  87. Bonjour. Ma fille de 3 mois a été vaccinée seulement par l'Infanrix Quinta, sans Hépatite B. Mon médecin m'a indiqué que les cas de sclérose en plaques (SEP) ont été décelés sur des personnes vaccinées à l'adolescence et qu'il était moins risqué de vacciner avant 2 ans. Quelle préconisation vaccinale pouvez-vous donner si l'on souhaite protéger son enfant de l'Hépatite B, tout en minimisant les risques de mauvaises conséquences ?

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  88. L'inconvénient de vacciner un nourrisson contre l'hépatite B est double:
    - en dehors du cas de transmission mère-enfant à la naissance chez une mère porteuse chronique du virus, un enfant vivant dans un pays industrialisé n'a aucun risque ce contracter une infection transmise par voie sexuelle ou sanguine.
    - la durée de l'immunité conférée par une vaccination réalisée dans le jeune âge est très incertaine voire évanouie 20 ans plus tard, à l'âge où elle pourrait être utile. Pour plus de détails, lire sur ce blog l'article suivant http://pediablogdlh.blogspot.fr/2016/03/vaccin-hepatite-b-quelle-protection.html
    Le risque de déclencher une maladie démyélinisante du système nerveux (dont fait partie la SEP)est effectivement plus élevé chez l'adolescent que chez le jeune enfant. Cependant ce risque n'est pas du tout nul. Voir pour cela l'article http://pediablogdlh.blogspot.fr/p/le-vaccin-la-myeline-et-lenfant.html. Le risque à plus long terme n'est pas non plus connu.
    Si une protection contre l'hépatite B est nécessaire (préparation à une maladie sanitaire, conduites sexuelles à risques...), il est donc préférable de réaliser la vaccination lorsque cela est vraiment utile, c'est à dire vers 16/17 ans. C'est d'ailleurs ce qui est pratiqué encore dans certains pays européens (Grande Bretagne, pays scandinaves)

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  89. Bonjour, j'ai grandement besoin de votre aide pour le choix du vaccin du mon bébé. Nous sommes expatriés au Maroc où le schéma vaccinal DTpolio est à 2,3,4,18 mois et où l'hépatite B est endémique (3 doses à faire). Mon bébé a eu 3 doses d'Infanrix à 2,3,4 mois (hexa, quinta, quinta) et une dose d'Engerix B. Il a bien toléré ces vaccins. Je dois à présent faire le rappel de 18 mois de DTP + faire la 3e dose d'hépatite B manquante. Je me dirige donc, à contre coeur à la lecture de votre article, vers un vaccin hexavalent, mais la présence de l'hépatite B ici ne me laisse pas le choix. Je vois plusieurs articles de presse inquietants parler des dangers de l'Infanrix Hexa mais pas de l'Hexyon/Hexaxim ou du Pentaxim/Pentavac. L'Hexacim/Heyon me fait peur compte tenu de la courte carrière de son prédécesseur, donc je l'exclue. Le Pentavac/Pentaxim ne me rassure pas vraiment car lorsque je regarde ses composants, je vois plus de substances inquiétantes que dans l'Infanrix Héxa (formol, glutaraldehyde, streptomycine, trométamol). Mais je n'ai pas toutes les données en main... Ma question est donc la suivante: me recommandez vous de faire Infanrix hexa ou bien Pentavac + Engerix B pour ce rappel de 18 mois? Merci infiniment pour votre aide

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  90. Bonjour et merci de votre message. Je ne comprends pas très bien ce que vous dites lorsque vous motivez la vaccination contre l'hépatite B de votre enfant par le fait de la fréquence plus grande de cette infection au Maroc qu'en France et que cette incidence plus élevée "ne vous laisse pas le choix". L'hépatite B est un infection qui se contracte par voie sanguine et sexuelle. Elle est plus fréquente dans les pays où le nombre de femmes porteuse chroniques du virus risquent de le transmettre à leur nouveau-né et lorsque les conditions d'hygiène sont défectueuses (plaies suintantes, traditions de scarification rituelles, de circoncisions ou d'excisions douteuses...). Si votre enfant vit dans des conditions d'hygiène correctes et qu'aucun de vous deux, ses parents, n'etes porteurs du virus, le risque de contracter cette infection dans l'enfance, que ce soit à la crèche ou à l"école plus tard est nul. Ce virus ne se transmet pa par la salive comme on a voulu le faire croire pour faire peur. Donc pour moi, ce rappel contre l'hépatite B ne se justifie pas, même si deux injections ont déjà été réalisées. Je ne lui ferai qu'un DTCoqPolio+Haemophilus, Pentavac (les produits que vous citez sont des conservateurs et je ne vois pas de Streptomycine, qui est un antibiotique, dans la composition du vaccin commercialisé en France).

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    1. Les analyses réalisées par l'ANSM remontent à juillet 2016 et ne concernaient que le Méningitec.
      Plus récemment, le 5 mai 2017, le Conseil national de recherche d'Italie a publié une étude qui concerne plusieurs vaccins contaminés par des nanoparticules toxiques, dont le Prévenar.
      Je vous joins le lien: http://www.psychostrategy.net/conseil-national-de-recherche-d-italie-decouvre-que-les-vaccins-sont-contamines-par-des-nanoparticules-toxiques
      Etant donné cette nouvelle étude récente, je me demandais si le vaccin Prévenar était malgré tout recommandé. Qu'en pensez-vous?

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  92. C'est toujours le même laboratoire italien qui révèle ces découvertes qui ne sont ensuite confirmées par personne d'autre parceque les doses relevées sont infimes et pourraient être retrouvées dans d'autres produits sans rapport avec les vaccins. Lisez cete article pour plus de détails http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/07/19/les-vaccins-sont-ils-contamines-par-des-nanoparticules-toxiques_5162626_4355770.html

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    2. D'une manière générale, il n'ya aucun intêret à associer deux vaccins le même jour lorsque cela est posible. On cumule les effets indésirable (fièvre, pleurs surtout). Une semaine me parait être un délai raisonnable pour "digérer" le premier vaccin. Une augmentation des anticorps apparait assez vite après une vaccination, surtout pour l'Infanrix puisque c'est le second. On considère qu'un taux protecteur est acqui entre 8 et 10 jours après une injection. Commencez par le Neisvac puisque pour les valences de l'Infanrix, il y a déjà eu une injection et donc des anticorps qui remontront plus vite.

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  93. Vous pourriez programmer le second Infanrix 8 jours avant votre départ. Pas d'inquiétude, tout se passera bien pour ce voyage...car je vous sens un peu tendu...

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    1. Je vous remercie. En effet, je me fais du soucis, c'est tout une organisation avec un bébé. Surtout que les délais sont courts pour les vaccins, sachant qu'il faudrait que l'on parte avant la fin du mois d'août. Notre bébé a eu sa 1ère injection d'Infanrix le 15 juin, il me semble qu'il faut qu'on attende le 16 août pour faire sa seconde injection. Sachant que le Neisvac est recommandé à 5 mois et que mon bébé aura 5 mois le 13 août, est-il possible de le faire avant? Je suis désolée de vous embêter avec toutes ces questions

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  94. Il est possible de programmer le Neisvac vers le 5/6 aout car il n'est pas obligatoire que votre bébé ait ses 5 mois révolus. Puis le second Infanrix vers le 16/17 aout. Et puis profitez bien de ces vacances qui doivent être une détente et un plaisir...

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    1. Etant donné que Prévenar a été fait le 24 juillet, je pense que je ferai Neisvac le 4 août et Infanrix le 16, comme ça le délai entre chaque vaccin sera d'environ 10 jours. Je vous remercie en tout cas pour tous vos conseils et pour avoir pris le temps et vous souhaite de bonnes vacances si vous ne les avez pas encore prises

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    2. Je reviens de nouveau vers vous car par rapport au travail de mon mari, nous allons peut-être partir au Maroc le 20 août. Or si nous faisons la 2ème injection d'Infanrix le 16 août, il n'y aura un délai que de 4 jours avant notre départ au lieu des 8 jours recommandés. Est-ce risqué? A moins que nous puissions avancer le vaccin sachant que la 1ère injection était faite le 15 juin? Merci encore pour votre attention

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  95. Faites le deuxième Infanrix le 13 ou 14 aout, sachant que la première injection a été réalsée le 15 juin, cela fait quasiment 2 mois et il y a dèjà un taux d'anticorps encore persistant après cette première dose qui vont remonter plus rapidement.

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  96. Leah SAINTE-MARIE28 juillet 2017 à 23:32

    Mes jumelles ont reçu Infantrix hexa et Prévenar à 2 et 4 mois. Elles n'ont pas eu de problème notables mais je croyais a l'époque ces vaccins obligatoires. Mon frère est autiste Asperger et j'ai un TDAH. J'ai commencé à vraiment me méfier du bénéfice/risque de vacciner contre des maladies très peu mortelles et morbides quand j'ai lu que le vaccin ROR était mis en cause dans certaines études concernant l'autisme. Je suis sensée faire un rappel de vaccin hexavalent et le ROR en décembre prochain. Mes filles ne sont plus allaitées depuis leur deux mois, elles vont en crèche et iront à la piscine en septembre. Pouvez-vous me conseiller sur ce qui serait le mieux selon vous ?
    Par ailleurs, j'ai omis de préciser que je suis amenée à voyager au moins une fois par an avec les petites au Portugal, que mes grands parents paternels étaient originaires d'Europe de l'est. Mais je n'y vais jamais et il n'y a eu aucun cas de tuberculose dans ma famille. Dois-je vacciner mes filles avec le BCG ?

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  97. Si vous ne souhaitez pas faire le rappel de vaccin contre l'hépatite B qui n'a rien d'obligatoire (actuellement), vous pouvez demander de vous faire prescrire un Infanrix Quinta ou un Pentavac (vaccins DTCoqPolio et Haemophilus). Ce rappel se fait au moins 6 mois après la deuxième injection. Le rappel de Préveanr sera également à faire mais on n'est pas du tout obligé de le faire le même jour. Je conseille de réaliser ces deux vaccins de façon séparée d'au moins un mois pour éviter les réactions fébriles importantes plus fréquentes en cas d'association le même jour.
    Pour le vaccin ROR, les premières publications anglaises qui évoquaient la possibilité d'un lien avec l'apparition d'un autisme associé à des troubles digestifs n'ont jamais été confirmées ensuite par plusieurs études épidémiologiques réalisées à travers le monde. Je conseille donc de le réaliser mais en attendant également au moins un mois après le dernioer vaccin précédent.
    Le vaccin BCG contre la tuberculose n'a aucun interet pour vos enfants s'il n'y a pas eu de cas de tuberculose récente dans l'entourage proche de vos filles. Le Portugal n'est pas non plus un pays où il y aurait plus de cas de tuberculose qu'en métropole.

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  98. Bonjour, ma fille de deux ans et demi n'est vaccinée qu'avec le vaccin DTCoqPolio. Nous vivons en Corse, à la campagne. Elle est à la crèche depuis qu'elle a 6 mois. A Noël, nous partons voir ma famille autour de Bordeaux mais toujours à la campagne. Est-ce nécessaire selon vous de la faire vacciner par le vaccin ROR d'ici là où d'ici son entrée à l'école ? Je vous remercie par avance de vos réponses toujours pertinentes et objectives. La PMI m'ayant quasi obligé à faire le ROR en m'affirmant que c'était obligatoire pour entrer en collectivité !

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  99. Le vaccin contre rougeole, oreillons et rubéole est recommandé mais n'est absolumant pas obligatoire pour entrere en collectivité.Seuls les vaccins DTPolio le sont. Ceci pourra changer dans quelques mois, mai pour l'instant ce n'est pas le cas.
    Je recommande réaliser ce vaccin, sans qu'il ya ait cependant d'urgence car il n'existe pas actuellement de gros foyers épidémiques de rougeole (en particulier dans la région bordelaise où vous vous rendrez). Ce vaccin est efficace et bien toléré. Si il n'est pas fait, le risque est de contracter une rougeole, maladie très contagieuse plus tard, à l'age adulte voire une rubéole durant une grossesse, source de malformations. Donc à faire mais sans urgence absolue.

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  100. Merci de votre réponse. Le ror nécessite un rappel ou pas ?

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    1. Le vaccin contre la rougeole-oreillons-rubéole ROR ne nécessite pas ce que l'on appelle un rappel. Le problème de ce vaccin est qu'il n'est pas efficace chez 5 à 10% des enfants qui le reçoivent. Donc par mesure de prudence, les autorités sanitaires préfèrente conseiller une seconde injection (de rattrapage plutot qu'un rappel) en espérant que celui-ci permettra aux non-répondeurs de la première injection d'être immunisés, ce qui n'est pas forcément le cas. Ceci fait donc que 90 à 95% des enfants qui ont répondu à la première injection le reçoivent pour rien. Le vaccin de la rubéole par contre ne nécessite qu'une seule injection car plus systématiquement efficace d'emblée.
      Donc une seule injection peut suffire dans une large majorité de cas. Si l'on veut absolument être protégé, une seconde injection est possible avec un intervalle qui peut être de quelques mois à quelques années si voous préférez attendre que votre enfant soit plus âgée.

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  101. Encore une fois merci. Dans ce cas là on peut très bien faire une recherche d'anticorps avant la puberté, plutôt qu'une deuxième injection potentiellement inutile ?

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  102. Oui, c'est une très bonne idée. Je ne suis pas sur que cet examen soit cependant pris en charge par l'assurance maladie (Il l'est pour le dosage des anticorps anti-tétaniques et polio mais pas pour la diphtérie)

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  103. Merci. Le coût m'importe peu dans ce cas là. C'est donc ce que je ferais pour les enfants.
    Merci de votre objectivité, qualité rare dans votre milieu

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    1. Bonjour et merci de vos questions judicieuses qui m'ont poussé à écrire une mise au point sur la situation actuelle en matière de rougeole (premier article du blog actuellement)
      Si vous voulez me remercier, faites connaitre ce blog aux ami(e)s ou proches qui ont des enfants.

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  104. Un grand merci pour votre site! J'appréhendais beaucoup de faire vacciner ma fille pour ses deux mois avec l'Infanrix et le Prévenar et en lisant vos réponses j'ai décidé de décaler le Prévenar pour ses 3 mois... Je voulais cependant savoir à partir de quand elle serait immunisée contre la coqueluche? Est-ce que la 1ère vaccination la protège un peu ou faut-il attendre qu'elle ait fait tous ses rappels? Merci par avance.

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  105. Bonsoir. La protection contre la coqueluche nécessite d'avoir eu au moins les deux premières injections. En attendant, il faut absolument éviter que votre enfant soit en contact direct avec un enfant ou un adulte qui présente une toux importante et qui se prolonge. C'est le signe essentiel de cette maladie qui se contracte par les secrétions nasales et de la gorge lors de quintes de toux.

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  106. Bonjour, tout d'abord merci pour toutes ces informations précises et claires concernant la vaccination de nos enfants. Ma fille se fera vacciner le mois prochain pour ses deux mois. Comme beaucoup de parents, je ne comprends pas vraiment l'intérêt de la vaccination contre l'hépatite B chez le nourrisson connaissant les modes de transmission de cette pathologie. Après discussion avec ma pédiatre à ce sujet, cette dernière m'a prescrit le vaccin Pentavac tout en m'informant que si la vaccination contre l'hépatite B devient obligatoire en 2018 pour l'entrée en collectivité, je serais obligée de la rattraper avec un vaccin monovalent actuellement en rupture de stock d'après ses propos. Je précise que ma fille entrera en crèche à partir de décembre 2017. Dans ce cas est il plus judicieux de faire quand même l'Infanrix hexa si par la suite nous serons tout de même obligés de vacciner notre enfant contre l'hépatite B ce qui fera un vaccin de plus contenant aluminium et autres adjuvants. Je pense que personne à l'heure actuelle ne sait comment cette loi sera appliquée mais si elle n'entrait pas en vigueur je ne me poserais pas la question, je ne la vaccinerais tout simplement pas contre l'hépatite B. En tant que professionnel confronté à cette problématique, j'aimerais votre avis. Merci

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    1. Bonjour et merci de cette question intéressante, en lien avec l'actualité. Je pense que vous avez raison d'avoir choisi de réaliserr un vaccin pentavalent san l'hépatite B, totalement inutile à cet âge de la vie. L'obligation vaccinale, si elle est votée, ne deviendra effective que courant 2018. Or c'est lors de l'entrée en crèche que les vaccinations seront exigées. Une fois votre enfant admise, il me paraitrait pervers d'appliquer une loi de façon rétroactive pour l'absence d'une seule valence vaccinale et expulser votre enfant pour ce seul motif. Ce d'autant, que l'absence de cette vaccination contre l'hépatite B ne menace en rien les autres enfants de cette collectivité puisque comme vous le dites bien la contamination de cette infection est uniquement sexuelle ou sanguine.
      Si jamais on vous obligeait malgré tout à effectuer ce vaccin, il est possible de s'en procurer (Engérix B 10 ou HBvax Pro 5 µg). Même s'il y a des tensions d'approvisionnement transitoires, ce n'est pas sur les deux vaccins à la fois.
      En ce qui concerne l'apport d'adjuvant aluminique supplémentaire, ceci n'est pas automatiquement nuisible. En effet les expériences animales réalisées par l'équipe de Créteil (Ghérardi) ont montré que de petites doses étaient plus susceptibles de transiter dans l'organisme de la souris que des doses plus fortes. Ce n'est pas içi la dose qui fait le poison semble-t-il. Donc ceci ne me parait pas être un argument suffisant pour inclure d'emblée cette valence.

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  107. Je suis maman d'un petit garçon de 4 mois 1/2. Il a reçu à 2 mois les vaccins Hexyon et Prévenar. Je ne m'étais pas posé de questions avant de lire qu'il y avait l'hépatite B contenu dans l'Hexyon. Comme vous, je n'en vois pas l'intérêt. J'ai donc demandé au pédiatre un vaccin sans. Il m'a prescrit le Pentavac qui est introuvable. Je peux par contre obtenir l'Infarix Quinta. Est-ce que c'est la même chose ? Le pharmacien m'a parlé d'une quantité d'aluminium moindre dans le Pentavac. Sachant que je souhaite suivre vos conseils et dissocier les 2 vaccins et qu'il démarre la nounou début octobre (elle a 3 autres enfants dont 2 scolarisés). De fait je suis perdue et très inquiète. Mon fils est-il protégé grâce aux injections reçues à 2 mois ? Par quel vaccin commencer, le rappel du Prévenar ou celui de l'Infanrix Quinta? Combien de temps dois je attendre entre ces 2 vaccins, 1 semaine, 2 semaines ? Enfin le pédiatre m'a aussi dit qu'il fallait que mon enfant se fasse vacciné par le Neivsac. Qu'en pensez vous et quand le faire ?

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  108. Le vaccin Pentavac et Infanrix Quinta sont quasiment similaires et la différence de quantité est minime. On peut donc utiliser l'un ou l'autre sans discernement. L'écart entre le vaccin DTCoqPolio+Haemophilus (Infanrix Quinta) et le vaccin anti-pneumococcique (Prévenar) doit être au moins de deux semaines. Commencez par l'Infanrix Quinta qui protège contre 5 maladies et le vaccin Prévenar ensuite. Une protection efficace apparait environ deux semaine après la seconde injection de vaccin.
    Ence qui concerne le vaccin contre le ménongocoque C (Neisvac), je ne recommande pas de le faire, car d'après les chiffres annuels de méningites liées à ce germe, leur nombre reste similaire depuis son introduction, témoignant de son manque d'efficacité actuellement démontrée. De plus cela fait deux injections supplémentaires (5/6 mois puis 12 mois) avec des apports parallèles d'aluminium.

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  109. J'aurais une question à vous poser. Ayant moi-même développé une SEP diagnostiquée en avril 2005, alors que j'allais sur mes 25 ans, j'avais été vaccinée contre l'hépatite B en 1995, et suis, depuis l'annonce de ma pathologie réticente avec les vaccins.
    Aussi, ma fille née le 05/11/2016, n'a pas été vaccinée exactement comme cela m'avait été indiqué par les médecins. Voici ce qu'il en est en tout et pour tout:
    Infanrix Quinta le 03/02/2017
    Infanrix Quinta le 06/04/2017
    Prévenar 13 le 07/08/2017
    J'ai rendez-vous chez la pédiatre lundi prochain (09/10/2017) qui m'a prescrit simultanément Infanrix Quinta et Prévenar pour faire les injections en même temps, une dans chaque cuisse! Mais je n'arrive pas à accepter l'idée. Déjà que pour la première injection de Prévenar la petite a fait une fièvre de presque 39°C alors que la pédiatre m'avait assurée que ce vaccin serait sans aucun effet secondaire...
    Alors voilà, lundi je souhaite aller à ce rendez-vous, mais avec un seul vaccin. Lequel emporter? Quels arguments puis-je donner à la pédiatre pour ma "défense" car elle ne comprendra pas mon geste ? Et quelle date attendre pour faire l'autre vaccin (éventuellement chez mon généraliste) ?
    D'avance merci pour votre réponse qui me sauvera !

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    1. Votre enfant est protégée avec les 2 injections d'Infanrix Quinta contre les infections corrrespondant aux valence contenues dans ce vaccin. Ilo n'y a donc pas d'urgence à faire le rappel qui peut se faire entre 6 et 12 mois après la seconde injection.
      Vous pouvez donc n'amener que le Prévenar car une seule injection n'est pas suffisante pour développer une immunité contre les infections à Pneumocoques.L'argument à mettre en avant, pour ne pas faire les 2 vaccins le même jour, est la réaction fébrile observée à la première injection qui risque d'être nettement majorée en combinant les deux vaccins (ceci est d'ailleurs reconnu et signalé par le laboratoire dans ses effets indésirables).

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  110. Je reviens une nouvelle fois vers vous car j'ai des interrogations ! Ma fille de 13 mois a reçu une 1ère dose d'Infanrix Quinta en mai 2017 et la 2ème en juillet 2017, puis 1 dose de Prévenar le 18 octobre dernier (je ne souhaitais pas le faire mais vu son profil : asthme du nourrisson (traité et en bonne voie de guérison) gardée en crèche,sur les conseils de mon médecin j'ai finalement décidé de le faire). Ma question est donc la suivante : à quel moment la 2ème injection de Prévenar doit_elle être faite ? Est-ce vraiment utile de faire une seconde injection ? Je vois une naturopathe qui m'a fortement conseillé de ne pas faire de vaccin pendant la période hivernale (système immunitaire déjà fortement sollicité avec les maux de l'hiver...) Qu'en pensez-vous ? Par ailleurs, concernant le ROR puis-je attendre "les beaux jours" où mieux vaut-il ne pas attendre et le faire dans les mois à venir (la naturopathe trouve qu'il est inutile de le faire...)? Enfin si je comprends bien, d'après votre commentaire du 6 Octobre dernier je peux attendre le début d'année prochaine pour procéder au rappel avec l'Infanrix Quinta, voire le Printemps ? Je trouve que ça fait beaucoup tous ces vaccins et je suis toujours un peu perdue face aux choix à faire...ou à ne pas faire ! Une dernière question et j'arrête là, votre position sur la vaccination par Neisvac contre la méningite est toujours la même ? Mon médecin m'a prescrit "Menjugate"... mais je ne suis vraiment pas décidée à le faire... Je vous remercie du temps que vous prendrez à me lire, je vous remercie également pour ce blog...

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    1. - En ce qui concerne le vaccin Prévenar, une seule dose ne suffit pas à cet âge pour apporter une protection suffisante. Il serait donc dommage d'en rester là puisque vous avez débuté cette vaccination. Mais comme la première injection a été réalisée vers 12 mois, entre 1 et 2 ans, deux doses espacées d'environ 2 mois suffisent (contre trois doses avant un an). La seconde doses serait donc à faire après le 18 décembre.
      - Pour le rappel du vaccin Infanrix Quinta, celui_ci peut être réalisé entre 6 et 12 mois après la seconde injection, soit à partir de janvier 2018 jusqu'à juillet 2018
      - Les vaccins Neisvac, Ménigitec et Menjugate sont trois vaccins identiques contre le Méningocoque de type C. Je ne conseille pas de faire l'un plus que l'autre car le nombre de méningite à ce sérotype de Méningocoques est très faible en France. Deplus depuis la recommandation de réaliser ce vaccin chez tous les nourrissons, on observe aucune baisse de fréquence de ce sérotype. Donc efficacité douteuse.
      Merci de vos commentaires positifs

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    2. Merci pour votre précision, dans ce cas j'attendrai le printemps... et pour la seconde injection du Prévenar, y a-t-il un intérêt à attendre la fin de la période hivernale ou vaut-il mieux que je respecte le délai des 2 mois et donc le faire dès la mi-décembre ? Ma crainte est de fatiguer son système immunitaire, nous sommes au début de l'hiver et ma fille a déjà eu une otite la semaine passée et actuellement se fatigue avec une bronchiolite...

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    3. L'intervalle idéal, pour assurer une protection rapide et efficace par le vaccin Prévenar est de 2 à 3 mois, donc je vous conseille de la programmer entre mi-décembre et mi-janvier, au moins une semaine après la guérison de sa bronchioloite actuelle.

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  111. Merci beaucoup pour vos réponses ! Et concernant le ROR, il y a-t-il "urgence" à le faire ?

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  112. Non pas d'urgence. On conseille de faire ce vaccin dans le calendrier officiel à partir de 1 an, ceci par habitude et facilité de fixer une date anniversaire pratique à retenir pour les parents. En l'absence d'épidémie notable, ce vaccin peut très bien être fait à 2 ans (âge où il prend d'ailleurs beaucoup mieux).

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  113. Bonjour Docteur, concernant Pentavac et Prévenar 13, que pensez-vous :
    1) des patchs anesthésiants à appliquer avant les vaccins (efficacité, risque d'allergie ?)
    2) du mode d'injection (intramusculaire à privilégier ?)
    Un grand merci

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    1. Je pense que les patchs anesthésiants sont peu efficaces car ils agissent en superficie, ce qui empêche la douleur lors de l'entrée dans la peau de l'aiguille du vaccin mais bien sur pas la douleur liée à l'injection en IM profonde. Je pense que le meilleur anesthésiant chez le nourrisson sont les bras de sa mère, de lui parler, de le faire têter le sein ou un petit biberon au moment du vaccin. De plus, il peut effectivement exister des allergies locales avec ces patchs.
      Pour l'injection vaccinale, l'efficacité des vaccins est plus importante en IM profonde qu'en sous-cutané. De plus s'il y une réaction locale, elle est plus rapide à disparaitre en IM profonde.

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  114. Merci Dr LE HOUEZEC pour votre article et vos nombreuses réponses aux parents désemparés. Je vais suivre vos conseils pour la vaccination de mon bébé âgé de deux mois et communique sur votre blog auprès de mon entourage!

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    1. Je vous remercie de vos commentaires positifs et encourageants. Comme votre bébé est né avant le 1er janvier 2018, il ne sera pas soumis à la loi sur l'obligation vaccinale et vous aurez le choix sans que l'on puisse vous importuner.

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